A la communauté d’Androva (Madagascar)

La communauté d’Androva est formée des sœurs qui travaillent dans le milieu social à Madagascar. Comme elle se situe tout près de l’Hôpital, des malades viennent côtoyer les sœurs. Sœur Francia s’occupe de ces malades qui n’ont pas de moyens pour se soigner. Il y en a qui ont besoin d’opération chirurgicale, d’autres ont besoin d’argent pour acheter des  médicaments, d’autres encore ont besoin d’être visités ou de recevoir la communion. Des Associés de la Congrégation l’aident à distribuer du lait. Certains reçoivent aussi la Communion.

Sœur Nizla, en plus de ses études en médecine, s’occupe des jeunes en difficultés pour payer leurs études. Avec Sœur Ravaka, elles travaillent avec une association qui paie les frais de scolarité de ces étudiants en médecine ou en paramédical.

Sœur Zita  est assistante sociale. Elle est tout le temps avec les jeunes en liberté surveillée. Elle aide ces jeunes à réapprendre à vivre, à prendre en main leur vie, à aider leurs familles à accepter leurs enfants pour qu’ils ne recommencent plus la prison. Cela fait deux ans qu’ils viennent à l’école Notre-Dame, au début de l’année pour apprendre, pour  continuer leurs études qui étaient suspendues lors de leurs peines en prison. Zita travaille avec une association qui accueille des jeunes en  bénévolat. Ils donnent des cours à ces jeunes délinquants. Ils cherchent des moyens pour les sortir de la délinquance et leur redonner une nouvelle vie. Souvent, ils jouent, ils prient, ils font de la détente, organisent des sorties avec eux à Notre-Dame, à la plage, au parc naturel d’Ankarafantsika ou ailleurs. Chaque communauté a sa spécificité. Chacune est unique mais interdépendante.

Voilà un exemple  de nos missions à Madagascar. Ici (photo) : les jeunes en liberté surveillée prient avec la communauté des sœurs Ainées dans leur chapelle à Amborovy :

  Sœur Carole, Madagascar 

Un visiteur du soir à la Maison mère – France

Le repas de midi s’achève ce vendredi 14 janvier. Madame Thomas nous informe alors que, le soir même, nous aurions un convive de plus à notre table. La voix de notre assistante de communauté témoigne déjà de l’importance du personnage. Bonne nouvelle, il s’agit de Mgr Jacolin, dont la visite inattendue était aussi … attendue. Sœur Marie-Jeanne Sauvêtre, responsable de la Maison mère, sera également présente.

Notre Évêque arrive donc pour le dîner, à l’issue duquel il prend la parole pendant un petit quart d’heure. Un temps bien serré pour un tour d’horizon sur quelques réalités de notre diocèse : diminution du nombre de prêtres et des communautés religieuses, groupes de jeunes – filles et garçons – engagés dans une réflexion sur leur propre avenir vocationnel, séminaristes au nombre de quinze, organisation des paroisses … Et réponse à notre interrogation : « Quand aurons-nous un aumônier ? » « La question est à l’étude », répond Mgr Jacolain.

Brève rencontre certes, mais belle occasion de renforcer notre sentiment d’appartenance à ce diocèse que nous aimons. Un encouragement aussi à vivre dans l’humilité et la confiance, à prier comme nous l’a fortement demandé l’Évêque.

La soirée se prolonge pour Mgr Jacolin au Centre spirituel Pierre Monnereau avec les paroissiens du doyenné de Montaigu, invités à une réflexion sur la question ultrasensible des abus dans l’Église.

Sr Marie G

Concert masqué… – France

… par la Chorale des Trois Clochers : Mormaison, St Sulpice le Verdon et St André Treize Voies

« Chanter, c’est prier deux fois ». À condition que les paroles soient déjà des prières. C’est peut-être audacieux de dire cela, mais cette citation de St Augustin pourrait bien convenir à ce concert du 12 janvier à la Maison mère. Car de l’auditoire et de la chorale, dont sept sœurs de la congrégation font partie, se dégageait une atmosphère de joie, de sérénité, de bien-être où la fraternité y trouvait largement son compte.

Il est bien difficile d’imaginer un monde sans musique, sans chants, y compris ceux des milliers d’oiseaux qui, de plus, n’auront jamais de masques pour filtrer leurs mélodies séduisantes.

Chantons donc ensemble de tout notre cœur. Nous nous élèverons ensemble, corps et âmes, dans un univers joyeux qui fait grandir.

Bravo à la Chorale des Trois Clochers !

