« Allez, l’Eglise compte sur vous ! » (France)

C’est avec un grand plaisir pour nous de vous partager quelques fruits de notre session Welcome du 10 au 14 février 2025, au centre spiritain Chevilly-Larue (Paris). C’était une session organisée par la CORREF (Conférence des Religieux et Religieuses de France) pour les religieux et religieuses missionnaires en France.

Nous étions 51 venant de 21 Pays et 35 congrégations masculines et féminines. La session a commencé par la visite de Notre-Dame de Paris suivie d’un pique-nique partagé à la CORREF pour notre groupe. Ce partage signifiait déjà la vie fraternelle dans l’interculturalité.

Cette formation nous a permis de découvrir la CORREF et sa mission, l’histoire de France, la culture de ce pays et l’histoire de l’Église. Ce dernier apport nous a permis de découvrir et d’entrer dans notre mission dans la joie et dans la paix. De plus, ça nous encourage à avancer et donner sens à notre mission : l’échange favorise l’ouverture. Grâce à la session, nous avons pris conscience la liberté intérieure pour participer à la mission. La formation nous a offert l’audace d’entrer dans le dialogue fraternel et gratuit. Ça nous a donné beaucoup d’éclaircissements sur la vie en interculturalité avec l’expérience du Congo (pour Francine) et du Canada (pour Blandine) ainsi que maintenant en France. Ça nous a donné de la force pour vivre la proximité dans la différence.

Estce que « l’interculturel est un problème ou défis »[1] ? Selon Monsieur Pierre Diarra, nous désirons souvent montrer la ressemblance, mais nous sommes différents. Cette différence provoque souvent la peur. C’est la peur de quoi et de qui ? Selon Marie Marcelle DESMARAIS, directrice de l’Institut de la Formation Humaine Intégrale de Montréal, elle parle de « la peur de l’inconnu ». En chaque individu, habite la peur. Comme « nous sommes invitées à vivre ensemble et à nous transformer ensemble » pour vivre l’interculturel, nous sommes appelées à briser les murs de nos peurs.

Étant missionnaires, nous sommes interpelées par le sens d’observation et se faire proche pour mieux intégrer et adopter la culture du pays. Le partage des expériences enrichit le groupe en prenant conscience, par exemple de la valeur cachée durant les repas. Par contre, pour la vie interculturelle, chaque membre est appelé à se convertir en faisant aboutir le projet de vie. C’est une joie pour nous de témoigner de notre expérience inter- communautaire et interculturelle vécue dans différents pays comme au Congo, ou à Montréal et en France… Au mois de décembre, nous nous sommes réjouies de l’ouverture de nos sœurs de communauté qui décidaient ensemble la manière de vivre la fin d’année et le Nouvel An. C’était la nouveauté pour les trois communautés qui l’ont vécue : communautés des Trois Ponts, de Bourgenay et du 16 Place François Mitterrand. Avec l’ouverture de chacune, il a été possible de créer de la nouveauté : accepter de rester veiller pour la fin d’année en priant, en dînant, en chantant en karaoké, en jouant aux cartes pour les unes, en dansant pour les autres, en partageant une véritable expérience de joie et en finissant bien sûr par le chocolat chaud comme c’est la tradition.

Pour nous, c’est cette vie d’interculturalité qui témoigne de la fraternité et de la joie de l’Évangile. Étant malgaches, nous ne nous sentions pas loin de notre pays d’origine ou loin de notre famille. Nous avons ainsi vu que nous avons pris beaucoup de temps pour s’écouter, pour partager et pour se détendre ensemble.

Récemment pendant la formation Welcome, nous avons aussi eu cette occasion de vivre l’interculturalité à travers la liturgie et la soirée culturelle.

La formation nous permit de voir le choc culturel qu’on ne peut pas ignorer. Avec l’éclairage de l’intervenant, nous retenons que c’est important d’avoir un esprit prévoyant, organisateur et autonome pour favoriser la mobilité et l’adaptabilité. Exemple : l’anticipation du voyage en achetant de billet, prendre le rendez-vous en ligne ou regarder le trajet par GPS avant de départ.

