Une journée au Carmel de Luçon

Quelle excellente idée,  Sœur Marie Roselyne, Prieure du Carmel de Luçon, de nous inviter, le 10 septembre, à une journée de détente, de ressourcement – prière et partage – et visite guidée du Carmel dernièrement restauré.

Sœurs Marie-Roselyne, Agnès-Marie et Marie-Véronique, Carmélites, nous réservent un très bel accueil en plein air, dans leur jardin de Nazareth inondé de soleil. Nous sommes 17 sœurs de moins de 65 ans de 3 instituts différents : 2 sœurs du Monastère de la Visitation, 3 sœurs du Carmel de Luçon et 12 sœurs des Sacrés Cœurs de Mormaison. Sœur Marie-Jeanne Sauvêtre n’a pas pu venir avec nous.

Il est 9h30 lorsque nous arrivons au Carmel. Un bon café et les petites galettes du Monastère préparées soigneusement nous attendent, un réconfort pour celles parties tôt le matin. Ensuite nous prenons le temps de nous présenter et d’agrafer notre nom pour une meilleure connaissance visuelle.

Puis, les clochent sonnent, il est temps de nous rendre à la Chapelle pour l’Eucharistie. Nous sommes accueillies dans le chœur réservé aux sœurs Carmélites. Au début de l’Eucharistie, dans son mot d’accueil, le Père Renaud BERTRAND, averti de notre passage, souligne sa joie de nous voir ici. Sœur Roselyne lance le ton avec sa cithare et nos voix s’élèvent pour la louange et l’action de grâce. Après la prière du milieu du jour, nous nous sommes retrouvées dans l’antichambre près de la Chapelle avec toutes les sœurs du Carmel avant de nous diriger vers nos lieux de restauration respectifs.

Nous disposons sur les tables couverts et plats apportés et nous nous installons pour le partage du repas en toute simplicité. Il y en a pour toutes…

L’après-midi démarre par la visite guidée du Carmel en 3 groupes. Nos 3 sœurs carmélites nous précèdent dans ces grands cloîtres aux belles pierres apparentes. Ainsi nous sommes allées du Sépulcre, au sous-sol,  jusqu’à la chambre haute réservée à la musique et au chant, dernier étage. Nous admirons  le jardin intérieur odoriférant. Dehors, nous visitons le parc aux essences multiples, un arrêt à la statue du Sacré Cœur et  à la grotte de Lourdes. Avec notre guide, Sr Marie-Véronique, nous nous attardons  sous le figuier couvert de figues mûres. Sr Marie-Jérôme se hisse sur l’escabeau tout près et commence la cueillette. Quel plaisir de nous retrouver là, toutes joyeuses, saisissant cette opportunité…  mais le téléphone sonne et nous rappelle que nous sommes attendues pour le temps de réflexion et le goûter avec toutes les sœurs de la communauté.

Très librement, chacune répond à  la question suivante : Ce qui  me fait vivre aujourd’hui dans ma vocation particulière. Quels projets pouvons-nous envisager ensemble ?

Après un temps de concertation et de discernement, nous décidons de nous retrouver avec d’autres pour la journée des Consacrés, le 2 février 2021. Une petite équipe de sœurs va préparer ce projet et le présenter au Père Robert DAVIAUD, vicaire général, délégué à la Vie Consacrée dans notre diocèse…

A 17 h 30 passé, nous chantons  les Vêpres avant de nous séparer, heureuses de cette belle journée de convivialité …

Un très grand merci à vous toutes !

                                                                                  Sœur Marie-Édith Billeau ,  SSCC

Date : 22 septembre 2020

Une rentrée dans le ton d’un clair obscur d’automne

11 septembre ! C’est déjà une date mémorable. Elle le fut pour nous cette année ! Nos sœurs des Brouzils venaient nous visiter à Mormaison. Joie de la reprise des visitations trop longtemps interrompues en cette année

Quand nous pensons visitation, nous pensons d’emblée joie. Qu’en était-il ? Marie parcourant les collines pour rejoindre sa cousine, dans quel état était-elle ? N’était-il pas lourd son secret ? Que pensait Joseph qu’elle soit enceinte ? Qu’allait penser l’entourage ? Comment communiquer sur l’incommunicable ? l’ange était parti. Elisabeth aussi, quelle étrangeté d’être enceinte à son âge ? et Zacharie qui est devenu muet. La Visitation c’est aussi la croix.

