Confinement à Varennes Vauzelles

Plusieurs sœurs se sont inquiétées pour nous deux, Thérésine et moi. Même la mairie et 2 personnes de notre HLM ont téléphoné pour savoir si nous avions besoin de quelque chose. C’est ainsi que les rôles sont inversés ! Bien sûr, nous les avons tout de suite rassurées. Nous sommes deux et avons une voiture.

Pour nous, ce temps passe très vite. D’abord, il y a eu la semaine Sainte, les offices  retransmis à partir de la Maison du diocèse où 7 personnes étaient confinées ensemble dont l’évêque et 2 séminaristes. Nous prenons davantage de temps pour prier, lire, nettoyer, ranger, classer, coudre… et surtout téléphoner.

Grâce à la technique moderne, nous avons écouté le message pascal de Kiko, le fondateur du Chemin Néo-catéchuménal, à 118 foyers à la fois. Nous pouvions nous voir et même à la fin, nous interpeller pour se souhaiter de joyeuses fêtes de Pâques.

Deux semaines de suite, le mercredi, nous avons prié les vêpres à 6, toujours par zoom. La semaine dernière, Thérésine et moi, avons préparé la prière avec Hedwige à distance et le jour venu, mardi dernier, nous étions 14 à y participer. Le thème était : le désert.

Plus que jamais, nous apprécions la TV et l’ordinateur pour participer au chapelet et à la messe, le dimanche  dans le studio du Jour du Seigneur et les autres jours à la grotte de Lourdes. Nous avons à l’église un ciboire d’hosties presque plein mais par solidarité, nous ne communions pas sacramentellement.

En outre, avec l’accord du prêtre administrateur qui n’habite pas sur place, nous avons pris l’initiative d’ouvrir l’église paroissiale qui est toujours fermée habituellement 1h par jour pendant 5 jours. La permanence est assurée par 5 personnes dont nous deux. Nous avons essayé de la rendre un peu plus chaleureuse : affichage de belles images avec des paroles fortes, cierge allumé, fleurs… et bien sûr le Saint Sacrement y est présent.

Un constat : dans la rue, jamais les gens n’ont été aussi abordables que depuis le confinement.

                                                                                                            Chantal Lebouteiller

 

Date : 26 avril 2020

Une petite rentrée à l’école Notre Dame de Majunga

La terminale et les troisièmes sont de nouveau à l’école depuis mercredi dernier. Tout le monde y était sauf quelques-uns. Le premier jour, chacun parait « timide ». Comme ils étaient seuls au monde dans cette grande cour de l’école Notre-Dame. C’était assez amusant de les voir. Ils n’osaient pas encore crier ou bavarder comme d’habitude.

Nous avons mis à leur disposition des kits qui venaient du ministère de l’éducation : les caches-bouches (masques), les désinfectants pour nettoyer les salles de classes, les savons pour laver les mains. Pour l’école, nous avons mis quatre fontaines d’eau devant le portail, deux thermomètres pour vérifier leur température. Chacun a son tour pour le nettoyage.

Après le lavage des mains et le prélèvement de la température, nous leur avons donné encore quelques directives avant de commencer les cours.

Ils seront 25 seulement dans une salle de classe. Chacun a deux masques lavables. Enfin, ils aiment bien les mettre. Nous n’avons pas eu de problèmes pour la distribution dans des salles. Par contre, les professeurs sont obligés de dresser un autre emploi du temps car les jeunes n’étudient que le matin et ce, pour plusieurs salles de classes.

Nous attendons impatiemment les septièmes années lundi prochain. Nous n’avons pas eu encore leurs masques. En tout cas, tout le monde est prêt pour la « petite rentrée ». Il n’y aura pas de changement pour les dates des examens a annoncé la ministre.