Pour favoriser la vie ensemble, nous avons appris les « cinq amis de dialogue » : le respect, l’amitié, l’humilité, la patience, l’écoute. Les cinq ennemis qui bloquent le dialogue sont le silence, la peur, le tout savoir, l’orgueil (il n’y a que moi qui connais) et le mépris.

Face au défi de la différence, pour s’enrichir mutuellement, en communauté, il est important d’accepter de s’assoir et de discuter sur ce qui nous convient et ce qui nous permet de témoigner du sens de notre vie religieuse. Nous sommes interpelées à découvrir ce qui est bon chez l’autre et à s’inspirer mutuellement les uns et les autres.

Nous sommes très impressionnées par la solidarité de la vie religieuse en France. Nous sommes frappées par la disparition de certaines congrégations qui existaient depuis plus d’un siècle et l’implantation de certaines congrégations originaires de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique Latine. Certaines situations sont difficiles. Certaines réalités confirment aussi notre valeur comme le témoignage fraternel qui est quelque chose d’irremplaçable et quelque chose que les gens sentent.

Plusieurs lumières ont été apportées par l’intervention d’une personne d’une ambassade de l’étranger en lien avec la laïcité. Nous retenons que la laïcité est la liberté de croire ou de ne pas croire, laïcité rattachée à la devise de la France : Liberté, Égalité et Fraternité. En écoutant son témoignage, nous avons été très contentes de voir comment il témoignait de sa vie de foi en étant fonctionnaire d’état et catholique. Nous avons compris qu’il y a de fausses interprétations de la laïcité. Cet éclaircissement nous a ouvert sur l’histoire de l’Église Catholique et l’État français depuis le baptême du roi Clovis : le moment où on a appliqué que la religion de l’état est la religion des peuples. On voit que la France est un beau pays « Catho laïc » comme il nous a dit. L’histoire nous amène à comprendre la séparation de l’Église et de l’État à partir de 1905. Les exemples ouvrent nos yeux pour percevoir la vraie réalité de ces deux institutions. Nous avons été étonnées comment l’État respecte et crée des conditions pour les peuples continuent de vivre leur foi en prenant le cas des aumôneries de la prison et de l’hôpital. Voir aussi comment cette liberté favorise une émission télévision de la République française comme le Jour du Seigneur qui existe jusqu’aujourd’hui. La formation nous a donné une plus juste et vraie représentation de la France… Il a été aussi évoqué la question des abus dans l’Église et dans nos pays. Dans d’autres pays d’origine des participantes de la session, l’abus sexuel est un sujet caché dont on ne parle pas. Cela nous met en marche d’accueillir ce que l’on vit en France.

Nous sommes très reconnaissantes envers la congrégation qui nous a permis de profiter de cette formation. Cette expérience reste gravée dans notre cœur. Nous souhaitons à tous, toutes, de devenir un témoin d’espérance là où nous sommes.

Vive les deux Sacrés Cœurs !

Blandine et Francine.

[1] Question de monsieur Pierre Diarra

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« En marche vers Assise » (France)

C’est avec ce titre de la rencontre-témoignage du 25 janvier 2025, que la famille GIRAUDEAU GUYOCHET est venue présenter son périple de l’année 2024.

Une très nombreuse assemblée, avec des sœurs bien sûr, mais aussi des amis et membres de la famille et d’autres personnes en attente de découvrir ce projet à 7 avec des enfants de 6 mois à 8 ans.

Ce fut un beau moment de partage de cette aventure humaine, familiale et aussi spirituelle. Les enfants ont participé aussi en rappelant des anecdotes. Des  joies, des difficultés quotidiennes, de l’inattendu, de l’accueil, de la liberté et de l’amour, beaucoup de souvenirs avec un diaporama riche en photos !

Que Saint François continue de guider cette belle famille !

Sœur Anne

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Pour la promotion féminine où nous sommes présentes ! (Généralat)

Ce lundi 3 février, la maison générale a eu le plaisir de recevoir une quinzaine de femmes membres du Zonta Club des Sables d’Olonne

et  Agora Club (https://www.club-agora-france.fr/qui-sommes-nous/).

C’est par la nièce de Sr Gilberte Gaudin que nous avions connu l’association Zonta club qui oeuvre pour « Construire un monde meilleur pour les femmes et les filles ».