En ce moment dans nos maisons, nous parlons de transferts, transferts qui nous sont imposés, transferts qui sont la croix que nous portons dans nos trois communautés de Mormaison, les Brouzils, l’Epiardière.

Nous avons voulu enraciner cette réalité dans une croix vécue dès le début de la congrégation. Le 3 janvier 1839, la mère générale Marie du Sacré Cœur, 3 novices et 11 sœurs quittaient les Brouzils pour Mormaison, la croix en tête de la charrette…Nous pouvons aller lire la lette n°80 et ses notes.

Nous avons voulu ce 11 septembre transformer cette contrainte en offrande. Nous avons reçu  la force, les grâces de départ, qui nous viennent de nos sœurs des Brouzils. Nous leur avons confié nos sœurs dont les racines ancrées solidement dans le Cœur de Jésus supporteront la transplantation. Nous avons aussi confié nos deux sœurs qui partent vers  l’Epiardière. Ce fut un moment intense de communion, d’émotion. Un échange de plante concrétisait ce que nous vivions.

Date : 21 septembre 2020

Quand la dernière communauté présente dans la Nièvre ferme ses portes !

Ce dimanche 30 août, à l’église de Varennes-Vauzelles, l’animation est inhabituelle ! De nombreuses personnes sont venues accompagner Sr Chantal et Sr Thérésine pour leur dire « au revoir », mais surtout manifester leur merci à elles et au-delà à toute la Congrégation. En effet, c’est la fermeture de notre dernière communauté dans la Nièvre ; elle coïncide avec les 100 ans de présence de la Congrégation dans ce diocèse puisque la première communauté des Sœurs des Sacrés-Cœurs est arrivée à Corbigny, au petit séminaire le 14 septembre 1920 exactement.

Au début de la célébration, sœur Nadia évoque l’histoire de nos implantations dans ce diocèse, toujours en réponse aux appels de l’Evêque du moment et rappelle combien il nous est toujours douloureux de fermer une communauté.

En 1930, le petit séminaire est transféré à Nevers. Il deviendra le Foyer Saint Pierre et fermera ses portes en 1994 ; cependant, la mission continue à Nevers : cette même année, la Maison du diocèse est créée, une nouvelle communauté y est appelée pour le service d’accueil et le service diocésain de la catéchèse et cela jusqu’en 2006.

En 1975, nouvel appel à la Congrégation pour une présence en milieu populaire ; ce sera  à Varennes-Vauzelles, dans la banlieue de Nevers. Quarante-cinq ans de présence en grande proximité avec la population, manifestée de multiples manières selon la mission de chacune et ses propres compétences.

En 1982, aux confins de la Nièvre et de la Saône et Loire, dans le sud Morvan, à Luzy, nouvelle réponse à l’appel de l’Evêque pour servir dans le rural, jusqu’en 2012.

Monseigneur Thierry Brac de la Perrière, évêque de Nevers, entouré de quatre prêtres et deux diacres, a tenu à présider la célébration, le départ des sœurs marquant aussi le départ de la Congrégation de la Nièvre. Il a souligné que ce diocèse s’appauvrit en communautés religieuses, rendant moins visible la vie religieuse elle-même, pourtant essentielle à la vie de l’Eglise ; il a aussi invité chaque chrétien à se laisser séduire par Dieu, comme la première lecture de ce dimanche nous y invitait à la suite du Prophète Jérémie… et devenir ainsi de plus en plus des témoins de sa Présence d’amour dans le monde.

L’église de Varennes Vauzelles a résonné de l’ambiance chantante et priante de cette Eucharistie. Un verre d’amitié a permis à chacun d’échanger et de concrétiser le merci adressé à nos deux sœurs pour leur présence et leur grande implication dans la vie du quartier, de la paroisse et du diocèse.

Dès le lendemain matin, Chantal a pris la route vers la Porte du Parc à Coutances, dans la Manche et Thérésine , vers la Vendée, accueillie au Centre Spirituel Pierre Monnereau à Mormaison,… avec, dans le cœur, de beaux souvenirs de leur mission dans la Nièvre et la promesse de continuer à porter ce diocèse dans la prière.

                                                                                              Sr Marie-Ange Graton

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>Retrouvez en cliquant ici, le lien vers l’article du Journal du Centre

Date : 07 septembre 2020

Merci Seigneur pour les premiers voeux de nos cinq sœurs !