Sr Marie G

Quand nos coeurs se laissent toucher par les situations du monde !

L’actualité ne manque pas de situations dramatiques mais souvent nous nous sentons plus attentifs.ves à certaines situations que vivent nos soeurs, nos ami.e.s ou connaissances dans différents pays du monde.

Voici quelques échos qui peuvent nourrir notre prière d’intercession et de supplication  :

Haïti

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« C’est vraiment compliqué à Port au Prince avec les bandits. On ne peut que rester à la maison… On prie. Mais  on ne peut pas sortir pour rejoindre les personnes. Le peu que l’on peut faire, on le fait… On garde espoir ! »

Sr M, Sr de la Charité de St Hyacinthe (Pétionville – Haïti)

République Démocratique du Congo

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« Pour le moment je suis là où il n’y a pas d’ internet depuis le 6 novembre 2021. Depuis le 28 novembre jusqu’au 1er janvier 2022 ,je vis ma vie « d’urgentologue » dans un village situé à 90km de Basankusu. Je vis là où les hommes d’un autre village sont venus brûler les maisons du village Djombo. Il y a eu 2 personnes tuées et une brûlée dans une maison. C’est grâce à ma formation à l’IFHIM que j’ai le courage de rester dans ce village pour aider les personnes.  »

Sr M B.  soeur de Ste Thérèse de Basankusu (RDC)

Madagascar 

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Différents accidents en décembre dernier

Il y a eu des accidents ici à Madagascar, spécialement à Soanierana-Ivongo, sur la côte-Est de Madagascar et  à Tsiroanomandidy, dans le haut-plateau de Madagascar, peu avant la fête de Noël.  A Soanierana, 85 corps ont été récupérés lors du drame qui est survenu au bateau FRANCIA, trop chargé. C’est toujours les gens pauvres qui sont victimes de la négligence des autres. Ils étaient 135 personnes dans ce bateau,  qui ne fait que transporter des marchandises normalement. Le commandant, qui est le propriétaire du bateau s’est sauvé depuis le drame jusqu’à maintenant.

Les victimes sont pour la plupart, des gens qui venaient de gagner de l’argent en récoltant des girofles, non loin de Soanierana-Ivongo. Des responsables de l’Etat qui venaient les aider ont eu aussi un accident : leur hélicoptère est tombé dans la mer.

Le 24 décembre, à Soanierana-Ivongo même, une partie du village a brûlé. Nos sœurs ont eu très peur, car le feu n’était pas loin de leur maison mais elles sont sauves. Le jour même, à Tsiroanomandidy, dans le haut-plateau de Madagascar, La foudre est tombée et a tué et blessé des enfants et adultes. Des célébrations ont été faites dans tout Madagascar, lors de la fête des Saints Innocents, pour commémorer leurs âmes, le 28 décembre 2021 dernier.

Sr Carole N., sscc (Madagascar)

Liban, un pays en crise (Vous pouvez télécharger l’article sur le Liban en entier en cliquant ici.)

Ci dessous, vous trouverez un extrait…

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Pandémie et accès aux soins

Le premier cas de Covid-19 a été détecté au Liban en Février 2019. Depuis, plus de 820’000 personnes ont été contaminées et 9’300 sont décédées. La pandémie a mis en lumière des déficiences majeures au sein du système de santé libanais. 85% des hôpitaux et établissements de santé sont privés, et 80% du budget de la santé est attribué à ces institutions privées. Le système public est donc laissé à l’abandon et n’est pas en mesure de répondre aux besoins actuels, faute de matériel et de personnel et avec des capacités d’accueil très limitées.

De plus, dans ce contexte économique tendu, la plupart des foyers n’ont plus les moyens d’accéder aux soins de santé. Depuis Novembre dernier, les médicaments pour les maladies chroniques ne sont plus que partiellement subventionnés par le gouvernement, entraînant une flambée des prix. Par exemple, le prix de l’insuline a augmenté de 432% entre Octobre 2021 et janvier 2022. Un simple test PCR coûte aujourd’hui 250’000 LBP soit plus du tiers du salaire minimum. Même les personnes les plus aisées peinent à obtenir les traitements dont elles ont besoin car l’inflation a entraîné une sévère pénurie de médicaments, ce qui laisse craindre, à très court terme, une surmortalité.