Un concert a été donné en décembre dernier en faveur des oeuvres de promotion féminine à Madagascar et au Congo.

Elles sont donc venues nous porter leur généreuse offrande que nous enverrons pour aider les femmes et jeunes filles apprenantes en couture et étudiantes à l’université dont les conditions d’hébergement sont inacceptables pour la sécurité de leur intégrité. Le goûter offert par le Zonta Club a été pris dans une belle ambiance.

Pour toutes les personnes aidées, grand merci !

Pour le Conseil Général, Sr Anne V.

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Une crèche vivante à la Maison mère (France)

A quelques heures de Noël, les sœurs ont vécu un temps de grâces. Elles ont eu la joie d’accueillir, le temps d’un après-midi, un chœur intergénérationnel  « Les Cœurs en chœur »

Témoignage recueilli de Françoise, cheffe de chœur : « Quelle joie de partager ce moment avec toutes ces épouses du Seigneur. Bonnes fêtes de Noël à tous. Gaudete ! Gaudete ! Un Sauveur nous est né ! »

Témoignages des enfants : « c’était la 1ère fois que je rencontrais des religieuses, j’ai passé un excellent moment, merci !     « au départ, j’étais spectatrice, mais à la fin, je me suis déguisée en roi mage »  

Découvrons ensemble les personnages de Joseph, Marie avec l’enfant Jésus

Les anges, les étoiles, sans oublier les trois rois mages joués par des sœurs et des enfants. Bravo aux sœurs, et aux choristes.

« Il est né le Divin enfant, jour de fête aujourd’hui sur terre, il est né le Divin enfant, chantons tous son avènement »

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                                                                         Sandrine Thomas, assistante de communauté

Célébration de Noël avec les enfants de l’école St Louis de Mormaison (France)

C’est en chantant « Avent aventure en chemin vers Noël, Avent aventure c’est bientôt Noël !  …. » que les enfants sont entrés dans l’église de Mormaison. Ce chant a rythmé toute la célébration, préparée avec soin par toute l’équipe éducative de l’école, accompagné du P. Brethé qui a commenté l’évangile de la Nativité.

Le message essentiel de Noël était au cœur de cette célébration. « Avent aventure en chemin vers Noël,…Un, deux, trois, quatre, Quatre bougies, Oui, je souris, Ah ! J’applaudis, Chut ! Plus de bruit, Jésus vient dans la nuit. Avent, aventure, c’est bientôt Noël. Chaque enfant a exprimé des messages de Paix, d’Espérance, d’Amour…pour aujourd’hui. Ils sont tous repartis en venant prendre quelques instants de silence devant la crèche. Bravo à toute l’équipe éducative sans oublier les enfants. JOYEUX NOËL à tous !

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Sandrine Thomas, assistante de communauté

Des Sœurs des Sacrés-Cœurs en Algérie, trente ans de présence au Grand Séminaire d’Oran (France)

Quelques décennies avant de s’implanter plus durablement sur le continent africain dans la seconde moitié du XXème siècle, les Sœurs de Mormaison ont assuré une présence discrète, mais indispensable au Séminaire d’Oran, en Algérie durant un peu plus de trente années (1926-1957).

Des Filles du Bon Père Monnereau pour la tenue matérielle du Séminaire

C’est à Monseigneur Durand (1878-1945) Évêque d’Oran, qui avait entendu parler des Filles du Bon Père Monnereau, que l’on doit l’envoi de quelques sœurs pour l’Algérie. Pour convaincre la Supérieure de l’époque, il viendra durant trois années de suite à Mormaison lui demander de lui donner des sœurs pour le Grand Séminaire. Plusieurs raisons furent mises sur la table, d’abord, l’extrême besoin pour le Grand Séminaire d’avoir des personnes d’ordre et de piété, et puis l’intérêt de la Congrégation d’avoir une maison en Oranie, où elle pourrait envoyer se reposer et se guérir les jeunes Sœurs fatiguées de la poitrine.

