Un intercommunautaire en vacances !

Nous  étions 15, toutes jeunes depuis déjà bien longtemps. Arrivées à la Solitude tout début juillet, nous venions des quatre coins de la Vendée : Mormaison rue Jean XXIII, l’Epiardière, les Brouzils et diverses communautés.

Quelle joie de pouvoir passer quelques jours ensemble en respirant l’air marin. Joie également des retrouvailles après bien des années d’éloignement mais aussi de plus amples connaissances, joie de la détente, de promenades, de jeux partagés selon les possibilités des unes et des autres, sans oublier prière et repas familial.

Il y a eu aussi les joies offertes par les lieux et l’activité humaine : côte rocheuse, mer et plage, sans oublier le port et toute l’activité qui s’y rattache : bateaux qui partent parfois hissant leurs voiles ou simples bateaux de pêche.

Il y a aussi tous ceux qui travaillent pour le bonheur des autres : hôteliers, commerçants, artisans, personnel d’entretien très tôt ou très tard au travail. A eux notre souvenir et notre sincère merci.

Merci tout spécialement à la communauté qui nous a accueillies et aux sœurs bénévoles venant leur prêter mains fortes. Elles nous ont permis de vivre ces jours de joie et de paix fraternelle. A chacune notre sincère merci.

Une vacancière du mois de juillet.

Je suis une « petite soeur de Mormaison »

La fête du bicentenaire de notre Congrégation est terminée.

Que reste-t-il dans mon coeur de 86 ans ? …

Un immense bonheur !

Cet arbre de 200 ans reste vert et vigoureux. Il porte des fruits merveilleux là où l’on n’y croyait pas.

Cela me redonne une certaine jeunesse. Des soeurs m’ont montré le chemin et, après moi, d’autres le continueront, d’une autre façon sans doute.

A 11 ans, je connaissais seulement le nom de Dieu, mais pas l’amour infini de son coeur. C’est Soeur Adèle, par sa façon de vivre, qui m’a fait découvrir sa tendresse infinie. Et c’est sûrement par elle que je suis devenue Soeur des Sacrés Coeurs.

Cette année, j’ai vraiment davantage pris conscience de la vie de notre Congrégation avec ses forces et ses limites. Cela m’a stimulée dans ma vie intérieure et mes relations fraternelles.

J’ai admiré la foi et l’audace de nos jeunes Soeurs. Je les remercie de tout coeur. Elles m’ont entraînée dans leur tourbillon de vie et de foi en l’avenir (comédie musicale). Avec joie, elles m’ont offert la joie de retrouver la vraie source de joie.

Oui, je suis une « petite soeur de Mormaison », heureuse et je remercie le Seigneur pour tout ce qu’Il a fait de beau et de bon dans le coeur de chacun : enfants, jeunes, familles et personnes âgées.

Merci à nos responsables et aux jeunes soeurs.

Sr Paulette Benoit

Quatre jours en chemin…

Quatre jours en chemin… à Bourgenay.
Quatre jours en chemin… avec les sœurs de Mormaison et Brigitte.
Quatre jours en chemin… avec Abraham, Jean-Baptiste, Marie, et en Eglise.
Que de joies partagées sur ces quatre journées !

L’occasion de prier, de chanter, de danser autour du feu de la Saint Jean, de découvrir la terre, de gestuer la Parole, de se détendre, de méditer, de s’entraider, de rire… Et l’occasion de belles rencontres ! Nous venions de Vendée ou de plus loin, nous venions pour une journée, deux, trois ou quatre, nous venions  marcher.
Il n’y a pas de chemin tout tracé, le chemin se fait en marchant.

Je suis venue marcher.
Marcher en silence…
Marcher et écouter. Ecouter le bruit de mes pas, écouter la nature, écouter aussi ce qui se déplace en moi, à la lumière des textes proposés, écouter ce que le Christ me dit.

Marcher ensemble…
Marcher et ajuster mon pas au tien, parce que tu vas plus vite ou bien parce que tu as besoin d’un rythme plus lent. Marcher ensemble, guidés par le GPS de l’Esprit.

Marcher…
Simplement un pas après l’autre.

Ralentir, pour se donner l’occasion de vivre pleinement chaque pas, chaque instant.

Après avoir pris le temps de vivre amicalement avec moi-même, avoir respiré et repris haleine, je rentre rechargée. Je rentre motivée pour continuer ce chemin, « sereinement présente à chaque réalité, aussi petite soit-elle » (Pape François. Laudato Si).