Sr Carole S

Date : 26 avril 2020

Pâques 2020

Avez-vous vu celui que l’on appelle le covid-19 ?
Quelqu’un a-t-il pu mettre la main sur lui ?
Il paraît qu’il s’agit d’un virus, des chercheurs affirment l’avoir identifié .
Certains ont même été touchés par lui sans savoir où ils l’avaient rencontré .
*******************
Il y a deux mille ans, des femmes aussi ont cherché Celui qu’elles avaient rencontré .
Désespérées devant le tombeau vide, elles ont cru les paroles du jardinier .
Elles ont même osé proclamer qu’Il était vivant, ressuscité .
Pourquoi croire à une réalité sans avoir vu et entendu ?
******************
Si aujourd’hui nous croyons en la parole des chercheurs,
à l’expérience de ceux qui ont été percutés dans leur chair,
en ce virus qui peut donner la mort,
Pourquoi refuser de croire en ceux qui ont témoigné ?
en celles et ceux dont la vie a éte bouleversée par la rencontre ?
En Celui qui veut donner sa Paix et sa Joie ?
Laissons l’Esprit de Celui qui a donné sa vie pour nous,
nous rejoindre au plus profond de nous-même,
et nous enseigner le chemin du service et de l’ Amour !
Joyeuses fêtes Pascales ! Christ est Ressuscité ! Alléluia !

Monique Rousseau, Laïque Associée des soeurs des Sacrés Coeurs

Date : 22 avril 2020

Un bonjour fraternel de Montsalvy…

En ce dimanche de la Miséricorde, nous venons vous rejoindre. Nous sommes  dans le «confinement»  comme  vous toutes, tous. Comment le vivons-nous ? Notre vie est toute ordinaire, comme par le passé. Le temps des visites supprimées est rempli par les lectures, la prière, le repos…  relecture d’un livre sur le P. Monnereau.

Nous varions nos activités, au cours de la semaine : cuisine, tricot, ménage, couture, bricolage ….

Grâce à la chaîne KTO,  Thérèse commence sa journée par la messe du Pape à 7h . J’attends celle de Lourdes, à 10h.

Nous avons apprécié les programmes très riches spirituellement de la Semaine Sainte qui nous ont aidées à prier et à vivre en communion, en Église, avec vous tous, avec nos paroisses…  et le monde.

Nous remercions nos responsables des Conseils général et provincial de leur attention, de leur soutien téléphonique… de l’envoi des homélies, des informations…

Nous correspondons, par téléphone, avec les personnes que nous visitions, celles avec lesquelles nous sommes plus engagées , celles qui vivent un deuil, la solitude… Nous avons aussi la joie de recevoir des appels des différentes zones de la paroisse et nous entendons : «Comment allez-vous ? Avez-vous besoin ?»

Notre curé nous appelle presque chaque jour, pour prendre des nouvelles et rester en lien avec nous… Il nous informe des décisions diocésaines, des décès, … Il envoie son homélie du dimanche par internet, avec possibilité de la diffuser largement, …  même au loin.

Pour rester en forme et prendre l’air (1h par jour ), Thérèse va au jardin… Aujourd’hui, elle se réjouit : il pleut ! Je m’occupe autrement en confectionnant des masques pour quelques personnes.

Nous pensons aussi aux résidents de la maison de retraite qui avaient notre visite chaque semaine. Pour Pâques, Thérèse a envoyé un message à celles et ceux qu’elle contactait régulièrement et moi, j’ai  réalisé une carte  pour tout le personnel… et les 102 résidents.

Les catéchistes nous contactent également. Elles sont restées en lien avec les enfants du KT, par l’envoi des évangiles des dimanches de carême, de Pâques, en leur proposant des activités ludiques… Elles m’ont demandé des idées, ce que je pensais sur le choix des textes, des dessins… (j’ai donné ce que je possédais). Elles m’ont envoyé, par internet, tout ce qu’elles ont transmis aux enfants. Je me sens impliquée, avec elles, dans ce service de catéchèse. (Elles me donnent une place)

Durant ce temps de confinement, Thérèse n’a pas eu la possibilité de se déplacer pour participer aux obsèques de son frère Bernard, à Maché. Nous confions au Seigneur toutes les familles qui vivent un deuil, en ce moment.

Nous vous sommes unies, chaque jour, par la prière… en particulier à l’office des Laudes et des Vêpres .

Vivons dans la joie de Pâques : «Le CHRIST est Ressuscité »

                                                  Soeurs Andrée et Thérèse, Communauté de Montsalvy (France)

Date : 20 avril 2020

LA JOIE D’AMBOROVY…

Nous sommes très heureuses de partager avec vous, vous qui regardez le site des sœurs des Sacrés-Cœurs Cette bonne nouvelle que le riz que nous avons planté au mois de janvier est bon à récolter !