Prudente, Mère Joseph de Nazareth (1869-1955) avec son conseil, décide tout de même la fondation du 216ème établissement de la Congrégation. Précisant bien que « cette fondation à Oran est un essai sans engagement définitif d’installation ». Le dimanche des rameaux, 28 mars 1926, les trois premières sœurs destinées pour cette nouvelle fondation partent, il s’agit de Sr Anne de Montfort (Esther Baudry) Supérieure de la fondation, de Sœur Saint Sébastien (Césarine Migné) et de Sœur Marie Saint Roch (Clémentine Orieux).

Le Séminaire d’Oran avant l’arrivée des sœurs est dans une pénible situation. Il accueille les grands et les petits séminaristes, qui sont peu nombreux et dont certaines vocations sont chancelantes. Pour ce qui est de la cuisine et de la tenue matérielle générale du séminaire, elle laisse à désirer. À leur arrivée, les trois sœurs doivent s’atteler à la tâche et ne pas ménager leur peine. Rapidement, seront reconnus leur dévouement, la qualité de leur travail pour les soins matériels d’alimentation, de la lingerie et un peu plus tard pour la tenue de l’économat du Séminaire. L’évêque d’Oran viendra même en personne à Mormaison, afin de remercier la Supérieure pour le travail réalisé au service des séminaristes et demander du renfort.

Récit d’un voyage, pour le jubilé d’argent des Sœurs des Sacrés-Cœurs : 25 ans de présence

Après le décès de Mgr Durand, en 1945, la Supérieure songe à rappeler les Sœurs du Séminaire. Mais c’est sans compter sur l’insistance du nouvel Évêque, Monseigneur Lacaste (1897-1994) qui ne voulait pas perdre l’aide précieuse des sœurs de Mormaison pour le Séminaire. Il dira même « J’attache une grande importance, au fait d’avoir à Oran des Religieuses de Mormaison. Les petits et les grands séminaristes ont besoin de voir des âmes qui prient et qui vivent dans la joie au service de Notre Seigneur ».

En 1951, cela fait vingt-cinq ans que les sœurs assurent la tenue matérielle du Séminaire, à cette occasion, une grande fête est organisée. La Supérieure Générale, Mère Ange du Sacré-Cœur (1878-1967) accompagnée de Sœur Louise du Sauveur traversent toutes deux la Méditerranée pour aller visiter les Sœurs d’Oran. Après avoir quitté la Vendée le 28 avril, elles arrivent le lendemain à Port-Vendres où « le grand paquebot l’El-Mansour nous attend pour nous transporter vers l’Afrique, 1000 km de traversée nous attendent ». Le lundi 30 avril, bouchons sur le pont du navire, « car déjà au loin, se dessine la crête des monts africains, nous approchons d’Oran, nous apercevons les monts, les villas semées sur les pentes, et surtout le sanctuaire de la Vierge de Santa-Crux, puis la ville bien assise sur le plateau, avec ses toits plats et ses palmiers ». Sur le port, une foule frémissante attend le paquebot, et quelques minutes après avoir mis pied à terre, les sœurs sont au Séminaire.

Le 2 mai, grande liesse au Séminaire, la joie fuse de partout, on fête les 25 ans de présence des Sœurs des Sacrés-Cœurs au Séminaire d’Oran. D’abord le matin avec la messe célébrée par Mgr Lacaste, puis le soir à la salle des fêtes ou tout le Séminaire est là, « nous sommes accueillies par une salve d’applaudissements, puis les chants continuent […] Mgr Lacaste tire les conclusions. Il fait ressortir en termes choisis les qualités de chacune de nos sœurs, celles des deux jubilaires surtout, leur travail silencieux, leur effacement en particulier, leur exemple permanent, la puissance du réseau de prières dont elles enveloppent professeurs et élèves ».

En 1957, après plus de trente ans de présence, la Congrégation décide le retrait des Religieuses du Séminaire d’Oran. Durant ces quelques années, les Sœurs de Mormaison auront contribué à faire grandir par « un humble et obscur labeur […] la vocation de nombreux prêtres, qui resteront longtemps imprégnés de l’esprit de ces religieuses, qu’ils ont vu prier et mettre dans leur prière, dans l’intimité de Notre Seigneur, toute la joie de leur vie ».

Thomas Aubin, archiviste de la congrégation

Présence au marché de Noël de l’école St Louis de Mormaison (France)

Le Samedi 26 Novembre, à 15h30, nous entrons dans la cour de l’école toute prête pour l’installation des stands.