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L’explosion du port de Beyrouth

Enfin, on ne peut discuter du contexte libanais actuel sans mentionner la terrible explosion du 4 août 2020 qui a dévasté Beyrouth, et fait plus de 200 victimes et 6500 blessés. Des dommages structurels importants ont laissé environ 300 000 personnes sans domicile et de nombreux établissements de santé inopérants durant des mois. Les conséquences sociales et sanitaires de cet accident sont dramatiques. D’après l’Unicef, un demi-million d’enfants ont été affectés directement ou indirectement par la catastrophe. Qui plus est, l’explosion est venue réveiller la mémoire traumatique des libanais et des réfugiés, qui ont vécu les horreurs de la guerre.  »

Sister S. B. S, Provinciale des Srs du Bon Pasteur   (Liban-Syrie)


Que ces nouvelles ne nous accablent pas mais fécondent nos prières !

Et si prochainement, nous recevions des perles d’ESPERANCE, que vous voyez autour de vous, de beaux gestes de vos voisins, d’enfants, de jeunes, de vos proches tout autour de vous !!! Et si nous inversions pour la prochaine newsletter, une lettre de BONNES nouvelles, du quotidien…

Et si nous invitions la « Petite fille ESPERANCE » de Charles Peguy qui sait  traverser notre monde et si nous la mettions en valeur par nos écrits… 

Quelques lignes suffisent !  A vos plumes !

Sr Anne V.

Rencontre intercommunautés – France

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Dimanche 9 janvier, les 3 communautés du Sud-Vendée se sont retrouvées à la Ste Famille à Fontenay pour une rencontre conviviale. Nous étions 14 sœurs . Chaque communauté avait apporté un plat. Pas de menu écrit , chacune ignorant ce qu’apportait l’autre… mais surprise : un magnifique cadre, fabriqué par une artiste du groupe,  avait le menu inscrit , entre autres : « confiance » ; « partage de la joie » ! Le ton était donné ! Tout était délicieux ! Les échanges se sont prolongés, de l’historique de l’Union Chrétienne à la situation de nos communautés aujourd’hui, dans nos paroisses…. Tout a bien changé ! Nous sommes (presque) indispensables… et pourtant il faudra bien lâcher des choses, quitter les lieux peut-être… Mais il y a l’Esprit-Saint.

L’après-midi déjà bien avancé s’est continué par des jeux, ou du repos, ou la visite des sœurs de la Maison de Retraite… Le chant des Vêpres du Baptême du Seigneur, à la chapelle, avec 2 habitués de ces Vêpres du dimanche, s’est fait action de grâces. Merci  au Seigneur et à nous toutes !

Une participante

Nouvelle année à Madagascar

La crèche de la communauté de Notre-Dame -Mahajanga

La fête de Noël et la fête de fin d’année se sont bien passées, mais au moment où j’écris, une note du ministère de l’Education Nationale  a été  lu dans les médias, en disant que les vacances vont être prolongées de dix jours,  car la pandémie est toujours là. Ils ont parlé d’Antananarivo, la capitale, au début, mais ce matin, la note serait pour toutes les écoles à Madagascar. Pourtant, nous venons de rentrer en classe…

La pluie revient en force surtout dans les hauts plateaux. Voilà le dérèglement climatique, très peu de précipitations pendant un moment  et puis, très abondante après.

Nous espérons encore la paix et la bonne santé pour tout le monde.

                                                           Sœur Carole, sœur des Sacrés-Cœurs (Madagascar)

 

D’une année à l’autre … France

Ton regard a changé de direction, focalisé encore sur le chemin à tracer avec les Associés à la Congrégation en 2008, il s’est fait de plus en plus intérieur et ouvert à  la rencontre du Bien Aimé à qui tu avais associé ta vie pour la remettre entièrement entre les mains du Père.

Tu as suivi de près Andrée Loué avec qui tu avais partagé un certain nombre de responsabilités au Conseil Général, dans la formation des jeunes, à Saint Jo comme enseignantes et aussi la formation des jeunes religieuses.

Merci Solange, d’abord pour ta simplicité joyeuse, ton écoute bienveillante qui cherchait toujours à sauver le plus possible la proposition de l’autre,

Merci pour ton union aux Cœurs de Jésus et de Marie, pour tout ce que tu nous as transmis du Père Monnereau, pour nous avoir insérées dans une histoire, celle de la Congrégation, celle de la vie religieuse et de nous avoir entraînées à les aimer. Tu étais ouverte au travail avec les autres Congrégations : que de travail inter congrégations, dans l’Ouest, entre familles du Cœur de Jésus, hommes et femmes.