Nous profitons ce moment de confinement où nous ne pouvons pas accueillir des personnes à la maison d’accueil pour couper le riz.

Nous pouvons dire que la récolte est bonne, grâce à Dieu et à la pluie qu’il a donnée cette année. Les jeunes universitaires qui nous ont aidées au repiquage ne peuvent pas venir partager la joie de la récolte. Un ouvrier logeant dans l’enceinte d’Amborovy peut continuer son travail et c’est lui qui est là avec nous. (photo)

Nous avons de la chance d’avoir cette récolte, nous avons un peu de riz pour quelques mois. Actuellement, à cause du confinement, il y a des familles qui souffrent du manque de beaucoup de choses. Nous avons espéré le déconfinement mais on est encore reparti à rester à la maison jusqu’à nouvel ordre. Samedi dernier, il y a eu encore 3 nouveaux cas.

Pour le moment on ne parle pas de cas de contamination à Mahajanga mais nous faisons attention. Notre grande cour est fermée au public. Nous avons de l’espace pour nous mettre à l’aise.

La communauté de Notre-Dame du Bon accueil à Amborovy

Date : 20 avril 2020

Confinement, confinement…

Ce mot répété souvent,
n’a rien d’encourageant,
et ne va guère avec soulagement.

Ici ,au Parc, nous le vivons comment ?
Pas toujours facilement
mais chacune indépendamment
et le soleil aidant
fait des efforts surprenants.
Reste dans sa chambre bien sagement,
se promène de temps en temps,
dans un parc qui se pare du printemps,
lit le journal quotidiennement
prie devant le Saint Sacrement,
pendant une heure journellement,
et ceci depuis le début du confinement.

La séparation demandée instamment,
autant que possible, est accomplie respectueusement.
Les rencontres se font gentiment,
avec discrétion et joyeusement.

A table ne sommes que 3 seulement
et les conversations se font moins bruyamment,
un ange passe souvent
le silence se fait automatiquement.

Pour les offices : la technique aidant
nous les suivons à la TV en regardant
mais aussi, à notre manière, en participant…
la Semaine Sainte se passe sereinement
les offices, autrefois, préparés avec énervement
cette année se vivent calmement.
RCF – KTO – YOUTUBE nous aident au recueillement.

Voilà, en partageant,
quelques morceaux de vie donnés spontanément.

Les sœurs de la Communauté de la Porte du Parc (Coutances)

Date : 18 avril 2020

Le confinement au Congo : une grande école !

Avec joie, je viens vous souhaiter de Joyeuses Fêtes de Pâques et vous partager quelques nouvelles de chez nous.

[…]

En cette dure et pénible période de confinement, le Seigneur nous donne une nouvelle mission d’expérimenter d’être confinés avec Lui, pour que sa puissance nous aide à traverser ce désert avec Lui, comme nous l’avons fait durant tout le carême et mette des barrières contre le Covid 19.

[…]

Concernant la pandémie du Covid 19, c’est depuis le 19 mars que la fermeture des écoles a été imposée dans tout le pays. La vie commençait à ralentir et plus de messes dans les églises. Le 27 mars, le Président de la République annonçait le confinement et l’arrêt total de différentes activités. Du 20 au 28 mars, nous allions prier chez les prêtres dans leur chapelle. Il n’y avait pas d’autres fidèles. Vu la gravité de la pandémie, nous avons décidé de rester chez nous et de suivre les messes par KTO.

Sr. Be Thérèse, Sr. Aude et moi, faisons face à cette réalité. Nous étions en communauté avec une jeune aspirante qui, comme c’était les congés de Pâques et que le confinement s’imposait, a demandé d’aller en famille pendant cette période. De temps en temps, nous échangeons des nouvelles. Elle va bien.

Pour nous, la vie fait son chemin. Nous avons fait quelques réserves alimentaires dans la maison. Jeudi dernier, je suis sortie pour quelques achats dans le quartier et aller au commissariat demander une autorisation de sortie en voiture en cas de besoin. J’espère la récupérer mardi prochain. Je me suis fabriqué une bavette (masque) moi-même. Puis, Sr. Be Thérèse en a fabriqué aussi quelques-unes.