L’APEL et l’OGEC bien mobilisés depuis la veille, nous ont très bien accueillis, vraiment c’était un accueil chaleureux

Nous avons fait connaissance de beaucoup de parents, avec qui nous avons discuté

« Que c’est beau ! » Admiration devant le travail des sœurs.

Si le commerce a été minime, les rencontres ont été très chaleureuses !

Merci à notre Assistante de communauté, Madame Thomas, qui a assuré la maintenance avec nous.

Merci à toutes celles qui ont contribué à la réussite de ce petit marché de NOËL !

Les sœurs participantes

Merci et bravo aux sœurs pour l’investissement et l’implication à ce marché de Noël au sein de l’école St Louis. Moment très agréable, passé ensemble pour la joie de tous. De belles rencontres, de beaux échanges tout au long de la soirée.

La période de Noël, c’est la magie, la féérie, les illuminations, les instants de pur bonheur… Mais avant tout c’est la venue d’un petit enfant qui s’appelle Jésus.

Ce qu’on transmet le mieux, c’est ce qu’on vit soi-même au plus profond de soi.

Que cette lumière de Noël arrive jusqu’à nous. Qu’elle nous indique le chemin pour accueillir aujourd’hui le Christ dans nos vies. Qu’elle nous apporte la confiance, l’espérance et nous inspire les gestes qui feront grandir la fraternité, l’amitié, dans nos lieux de vie.

Que ce Noël soit rempli de Paix, d’Amour.

JOYEUX NOËL à tous !

Sandrine Thomas, assistante de communauté

Des clowns à la Maison mère (France)

Ce n’est pas possible !

Mais si c’est possible ! Voyez ! C’est grâce à Gérard et Nicole, mes neveux qui viennent avec leurs copains, Jacques et Michel qui aiment faire les clowns. Jugez vous-mêmes !

Vite le chapiteau est monté. Il n’y en a pas, mais la salle Horizons est archicomble : sœurs, résidents de l’Issoire et autres invités se pressent pour être bien à l’heure.

15 heures pile, nous faisons connaissance avec Jacko et Micho superbement habillés comme vous pouvez le voir sur les photos. De vrais clowns quoi ! Ils sont accompagnés de leurs épouses Roselyne et Elisabeth, l’une assurant l’ambiance musicale, l’autre prenant des photos. Pas tristes les clowns !

Voilà qu’ils déploient avec simplicité et beaucoup de talents leur art de clown. Ils se lancent dans la « magie en clownerie » ! Dans l’assistance on passe du silence perplexe aux éclats de rire, à chaque instant et sans s’en rendre compte. Nous avons pu nous émerveiller du bateau qui se transforme en chasuble portant l’adresse de notre communauté, des cartes qui disparaissent, du sachet de tisane qui devient fusée, du ballon qui gonfle tout seul etc…

On comprend mieux lorsqu’à la fin du spectacle, les clowns nous dévoilent leurs astuces. Etonnant comme ils sont doués, ces clowns !

Merci à Jacques et Michel pour ce super après-midi que vous nous avez fait passer. Ce 22 novembre restera inoubliable !

Après le partage de la brioche vendéenne, il faut bien se séparer. Mais ce n’est qu’un aurevoir.

Sœur Bernadette Gindreau

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Le « rire médecin » à la Maison mère

Comme vous venez de le constater, la salle Horizons de la communauté a résonné de rires ce samedi après-midi. Le public en a eu pour son argent, si l’on peut dire, parce qu’en fait, c’était gratuit et, en plus, la séance s’est soldée par des effets positifs sur la santé. D’où le titre de ce petit mot concrétisé par ce qui suit.

Dans la salle, deux spectatrices voisines s’étonnaient, au terme de cette rigolade clownesque, d’avoir totalement oublié les douleurs qui ne les abandonnent pas souvent. Preuve évidente que le rire est bon pour la santé. Et donc que le « rire médecin », Association bien connue, fondée en 1991, justifie bien son nom. Le « rire médecin » fait du bien à l’âme et le transmet au corps…

Une suggestion. Envisager la création d’une Association ouverte, ou plutôt offerte, à toute la population. Une association sans démarches administratives, sans cotisations, sans frais de locaux ou de personnels, dont le but serait de soigner et même de prévenir, les petits bobos du quotidien…

Son nom pourrait-être « Le Sourire médecin ». Qu’en pensez-vous ?

