D’une année à l’autre … France

Ton regard a changé de direction, focalisé encore sur le chemin à tracer avec les Associés à la Congrégation en 2008, il s’est fait de plus en plus intérieur et ouvert à  la rencontre du Bien Aimé à qui tu avais associé ta vie pour la remettre entièrement entre les mains du Père.

Tu as suivi de près Andrée Loué avec qui tu avais partagé un certain nombre de responsabilités au Conseil Général, dans la formation des jeunes, à Saint Jo comme enseignantes et aussi la formation des jeunes religieuses.

Merci Solange, d’abord pour ta simplicité joyeuse, ton écoute bienveillante qui cherchait toujours à sauver le plus possible la proposition de l’autre,

Merci pour ton union aux Cœurs de Jésus et de Marie, pour tout ce que tu nous as transmis du Père Monnereau, pour nous avoir insérées dans une histoire, celle de la Congrégation, celle de la vie religieuse et de nous avoir entraînées à les aimer. Tu étais ouverte au travail avec les autres Congrégations : que de travail inter congrégations, dans l’Ouest, entre familles du Cœur de Jésus, hommes et femmes.

Pour ton travail à l’Enseignement Catholique je citerai Marie Hélène Gavrel « En tant qu’ancienne de la Direction de l’Enseignement catholique de Vendée, je salue son engagement auprès du réseau, sa participation active et sage aux réunions du CODIEC »

Merci d’avoir passé le témoin, « tu avais à cœur », c’était ton expression, que chacune puisse développer ses potentialités, sa créativité et tu t’es dépensée pour que notre trésor soit partagé à d’autres chrétiens, tu voyais large.

Merci d’avoir aimé Marie et l’Eglise comme on aime Marie… Sans doute puisais-tu dans l’amour de Marie à la fois l’humilité pour accepter de disparaître et la largeur de vue formée aux horizons de son Fils, aux horizons de la croix. Tu aimais l’Eglise diocésaine et tu la respectais…

Merci pour ta sensibilité, elle t’a donné bien des migraines et la larme à l’œil. Mais elle ne t’a pas empêché de vivre, si elle ta couchée 1000 fois, tu t’es relevée 1001 fois pour avancer encore.

Mais cette dernière fois, tu ne t’es pas relevée ou plutôt tu as dû faire un bond, heureuse de laisser ce « foutu » fauteuil… je te vois légère et pleine d’élan vers Celui qui t’attend, tu as escaladé plus que le Puy Violent, le plus haut sommet montagnard sur lequel nous avions réussi à t’entraîner.

Merci Solange, au revoir

De là – haut aidez-nous à ne pas avoir la mémoire courte.

Sr Eliane Morin