Nous fermons notre portail pour éviter que les gens viennent nous voir. Sauf en cas de besoin. Sinon, toutes les communications se font par téléphone ou message.

Dans le pays, selon les informations en lien avec le Coronavirus, on parle de 640 dépistages. Il y a 70 cas positifs, dont 8 personnes guéries et 5 décès.

Le gouvernement a pris certaines mesures concernant le confinement : pas de marchés à l’exception de l’alimentaire. Ils sont ouverts les lundi, mercredi et vendredi, de 6 h à 14 h. Les autres jours, les sorties sont contrôlées par les agents de sécurité. Et il n’y a pas non plus de circulation dans tout le pays pendant ces jours. A cela s’ajoute un couvre-feu toutes les nuits de 20 h à 5 h du matin.

Le confinement est une grande école à faire, à vivre. Le Congolais est une personne qui vit en groupe, en famille élargie, qui est en mouvement, qui sort pour aller chercher la vie. Il y a beaucoup de gens qui font de petits métiers, de petits commerces pour faire vivre la famille. Le confinement va conduire à beaucoup de conséquences : des personnes vont vivre dans l’insécurité alimentaire, la hausse des prix des denrées alimentaire sur le marché, des tensions dans plusieurs ménages à cause de l’absence de revenus pour faire face aux besoins familiaux, l’oisiveté va susciter des violences familiales, la baisse des activités économiques, l’augmentation du chômage sous toutes les formes, … En somme, les unes et les autres conséquences peuvent être semblables dans nos pays.

Maintenant, il fait très chaud. Soit disant, la chaleur empêche la propagation rapide du virus. Si cela est vrai, que Dieu nous protège. Et d’ici mi-mai, la saison sèche va commencer et il fera moins chaud. Nous craignons le pire…

Au cœur de tous ces tourments, grande est notre foi en Jésus-Christ : « Notre Pâques a été immolée : c’est le Christ ! Rassasions-nous dans la joie au festin du Seigneur ! » (Antienne de l’acclamation)

Que la puissance de la Résurrection de notre Seigneur nous sauve de tout mal, de tout danger, de tout fléau, comme cette pandémie du Covid 19.

De tout cœur,

Sr Edith Mavoula

(Communauté de Makélékélé – Brazzaville  au Congo)- Avril 2020

Date : 17 avril 2020

Confinement ? Des avantages aussi

Cela fait trois semaines que nous sommes confinés  à Majunga.  Jusqu’à maintenant, nous n’avons aucun cas de coronavirus et les gens essaient de respecter les barrières sanitaires. C’était un défi pour tout le monde au début mais au fil du jour, plusieurs attitudes changent.

Les fêtes pascales sont bien passées. Les églises et les temples sont fermés. Nous avons des messes transmises à la Télé locale. C’est une bonne initiative avec la Radio du diocèse et une Radio- Télé locale R.T.N. Sur le plan national, il y avait aussi des cultes et des messes transmises à la télé par les 4 églises membres de la F.F.K.M. (union des églises chrétiennes à Madagascar : Catholique, Calviniste, Luthérien et Anglican). Les sectes et l’islam aussi ont pris leurs places. Des sœurs ont eu l’opportunité d’avoir des messes présidées par des prêtres dans leurs chapelles ou leurs églises. Ici à Madagascar, la plupart de nos maisons ont été construites tout près de l’église ou du presbytère donc ils sont souvent ensemble. Des précautions ont été prises : masques et distanciation.

Les plages sont vides et il y a des agents de sécurité partout. A part quelques malins, les gens respectent les ordres. Des masques de toutes couleurs surgissent. Notre gardien et sa famille en fabriquent 100 par jour. Nous en avons distribué pour les instits et les amis.

La vie continue comme d’habitude à Mahajanga. Les gens se lèvent tôt pour travailler pour ceux qui le peuvent. Il y en a de moins en moins quand même. Le nombre de est voiture réduit actuellement. Nous pouvons dire que nous respirons de l’air frais depuis le confinement. Le climat change. Il fait moins chaud. C’est agréable.

Nous avons eu une réunion à la DIDEC (Direction de l’Enseignement Catholique) avant-hier. C’était un bon moment pour le partage et le soutien de l’école. La plupart des professeurs fait quelque chose pour les élèves : devoirs à faire à la maison, résumés de leçon pour travailler à la rentrée etc. Il y a pas mal de chose aussi à la Télé pour les enfants. L’Ecole Notre-Dame a déjà donné des résumés de leçon pour les 7ème.