Sœur Marie Griffon

Les religieuses dans la Grande Guerre (1914-1918) : Des infirmières au service de la patrie (France)

Lorsque l’on pense à la Grande Guerre (1914-1918) des images s’imposent à nous, tout d’abord, la figure du Poilu dans les tranchées, l’atrocité des combats, et le cortège ininterrompu de blessés et de morts. À l’arrière, au service des victimes, le rôle des infirmières est essentiel. Parmi ces infirmières, de nombreuses et discrètes religieuses, infirmières elles aussi, au service de la patrie en danger.

Si les religieuses n’ont pas été directement à l’initiative de la création d’hôpitaux, elles ont bien apporté leur aide dès les premiers instants du combat. Leur engagement constitue un véritable angle mort de l’histoire de la Première Guerre mondiale. Pourtant, les archives de la Congrégation témoignent de ce même engagement, partout en France.[1] Rendons leur ici un hommage qu’elles ont bien mérité.

Au chevet de la Patrie en danger dès les premiers instants du conflit

1er août 1914 à 5 heures du soir, le tocsin sonne l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne. Dès les jours qui suivent le début des hostilités, les premiers convois de blessés sont envoyés vers l’arrière du front, aux quatre coins de France. Après un début de siècle marqué par des assauts répétés contre les Congrégations, c’est l’Union sacrée qui s’impose. Toutes les religieuses de France, patriotes dans l’âme veulent elles aussi fournir leur part de dévouement pour le Patrie en danger. Les Congrégations, disposent généralement de lieux vastes pour accueillir les blessés, les religieuses compétentes sur place se mettent rapidement au service des hôpitaux temporaires et des Ambulances.

Rapidement, les Maisons mères sont réquisitionnées par la Croix-Rouge ou la Société de Secours aux blessés militaires, c’est le cas à Coutances pour les Sœurs du Sacré-Cœur qui mettent la Maison mère à disposition des dames de la Croix-Rouge. Durant les cinquante-deux mois d’ouverture de l’hôpital auxiliaire N°306, dit du Sacré-Cœur, 1511 soldats seront soignés avec le concours des bons soins et du dévouement des religieuses présente sur place. De nombreuses sœurs seront également employées dans les hôpitaux, ambulances, dans les différentes villes où elles étaient en poste.

À Cherbourg, une partie de la Maison mère des Sœurs de la Charité est réquisitionnée pour l’accueil des blessés. Il faut rapidement libérer les lieux et envoyer les orphelines sur place, dans un autre établissement de la Congrégation. La Communauté assure pour le compte de l’hôpital temporaire de pourvoir à l’alimentation et au blanchissage. L’hôpital fonctionna 56 mois et il n’y passa pas moins de 12 000 hommes, Français, Belges, Malgaches, Sénégalais.

 

Religieuses infirmières : un « supplément d’âme »

Dans le Cantal, à Mauriac, les Petites Sœurs des Malades viennent tout juste d’investir leur nouvelle Maison mère. Lorsque le conflit éclate, l’ambulance de Mauriac doit s’installer dans l’école des Frères, mais ce projet est vite abandonné. Mère Marie de Jésus Supérieure Générale de la Congrégation, émue par cette situation met rapidement à disposition des soldats la Maison mère. À partir du 1er octobre 1914 et jusqu’au 11 juin 1916, l’ambulance auxiliaire de 25 lits sera dirigée par Mère Marie de Jésus, assistée par d’autres sœurs. Dans les Ermitages répartis dans le département et ailleurs, notamment à Saint-Flour, Limoges, Nice, les sœurs sur place sont employées dans les ambulances.

Pour les Sœurs de Mormaison, le contexte est différent, elles ne mettent pas à disposition leur Maison mère. Mais, ne dérogeant pas à leur présence familière au cœur des villages de Vendée, la Congrégation envoie dans de nombreuses communes, ou de petites ambulances s’installent, les quelques sœurs qui viennent d’obtenir leur diplôme d’infirmière. Elles y apporteront une aide précieuse et une présence rassurante au service de l’apostolat des blessés et des populations.