Comme prévu, Sœurs  Gastelle, Onédia, Sylvienne, Pâquerette, Patricia ont prononcé leurs vœux temporaires dans la Congrégation des Sacrés-Cœurs le 22 aout 2020 dernier.

« Apprenez de moi qui suis doux et humble de cœur » tel  est  le thème choisi par les nouvelles Sœurs.

« Le cœur de Jésus est le reflet du visage de Dieu. Dieu ne veut pas nous convaincre par la force ni nous faire peur. Il veut susciter notre « oui » libre et confiant et vaincre le mal par le bien ».

Malgré les circonstances, nos sœurs étaient prêtes. Aucun de leurs parents n’y était mais elles étaient en paix. Les cinq ont dit : «  nous avons tout quitté pour suivre le Christ, personne ne nous sépare de sa volonté, et  voilà déjà, nous sommes en train de vivre les trois vœux : la pauvreté, la fidélité et l’obéissance. »

C’était le  Père Claude Rolland, Vicaire Episcopal des  religieux et religieuses de Mahajanga qui a présidé la messe. Comme nous étions encore dans le confinement, les gestes barrières ont été respectés : cache-bouches, pas d’accolade,  pas d’embrassade, pas de  bises. Nous n’étions que les Sœurs des Sacrés-Cœurs de la ville de Mahajanga, 2 sœurs d’Ambatoboeny et Mandritsara, 2 aspirantes d’Ambatoboeny, 9 Prêtres, 1 Diacre : le Frère de Sœur Pâquerette, 5 membres de famille (un pour chaque sœur), ce ne sont pas des parents mais, une cousine ou des gens qui viennent de leurs régions qui habitent à Mahajanga, 3 séminaristes,  une sacristine de Tsaramandroso et deux ouvriers d’Amborovy.

C’était une belle cérémonie, simple et priante. C’étaient des Sœurs, des novices et des postulantes qui nous faisaient  chanter. La danse d’offertoire a été exécutée par les aspirantes. Tout le monde sentait que la cérémonie était bien organisée depuis la messe jusqu’au repas. Chaque communauté de la ville participait à la préparation du déjeuner : cuisson du riz pour la communauté d’Accueil à Amborovy, cuisson de poulets pour la Clinique Fanantenana, cuisson de brèdes pour la communauté des Zoky, préparation de l’entrée et le jus naturel  par la communauté du postulat, achat de boisson pour la communauté d’Androva, achat des oranges pour Notre-Dame. Des sœurs et des jeunes ont été désignées pour la décoration de la Chapelle et le réfectoire, pour faire le gâteau, pour le service de table. Une sœur s’occupait de l’animation pendant le repas et nombreuses ont dansé  et chanté durant la fête.

Nous remercions le Seigneur pour cette grâce et nous sommes dans la JOIE pour ces cinq cadeaux pour la Congrégation. MERCI !

Sœur Carole, une sœur des sacrés-cœurs à Madagascar.

Date : 31 août 2020

Une belle rencontre…

Ce mardi 18 août, 32 sœurs de la Maison-Mère et 9 sœurs  de l’Epiardière sont attendues par leurs sœurs des Brouzils.          

Rencontre « masquée », pas d’embrassades ni de tapes amicales, respect des distances ; nous n’en sommes qu’au semi-déconfinement… Mais cela n’empêchera pas l’amitié de se manifester.

Dans un premier temps, nous nous retrouvons entre « visiteuses » : Maison-Mère et Epiardière ; des tables sont préparées dans la salle du Pasa, et nous sortons nos pique-niques pour un joyeux partage fraternel.

Ensuite, plusieurs propositions nous sont offertes telles que visites extérieures : jardin, cimetière, ou intérieures : salle des souvenir où nous sommes accueillies par Alberte R., visites de différentes salles, possibilité de faire une petite sieste, etc.

Puis c’est le moment attendu où nos sœurs des Brouzils apparaissent pour se joindre à nous. C’est toujours un vrai bonheur de se retrouver. Les échanges vont bon train. Nous devons nous contenter de cette rencontre en groupe, les visites dans les chambres étant déconseillées.

Nous terminons la journée par une prière à la chapelle, en chantant notre merci :

 Marie de la terre, femme de chez nous.

Un grand merci pour celles qui sont à l’origine de cette rencontre et à celles qui nous ont accueillies.