Ce que j’admire pendant ce confinement, c’est que tout le monde renoue à la nature et au sport : jardinage, nettoyage, arrosage, etc. Le nombre de personnes pratiquant le sport augmente.

Souvent, je  fais les courses  au marché ou ailleurs. Avec les agents de sécurité et de nettoyage, les marchés sont de plus en plus propres et attirants. Ils  ont mis des fontaines d’eau et du savon. Les étales sont alignés. Les marchandises sont emballées ou bien conservées, grâce au confinement ou au coronavirus.

De temps en temps, des parents d’élèves viennent  demander des nouvelles.  Ils disent que leurs enfants ont la nostalgie de leur école. C’est vrai,  nous aussi, leur bruit nous manque.

A la maison, nous prenons le temps d’occuper les heures de la journée. Finis les grands rythmes. Nous avons la messe le matin à 5h45 à la radio. Comme notre ciboire est encore plein, nous prenons le corps du Christ chaque matin. Chacune a le temps suffisant  pour prier. Le partage à table ou ailleurs est un moment favorable. La solidarité règne un peu partout. Nous faisons la cuisine à tour de rôle car la cuisinière aussi est confinée. Nous en profitons pour goûter le talent de chacune. Oui, il y a des avantages aussi au confinement.

                                                                          Carole, une sœur des Sacrés-Cœurs à Madagascar

Date : 16 avril 2020

Quelques échos de Pâques au Congo

Vu le contexte propre au diocèse et ce que nous écrivai déjà Sr Victorine, voici un écho de sr Odile à Kinkala où leur chapelle a été un temps « cathédrale »…
Nous avons eu de magnifiques célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques.

Notre chapelle est devenue la cathédrale de Kinkala.
Concélebration avec 11 prêtres et soeurs, séminaristes, postulantes, novice soit en tout 30 personnes.
Avec solennité et chants en langues accompagnés du tamtam.

Date : 15 avril 2020

Christ est vraiment ressuscité… malgré tout !

Si le coronavirus et le confinement ont bouleversé en profondeur notre vie, notre travail, nos habitudes et nos sociétés, ils n’ont pas arrêté la fraternité, la solidarité ni même la créativité. On peut saluer les nombreuses initiatives mises en place pour aider les aînés, soutenir les soignants, maintenir les liens dans les quartiers ou les paroisses, produire des masques, partager des œuvres musicales… Chacun dans son domaine fait preuve d’adaptation et d’inventivité : c’est remarquable !

Cela me fait penser à la résurrection : parce que Jésus ressuscité surgit après avoir vécu la passion et être descendu aux enfers, parce qu’il apparaît aux femmes alors qu’il fait encore nuit dehors et au-dedans d’elles-mêmes, parce qu’il apporte une lumière et une espérance nouvelles au creux de la souffrance et du non-sens. Oui, c’est bien le sens de Pâques : non pas une joie naïve, mais une joie profonde, éprouvée, habitée par la certitude que le mal et la mort n’ont pas le dernier mot.

C’est le message que Marie-Madeleine qui a rencontré Jésus ressuscité est chargée d’annoncer aux disciples. Et c’est le message que nous sommes chargés d’annoncer aujourd’hui encore, dans le contexte actuel : par notre persévérance dans le confinement, par notre attention aux autres, par des moments de partage nouveaux, par notre prière. Depuis le début de la pandémie, la prière aussi s’est renouvelée, intensifiée, élargie aux dimensions universelles… apportant paix, confiance et soutien de manière personnelle et communautaire.

Comme tous les médias, la radio RCF Vendée a adapté son programme aux réalités du moment et propose la prière des laudes et des vêpres animées par différentes personnes du diocèse. Cette semaine pascale, la communauté de La Louisiane à La Roche sur Yon partage sa prière des vêpres à 19h12 sur RCF. Nous sommes heureuses de rejoindre par les ondes nos frères et sœurs croyants et de pouvoir chanter ensemble, malgré tout, la joie de la résurrection car « Christ est vraiment ressuscité ! ».

Sr Anne-Lise

Date : 14 avril 2020