À Fontenay-le-Comte, les Sœurs de l’Union Chrétienne ouvrent leur clinique en 1913, mais la déclaration de guerre met rapidement un terme à son essor. Avec les tristes nouvelles qui arrivent du front, la clinique ne reste pas longtemps vide. Elle devient succursale de l’hôpital N° 7, ou deux sœurs diplômées sont pour l’une à la tête des salles de chirurgie et l’autre à la tête des salles de médecine. Outre l’aide aux dames infirmières de la Croix-Rouge, les sœurs couchaient toujours à l’hôpital et venaient lorsque l’état d’un blessé ou d’un malade devenait inquiétant. Les sœurs au contact des blessés y développent un apostolat fécond, uniquement par leur dévouement. Pour preuve les fruits visibles de cela à travers les nombreux baptêmes, mariages ou conversions à l’approche de la mort. Comme en témoigne la dernière lettre de ce jeune légionnaire passé par l’Union Chrétienne et retourné au front, « Je me suis préparé pour le grand voyage, je suis prêt à partir ».

Reconnaissance d’un dévouement discret, mais précieux

 Les Congrégations évoquées ne font qu’une aujourd’hui, mais chacune dès les premiers instants du conflit a mis spontanément des religieuses infirmières, cuisinières, lingères, au service de la Patrie. Les unes dans leurs Maisons mères transformées en hôpitaux, les autres dans les ambulances disséminées partout en France. Elles se sont dévouées durant quatre ans, jour et nuit, au soin du corps et des âmes des blessés. Pour cela, elles seront un peu plus de 200 à recevoir de nombreuses décorations : médailles commémoratives de 14-18, Croix de guerre, médaille de la Croix-Rouge et de l’association des Dames Française…

Dans un contexte de laïcisation de la médecine, les religieuses infirmières, se sont impliquées sans failles dans « le combat », avec courage et abnégation. Peu à détenir des diplômes d’infirmière avant le conflit, elles seront plus nombreuses après la guerre, obtenant diplômes et certifications dans les soins médicaux. La plupart de ces religieuses assureront un rôle important dans ce domaine, jusque dans le dernier quart du XXe siècle.

 

 

Thomas Aubin, archiviste de la Congrégation

[1] 1974, fusion avec les Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie, de Cherbourg ; 1996, fusion avec les Sœurs du Sacré-Cœur de Coutance ; 1999, fusion avec les Petites sœurs des malades, de Mauriac ; 2011, fusion avec les Sœurs de l’Union Chrétienne.

L’Avent : accueillir l’inattendu de Dieu dans nos vies (France)

Nous voilà bientôt à l’Avent, ce temps qui nous tourne vers l’arrivée de quelque chose ou plutôt de quelqu’un et qui nous parle d’inconnu, d’inattendu, d’aventure. Pensons à Marie, Joseph, Elisabeth : Dieu a surgi dans le quotidien de leur vie humaine et il a fait jaillir une nouveauté – d’abord déroutante – mais qui s’est révélée être une bonne nouvelle pour eux et pour le monde.

Et nous, croyons-nous à la venue, à la présence de Dieu dans notre propre vie, aujourd’hui ?

L’Avent est une invitation pour guetter les signes de la venue de Dieu, de son irruption dans la vie du monde et dans la nôtre. Ensemble, cherchons les traces de sa présence et de sa nouveauté. Ensemble, ouvrons notre cœur à l’inattendu de Dieu dans nos vies.

C’est dans cet esprit que la communauté des Sœurs des Sacrés Cœurs située aux 3 ponts à La Roche sur Yon et la paroisse du Sacré Cœur vous proposent de prier les vêpres « en visio » les mercredis 4, 11 et 18 décembre de 18h30 à 19h pour rejoindre chacun là où il habite et pour former une large communauté priante, tournée vers la venue du Seigneur.

Connexion par skype : https://join.skype.com/eUMzHacYD1Co

Renseignements : sr Anne-Lise 06.52.39.40.79 / annelisejamin@gmail.com