5ème jour de Chapitre

Jeudi 4 juillet – 5ème jour de Chapitre

Journée laborieuse avec alternance de travail personnel, en groupe et en assemblée plénière, riche en signes de fraternité.

Alors que nous commencions la journée par une réflexion personnelle sur les orientations qui commencent à prendre forme, notre animatrice nous a proposé l’allégorie du Nautilus Pompilius… Ce n’est pas un texte biblique, mais une image porteuse de sens, une parabole pour aujourd’hui, que nous vous partageons :

Dans les profondeurs de l’océan, une créature marine au corps de mollusque, dotée d’un seul œil, de tentacules ballottés par les courants et protégée par une solide coquille sait bien, elle, ce que changer veut dire.
Le
Nautilus Pompilius existe depuis 400 millions d’années et aujourd’hui encore on peut le voir se déplaçant vers l’inconnu. Grâce à son système de propulsion, jet après jet, il arpente les mers anciennes, suit les courants marins… Il construit sans cesse sa coquille en forme de spirale cloisonnée. A mesure qu’il grandit, le corps du nautile élabore une nouvelle loge plus grande et quitte l’ancienne. Il habite toujours dans la dernière. Les loges que n’occupe plus l’animal contiennent un mélange de gaz et de liquide qui lui servent à monter ou descendre dans l’eau. (Katherine Feely, SND).

Outre la très belle métaphore du nautilus, quelle ne fut pas la surprise et l’émotion de Raphaël en entendant ce récit, lui qui avait apporté de Madagascar un nautilus pour l’offrir !

Ce jeudi était aussi la dernière matinée de travail des associés avec nous. Pendant deux jours ils ont partagé notre réflexion sur l’avenir, ils ont apporté leur éclairage, leur expérience, leurs attentes afin que nous les prenions en compte dans notre orientation finale. Des liens se sont tissés…
Avant de nous séparer nous les avons renvoyés en mission dans leurs pays respectifs avec notre bénédiction.
Petit pincement au cœur au moment de se séparer…
Ils nous quittent mais vont poursuivre encore quelques jours leur découverte de la Congrégation et des hauts lieux de la Vendée.

En fin de matinée l’abbé Antoine Gagnié est venu célébrer la messe qui s’est terminée par la bénédiction du Conseil général sortant :

C’est toi, Seigneur, qui a mis au cœur de nos sœurs Marie-Louise, Éliane, Marie-Paule, Odile le désir de te consacrer leur vie et, au long de ces six années, tu leur as donné les forces nécessaires pour répondre à leur vocation dans la mission du Conseil général de la Congrégation des Sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.
Nous te bénissons car tu as dirigé leur marche vers Toi et vers les sœurs et les associés dans les différents pays.
Nous te bénissons car tu leur as permis de ne chercher que ton Royaume en suivant le Christ humble et pauvre.
Nous te bénissons car tu as mis la paix et la joie dans leur cœur. Continue de les bénir.

Nous te le demandons par ton Fils Jésus-christ et par l’Esprit-saint qui règnent avec toi, Père, pour les siècles des siècles. Amen.

La taza*

Mercredi 3 juillet – 4ème jour de Chapitre

Nous continuons notre travail avec des journées denses !

Hier nous avons reçu un autre cadeau, de la part de nos sœurs de République Dominicaine :  una taza*, qu’en bon français nous appelons mug (!). Mais en République Dominicaine la taza est plus qu’une simple tasse, elle est tout un symbole de la vie des gens, elle est LE cadeau par excellence, celui de toutes les circonstances : naissance, baptême, mariage, anniversaire, rencontre importante… Elle s’offre telle quelle ou garnie de friandises, nue ou décorée selon les circonstances. Les tazas qui nous ont été offertes ont été peintes aux couleurs du Chapitre par la fille d’une associée à la Congrégation.

La taza est si importante pour ce peuple qu’une sœur l’a choisie comme symbole pour accompagner une semaine de prière** : la taza de vie, la taza ouverte, la taza ébréchée, cassée, de miséricorde, de bénédiction. Chaque jour un attribut soutient une méditation, une relecture de vie, une prière.