Sr Gaby Rézeau

Date : 24 août 2020

L’été : quand la contemplation ressource…

« appelé.e.s à prendre soin de notre environnement, de nos relations  humaines, dans un style de vie sobre et joyeux… », « vivifions notre intériorité » pour « vivre la fraternité avec toute la Création » (Actes du Chapitre 2019)

Croix du centre St Hugues

Ces orientations offertes à la réflexion de la congrégation, à partir de l’encyclique Laudato Si du Pape François, ont trouvé tout spécialement écho en moi lors de mon temps de retraite annuelle dans un lieu qui s’engage en faveur de l’écologie (intégrale) et qui est porteur pour oser un monde nouveau, faire circuler la Vie en nous.. .

J’ai eu la joie de la vivre dans un cadre naturel à couper le souffle ! Dépaysement assuré depuis la Vendée. Dans un écrin entre montagne et falaise, j’ai pu m’émerveiller et louer le Seigneur chaque jour sous un soleil radieux.

Et j’ai pu expérimenter combien tout est lié pendant ces quelques jours où le corps avait toute sa place, avec l’âme et l’esprit, au cœur de la pédagogie des Exercices spirituels accompagnés (de Saint Ignace). Les ateliers argile, danse, récitatifs, relaxation… sont venus ouvrir le chemin de la Parole de Dieu en moi, creuser un sillon, donner de la densité à mon expérience. Recette adoptée !

Massif de la Chartreuse

Et que dire des repas ! Colorés, savoureux et élaborés pour respecter davantage notre planète, avec moins de viande mais tout autant de protéines. De quoi donner des idées originales pour varier les recettes au retour !

Et pour compléter ce menu alléchant, promenade digestive à la Grande Chartreuse pour y goûter leur spécialité enrobée et apprécier au détour les œuvres d’Arcabas…

Un séjour bien nourrissant à tout point de vue !

Envie d’une halte dans un environnement alliant simplicité, beauté et majesté à la fois, rendez-vous au Centre spirituel St Hugues de Biviers, près de Grenoble !

Sr Isabelle

Date : 19 août 2020

Royan

C’est la période des vacances, et toutes les soeurs qui le peuvent aiment prendre quelques jours de dépaysement, pour continuer ensuite la route.

Il existe un lieu très agréable, pas très loin (de la Vendée au moins) avec la mer, la forêt tout près et une communauté très accueillante. C’est Royan !

Plusieurs possibilités. Pour une soeur, il est possible de loger à la communauté, une petite chambre au deuxième étage tout près de l’oratoire (avec toilettes et douche à proximité). Une deuxième solution, pour deux soeurs par exemple, à « l’abri des pèlerins ». Deux chambres avec cuisinette au milieu donc les vacancières peuvent faire leur cuisine. Ces chambres sont intégrées aux salles paroissiales, tout près de la maison des soeurs « Castel Parc ».

Royan est une ville touristique très belle pour qui aime la mer. Une piste cyclable et pour piétons longe la mer, du port de plaisance à St Georges de Didonne et au-delà. On peut aussi marcher sur la plage ou dans la mer, ou faire « trempette ». Cela fait beaucoup de bien. La contemplation est facile : les bacs font la traversée Royan/Soulac pour les voyageurs intéressés. Les voiliers multicolores voguent tranquillement sur l’océan. Les apprentis baigneurs s’exercent au bord et les expérimentés profitent à plein des plaisirs de la mer. Notre Dame de Royan, imposante église de béton, domine toute la ville. Le « petit train » sillonne gentiment les rues. Et tout cela à 5 minutes à pied de la communauté. La forêt de St George/Meschers est à proximité aussi. L’Eucharistie est célébrée tous les soirs, en changeant de clocher : Médis, Saint Georges, Saint Pierre, Notre Dame, Saint Palais; et le samedi : Saint Jean ou Meschers. Et bien sûr : de belles rencontres.

Je vous assure que l’on passe de très belles vacances à Royan. Bel été !

Sr Marie-Thérèse Dupé

Date : 18 août 2020

Vacances…

Un temps pour découvrir,  respirer,  rencontrer,  admirer…  Tel fut ce moment  que nous avons passé à Brignogan-Plages dans le nord du  Finistère, chez les Sœurs de l’Immaculée de St Méen.