Je t’invite, à ton tour, à prendre le temps d’une pause… sur ton chemin.

Marie-Emmanuelle

Lorsque nous nous sommes retrouvées en file indienne, en silence, sur le petit sentier qui longeait la mer, j’ai compris ce qui m’était  donné de vivre.

Et en respirant à pleins poumons l’air iodé de cet environnement marin et le parfum des œillets  maritimes qui recouvraient la dune, j’ai accueilli la beauté de la création.

Je fixai les yeux sur la mer regardant sans me lasser le soleil qui dansait sur les vagues. Toute mon enfance m’est revenue, souvenirs de mes parents qui avaient su me faire goûter la beauté de ce lieu.

A la première étape, assise à l’écart, j’ai médité avec les textes qui m’avaient été remis… J’ai remercié le Dieu Créateur pour tant de beauté et de bonheur.

Anita

Une semaine de vacances à Bourgenay

Bourgenay est un très beau site, tout près de l’océan . Ce nom évoque une grande propriété : « La Solitude », avec une chapelle et un  « château » qui ont toute une histoire, un lieu de pèlerinage à Notre-Dame et une maison de repos pour les sœurs des Sacrés-Coeurs ou d’autres congrégations, et aussi pour des amis laïcs. L’ensemble est situé dans un parc avec des arbres où se cachent des écureuils, au bord d’un lac d’où viennent des canards, parfois un ragondin… ; sur l’autre rive du lac, le village « Pierres et Vacances » très animé en été…..

La semaine du 10 au 17 juin, aussitôt la fête de la clôture de l’année jubilaire du bicentenaire de la congrégation, a été particulièrement mouvementée. Ont été hébergés par la communauté des sœurs, pour un séjour de trois à dix jours : six associés ou amis (dont un prêtre) « dominicains » : venant de République Dominicaine et parlant espagnol ; deux canadiennes du Québec, avec leur accent typique ; une dame vendéenne et sa sœur religieuse en communauté à Etampes ; deux lycéennes de la Roche s/Yon venues faire des révisions de bac, accompagnées par une animatrice, puis visitées par deux responsables de l’aumônerie ; cinq sœurs des Sacrés-Coeurs de différentes communautés.

Tout ce monde-là se retrouvait aux repas, festifs parfois, se prolongeant souvent, avec des conversations sur des sujets très variés, échanges riches avec éclats de voix ou de rire !Le tout se terminait par un minimum de participation au rangement de la salle à manger. Il y avait aussi dans l’enclos des allées et venues ponctuelles : des visites de la chapelle, un concert donné par une chorale locale, une eucharistie en espagnol, et une autre avec comme concélébrant un archevêque émérite, des participants à la prière des sœurs, des visites reçues, des touristes qui passent… Entre temps, les vacancières organisaient leur séjour selon les goûts et les possibilités de chacune, seules ou en groupes : repos, prière, promenades à pied ou en voiture, lecture, jeux de société, télévision….

Dimanche 17 juin, jour de départ pour un certain nombre, celles qui avaient la chance de rester ont participé à la messe inter-paroissiale à Jard ; l’église était pleine. Puis le repas a été pris en commun avec les sœurs de la communauté qui sont très accueillantes et auront besoin de vacances, elles aussi.

Le lendemain commencera une autre semaine, riche de nouvelles rencontres, de nouvelles surprises, avec l’arrivée de sœurs de la  «  Providence de la Pommeraye ». Si vous en avez la possibilité , n’hésitez pas à venir en vacances, vous aussi, à « La Solitude de Bourgenay » ; vous ne le regretterez pas !

 

Sr Marie-Thérèse Gantier

 

Fête du Bicentenaire en Vendée (10 juin 2018)

« Je suis dans la joie, une joie immense…[1] » ce refrain qui ponctuait les animations du matin exprime parfaitement ce qui habitait mon cœur tout au long de cette belle journée de clôture du bicentenaire… et maintenant encore !

J’ai été très touchée par la présence des sœurs et associés des différents pays, par leur témoignage et les photos qui nous permettaient de découvrir chaque réalité. J’ai ainsi mieux perçu le « corps congrégation » riche de toutes nos cultures. C’était donc normal que notre louange éclate lors de la célébration pour rendre grâce au Seigneur des merveilles qu’il a fait pour nous depuis 200 ans ! Quelle joie d’être rassemblés en Eglise diocésaine et universelle, sœurs, associés, familles, amis, prêtres ; tous appelés et envoyés pour témoigner de la bonne nouvelle du Christ.