C’est ça aussi la connaissance de l’autre, de son pays et de ses coutumes. Alors à la fin du Chapitre, avec la taza c’est plus qu’un simple mug que nous emporterons avec nous.

Marisol, associée, sœurs Gisela et Fresa

  • prononcer « tassa »
  • ** La taza, símbolo de nuestra vida, Guía para el crecimiento espiritual, Joyce Rupp

3ème jour de Chapitre

Mardi 2 juillet – 3ème jour de Chapitre

Hier lundi et aujourd’hui était le temps de la relecture : comment avons-nous mis en œuvre les orientations du Chapitre de 2013 au cours de ces six dernières années ?

Lundi, sœur Marie-Louise Soaviloma, Supérieure générale, a présenté le rapport moral ; sœur Éliane Morin, Économe générale, et M. Jean-Paul Sourisseau, Directeur administratif et financier, le rapport économique et financer. L’un et l’autre rapport nous permettent de voir le chemin parcouru, les temps forts de ces années, les réalisations, les questions qui émergent, le point où nous en sommes, les défis à relever.

Aujourd’hui les responsables des autres pays ont à leur tour présenté leur rapport moral : France, Congo, Canada, Madagascar, République Dominicaine. Les pays étaient invités à apporter une touche créative à leur rapport. C’est ainsi que sœur Victorine s’est appuyée sur une peinture de sœur Aude dont chaque partie de l’arbre symbolisait une réalité du Congo, une richesse, une pauvreté, une détresse. Les Malgaches ont mimé l’accueil de malades au centre médical et ont terminé par une danse de leur pays. Les Françaises ont complété le rapport de sœur Nadia Brianceau avec quelques rapides sketches évoquant les temps forts de la Province et de l’Église, les questions et crises ecclésiales et sociétales actuelles.

Dans l’après midi les associés nous ont rejointes pour nous partager leur travail de la veille avec le Père Clément Pichaud. Relecture également de leur chemin d’associés, désirs et convictions pour l’avenir.

Chaque rapport, lundi et mardi, était suivi d’un temps d’échange en petits groupes inter pays puis en assemblée plénière pour assimiler ce que nous venions d’entendre à la lumière des remarques et des questions des unes et des autres. Chaque journée s’est terminée par la messe célébrée par l’abbé Yves Clénet.

Le travail de ces deux jours nous a permis une meilleure connaissance de chaque pays, de ses capacités, de ses attentes, des questions à affronter, des défis à relever. Meilleure connaissance entre nous pour continuer ensemble avec le dynamisme qui se dégage, dans un climat fraternel et paisible.  Riches de tous ces apports il nous faut maintenant nous donner un cap pour les prochaines années. Ce sera le travail de ces prochains jours.

« Jésus, que devons-nous faire
pour nous aimer à ta manière
et construire ainsi la fraternité au cœur du monde ? »

1er jour de Chapitre

Sœur Alexise (Malgache) et moi-même sœur Emmanuelle (Française) avons été désignées pour vous donner quelques échos de nos travaux au cours de ces seize jours de Chapitre. C’est avec joie que nous vous rejoindrons ici de temps en temps.

C’est donc à 14 h 30 ce dimanche 30 juin que nous nous sommes retrouvés, sœurs et associés, à la chapelle du Centre Pierre Monnereau à Mormaison pour la célébration d’ouverture du Chapitre, préparée par le Conseil général de la Congrégation.

Le choix des textes du Nouveau Testament  nous introduisait dans le thème et la démarche spirituelle de discernement. De même que les auditeurs de Pierre lui demandaient « que devons-nous faire » (Actes 2, 22.32.36-38), nous demanderons

« Jésus, que devons-nous faire
pour nous aimer à ta manière

et construire ainsi la fraternité au cœur du monde ? »,

thème du Chapitre.