Cette « Côte des légendes » nous a vraiment émerveillées  en particulier avec ses énormes rochers. Ils sont partout : dressés majestueusement en bord de mer,  posés dans les champs ou  près des maisons.  Ils intriguent par leurs dimensions. Ils amusent aussi avec  leurs formes surprenantes et se prêtent de bonne grâce aux escalades pour la joie des petits et des grands. En même temps, ces mastodontes de granit imposent le respect.  Ils semblent veiller sur les plages de sable blanc et sur les eaux claires de turquoise et d’émeraude des étendues marines. On se croirait à la genèse du monde…  Devant cette beauté sauvage monte tout naturellement l’hymne de la création.

C’est un des aspects de nos vacances que nous aimons vous partager.

Monique, Colette, Jeanne-Marie

Date : 17 août 2020

Vacances dé-masquées

Vallée d’Azun

Vacances ! En saison estivale, voilà bien un mot qui flotte et claque à tous les vents, dans les échanges quotidiens et sur la planète médiatique. Si l’on s’en tient seulement aux journaux télévisés du 20 H, on constate que les séquences sur les vacances se taillent une bonne place au sein des “nouvelles”, trop souvent (hélas !) dramatiques.

D’emblée, précisons que ce bref “reportage” sur nos propres vacances rime avant tout avec partage. Exercice à la fois facile et délicat parce que tant de gens ne partent jamais en vacances et qu’en bénéficier constitue déjà un privilège. Un privilège qui serait pur égoïsme s’il n’y avait pas une perspective de fécondité, un “projet” tacite et modeste qu’on pourrait formuler ainsi (après expérience) : engranger dans ce “vide” d’activités habituelles une réserve d’énergie renouvelable pour nous-mêmes et pour nos sœurs et frères qui croiseront notre chemin demain.

“Tant de mains pour transformer le monde 

et si peu de regards pour le contempler.”

Julien Gracq

                Cette citation, découverte au cours de nos vacances, évoque notre intention, non pas de transformer le monde, loin s’en faut, mais de contempler les beautés naturelles à portée de regard : la montagne et ses lacs, les prairies verdoyantes et les fleurs, les oiseaux et les “bêtes des champs”…   C’est aussi respirer la douceur du climat et du relief … dans cette vallée pyrénéenne d’Azun, à proximité de Lourdes. Dans de telles conditions, comment ne pas penser spontanément à Laudato sì’ !

Au programme du séjour : marche, petite ascension, pèlerinage à Lourdes et à Sainte Anne de Pouey-Laün, jeux de scrabble et de belote, lectures personnelles et… fidélité à un rite établi depuis plus d’une décennie, à savoir la lecture collective d’un livre récent. Cette année, un ouvrage au titre étonnant a suscité un véritable intérêt en chacune de nous et nous a ouvertes à de multiples facettes inattendues de la Beauté. Nous connaissons tous et toutes ce mot célèbre : “La beauté sauvera le monde”. Mais le monde a bien changé depuis la parution de “L’idiot”, l’œuvre de Dostoïevski d’où cette citation est tirée. Pendant ces vacances 2020, c’est Jean-Claude Guillebaud qui nous a fait plonger dans un défi majeur en publiant : “Sauver la beauté du monde”. En douze chapitres, il aborde des domaines très divers où on n’imaginerait pas les nuances infinies de la Beauté qui s’offrent généreusement aux regards. On y a appris également beaucoup de choses dont on ne se souviendra pas pour les raconter, mais le cœur et l’esprit ont été touchés, et c’est bien l’essentiel. Une manière comme une autre d’être transformées et donc de transformer le monde … un peu, peut-être !

Voilà donc pour vous, malgré les exigences sanitaires, nos vacances dé-masquées.

                Sœurs Marie-Henriette Sachot, Louise Nobiron, Marie Griffon

Date : 14 août 2020

Concert « A coeurs ouverts le 18 août à Bourgenay !

La communauté de Bourgenay (rue Notre Dame à Bourgenay-Talmont st Hilaire-Vendée) accueillera le 18 août 2020 à 21h une soirée de prière en musique avec « A cœurs ouverts » :

  • Des textes axés sur la tendresse de Dieu et son amour inconditionnel
  • Des musiques dans des styles actuels (pop, rock, folk…)
  • Un climat où se mêlent convivialité et ferveur

La congrégation est heureuse d’accueillir cette veillée prière et chants dans la ligne de notre charisme !

Pour découvrir le teaser de la soirée en vidéo : https://youtu.be/TnJH-wB8Ap4

La soirée est ouverte à tous les publics – entrée gratuite

Plus d’infos sur la page facebook.com/acoeursouverts.info

Date : 24 juillet 2020