Pour moi, ce fut une chance de coordonner cette année jubilaire, de travailler avec l’équipe de pilotage, Comédie Musicamp et bien d’autres au service de projets signifiants. Joie de voir les initiatives locales organisées par les sœurs et toutes les rencontres qui ont ainsi été vécues. Le bicentenaire nous a permis de faire mémoire de notre histoire et nous a donné de l’élan pour poursuivre la route dans l’espérance… comme le disait le chant final de la célébration : « Allez, Dieu vous envoie, vous êtes dans le monde les membres d’un seul corps[2] ».

Sr Anne-Lise Jamin

1 : chant de Glorious

2 : chant de la communauté du Chemin Neuf


« Un an et demi d’aventure pour retracer 200 ans de vie

Voilà la réflexion portée depuis septembre 2016 par l’équipe de pilotage du bicentenaire des Sœurs de Mormaison. Conviée à y participer, j’ai rapidement accepté et en fut enchantée. Le premier jour, on m’a demandé comment j’avais connu la congrégation, comment je la voyais, comment je la qualifierais… Vivant dans une commune où les Sœurs sont présentes et étant entre autres partie à plusieurs pèlerinages diocésains à Lourdes avec notamment Sœur Marie-Paule, je côtoie la congrégation depuis longtemps.

Du haut de mes 21 ans, les Sœurs m’avaient appelée pour mettre un grain de jeunesse dans l’équipe…mais en avaient-elles besoin ? Lorsque je les vois, elles me paraissent plus dynamiques que moi ! Infatigables, pleines d’énergie, toujours souriantes, avec l’envie de bien faire et de rassembler tout le monde, elles sont époustouflantes !

Ma présence, malgré qu’elle soit irrégulière, m’a permise de rencontrer de nouvelles personnes, que ce soient des Sœurs, des associés à la congrégation et au-delà. Elle m’a aussi permise d’en apprendre davantage sur la congrégation et ses actions. Ce furen t de belles rencontres et l’occasion de souder un peu plus toutes nos relations autour de la congrégation.

Le 10 juin dernier lors de la fête de clôture du bicentenaire, étaient présentes des Sœurs de tous les pays où la congrégation est. Par les témoignages et l’ambiance, nous avons appris la culture de chaque pays et je dirai qu’il ne nous reste plus qu’à aller les découvrir par nous-mêmes !

Un grand merci aux Sœurs pour leur dynamisme et leur joie de vivre communicante ! »

Séverine Enfrein

Fête du Bicentenaire à Paris

Dimanche 6 mai, la paroisse du Saint Esprit à Paris (12e) a célébré le bicentenaire des sœurs des Sacrés Cœurs. Prêtres et fidèles étaient heureux d’entourer les sœurs pour la messe et le repas partagé. Une occasion de marquer aussi les 10 ans de présence de la communauté dans ce quartier.

 

La journée était placée sous le signe de la joie et de la fraternité. Plusieurs étudiants de la Formation des Formateurs Religieux qui se préparent à devenir maîtres et maîtresses de novices dans leur institut étaient présents. Ils répondaient à l’invitation de Sr Eurelice, originaire de République Dominicaine, qui suit cette formation depuis septembre dernier.

L’après-midi s’est poursuivi en musique grâce à l’association « Une pierre pour Madagascar » qui organisait un concert « familial » mettant en avant de jeunes talents français et malgaches. Les fonds récoltés seront envoyés à l’école de Fianarantsoa pour aider à la scolarisation des élèves.

Témoignage de Marylise et Patrick Gauchot Berroy, association « Une pierre pour Madagascar » Paris 12e

Lorsque nous avons préparé la journée du 6 mai en action de grâces avec les sœurs des Sacrés Cœurs, nous ne pensions pas que cela allait être un si grand moment de partage. « Une pierre pour Madagascar » a regroupé des bénévoles qui voulaient donner aux sœurs les moyens de pouvoir avancer dans un projet concernant des enfants pauvres du bout du monde. Tous remplis de l’amour de Dieu nous avons chanté avec notre cœur en français, anglais, espagnol, roumain, malgache… Les différentes ventes de gâteaux ont mobilisé une chaîne de solidarité nous réjouissant tous d’une joie fraternelle.