Pour ton travail à l’Enseignement Catholique je citerai Marie Hélène Gavrel « En tant qu’ancienne de la Direction de l’Enseignement catholique de Vendée, je salue son engagement auprès du réseau, sa participation active et sage aux réunions du CODIEC »

Merci d’avoir passé le témoin, « tu avais à cœur », c’était ton expression, que chacune puisse développer ses potentialités, sa créativité et tu t’es dépensée pour que notre trésor soit partagé à d’autres chrétiens, tu voyais large.

Merci d’avoir aimé Marie et l’Eglise comme on aime Marie… Sans doute puisais-tu dans l’amour de Marie à la fois l’humilité pour accepter de disparaître et la largeur de vue formée aux horizons de son Fils, aux horizons de la croix. Tu aimais l’Eglise diocésaine et tu la respectais…

Merci pour ta sensibilité, elle t’a donné bien des migraines et la larme à l’œil. Mais elle ne t’a pas empêché de vivre, si elle ta couchée 1000 fois, tu t’es relevée 1001 fois pour avancer encore.

Mais cette dernière fois, tu ne t’es pas relevée ou plutôt tu as dû faire un bond, heureuse de laisser ce « foutu » fauteuil… je te vois légère et pleine d’élan vers Celui qui t’attend, tu as escaladé plus que le Puy Violent, le plus haut sommet montagnard sur lequel nous avions réussi à t’entraîner.

Merci Solange, au revoir

De là – haut aidez-nous à ne pas avoir la mémoire courte.

Sr Eliane Morin

40ème Anniversaire de la paroisse Antanimalandy – Madagascar

L’Eglise du Saint Esprit à Antanimalandy, lors de son quarantième anniversaire, le 28 novembre 2021 dernier.

Cette église  a été fondée en 1981, grâce au travail et à la présence des Sœurs des Sacrés-Cœurs. En 1975, les Sœurs, animées par Sœur Elisabeth MARCHAND et son équipe sont arrivées à Antanimalandy, dans  la communauté du postulat  aujourd’hui, pour aider les femmes des travailleurs de l’usine SO.TE.MA. (Société Textile de Mahajanga). Cette usine comptait 5000 salariés, rien que des hommes. Ils venaient  des quatre coins de Madagascar. Les Sœurs voyaient leurs femmes rester sans rien faire pour la plupart, pendant  toute la journée, et elles ont décidé de les former, de leur apprendre à coudre, à faire des travaux manuels, à cuisiner, à gérer leur argent.  Désormais, l’usine est fermée depuis l’année 1997.

Une messe a été célébrée pour  cet anniversaire. Nombreux sont venus pour marquer cette grande fête. Les paroissiens ont tué six bœufs, les ont mangés ensemble dans la cour de l’église et ont fait la fête jusqu’au soir. J’ai fait partie de ceux qui ont vu le dépôt de la première pierre de cette église en 1981. Nous travaillons dans cette paroisse depuis le début avec les Pères Spiritains.

Rendons grâce !

Sr Carole

Noël à l’Épiardière – France

« Sous le pont, il est né

L’Enfant Jésus, Premier né.

Sous le pont Il est né

Sous l’ pont d’la fraternité»

(air sous le pont d’Avignon)

 

Sous le pont de la fraternité Jésus est né : merci aux prêtres qui ont bien voulu descendre avec Lui, avec nous sous le pont.

La fête de Noël s’est bien sûr prolongée autour d’un bon repas et d’une table bien préparée aux couleurs du jour. Il y a des fées cachées, des petites mains dans les familles des employés.

Nous avons étalé les réjouissances sur plusieurs jours, c’est notre jauge à nous : et le 26 nous étions à la fois les actrices et les spectatrices au long d’un après-midi récréatif. Le 29 certaines nous avaient invitées à reprendre de vielles traditions pour fêter les Saints Innocents : force est de constater qu’il y a moins d’innocence aujourd’hui qu’au temps des noviciats passés. Trois ont quand même osé relevé le défi !

Le 31 décembre nous nous sommes réunies toutes ensemble aux Mésanges: ainsi le visuel pouvait tenir notre mémoire en éveil pour rendre grâce. Le 1er janvier nous avons clôturé la journée par la messe en nous unissant à l’arrivée des mages. Dimanche 2 janvier nous voilà de nouveau réunies pour jouer ensemble. Un loto qui nous tient dans une détente studieuse où les gagnantes ne sont pas forcément celles qu’on croit. Qui décèlera sur les photos le changement intervenu depuis Noël ?Et vous comment avez –vous passé Noël ? et le 1er Janvier ?

Ga & El