Puis sœur Catherine RYAN, sœur Servite, accompagnatrice du Chapitre, a présenté la méthode de travail, les temps de prière et le processus de discernement qui nous conduira à déterminer une orientation pour les six prochaines années et à élire les sœurs auxquelles nous confierons le soin de mettre en œuvre cette orientation.

Ce Chapitre, s’il est temps fort de discernement est aussi temps de fraternité et joie de se retrouver de tous les pays. Ou de marquer une délicate attention, ainsi les sacs que l’on peut voir sur la photo ont été confectionnés par une sœur du Congo pour chaque capitulante. Non seulement ils sont très beaux mais impeccablement réalisés de l’avis d’une professionnelle. Merci sœur Bé Thérèse !

50 ANS DE PRÉSENCE DES SOEURS EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

Cela se fête, se célèbre….

Vu de France… j’en rêve: rendre grâce, revoir toutes ces personnes avec qui des liens forts se sont tissés, au fil des années dans ce «  faire avec eux » pour la Vie.

La bienveillance, la tendresse de Dieu ne sont pas des mots mais un amour proposé et…

un fil qui accompagne et mène notre vie.

Merci à mes sœurs, aux responsables de la congrégation, au Père Olivier curé de la paroisse, qui par mail a sollicité les paroissiens et l’association dont je suis membre … tout dans « mon dos » et un jour il me dit : » Tu vas en République Dominicaine pour les 50 ans, on paie ton voyage, la congrégation est d’accord », je n’y croyais pas, puis j’ai explosé de joie ;

Ce fut 10 jours pour :

  • rendre grâce
  • vivre intensément les joies de la rencontre, des souvenirs évoqués.
  • Se réjouir des progrès vécus par les uns ou les autres
  • sentir la main de Dieu.

Célébration d’action de grâce en l’église de Castillo, les cœurs étaient à l’unisson: les sœurs, les associés, les paroissiens, les amis venus en cars ( 4 ) des lieux des autres communautés, deux évêques, des prêtres, des diacres, des présidents d’assemblés, la chorale ; PRIÈRE – FÊTE .

Ambiance joyeuse et fraternelle durant le repas, 300 personnes, si bien préparé, très bien déroulé.

Visite à l’école Angélica Massé, joie puissance 100, «  tu m’as… », « tu m’as fait… » « tu m’as donné…» . En 2009 il y avait un préscolaire, un primaire, actuellement en plus : un collège, un lycée.

Des femmes que j’avais sollicitées pour travailler, elles ont étudié, elles sont maîtresse ou prof.

Merci Seigneur.

Même constat et joie à « l’école communautaire espérance et vie » de Guaricano, elle s’est agrandie d’un collège, les maîtresses fidèles à notre esprit de départ…

Visites et rencontres avec les personnes des barrios, la pauvreté est toujours très présente, mais des améliorations dans l’habitat, les routes goudronnées, et le fait que les femmes ont des petits boulots.

«  La main de Dieu » assure la population du secteur, parce que j’étais présente pour aider un oncle à récupérer le corps de Rafélito, (il ne savait pas son vrai nom, ni sa date de naissance)…un enfant de la rue que j’avais apprivoisé, tenté d’éduquer, mais qu’un homme a tué la veille de ma visite.

Pour toutes ces joies reçues et données, pour l’accueil chaleureux et fraternel des sœurs

MERCI SEIGNEUR .

Sœur Claude Logeais

La Main de Dieu

90 ans ! C’est l’âge de Jean, l’un de nos voisins. Belle occasion de l’inviter à la communauté avec son épouse Hélène. Au programme de la rencontre, conversation amicale autour d’un goûter substantiel qui s’impose pour fêter “dignement” un tel anniversaire. Mais l’âme y trouve-t-elle forcément son compte ?Nous pensons alors à un cadeau du cœur, un “petit plus” ayant valeur symbolique avant tout. Mais quoi offrir ? Question délicate qui trouve assez vite une réponse unanime. Ce sera une modeste sculpture malgache : “La Main de Dieu”. Une Main rassurante, douce et ferme, enveloppante, protectrice. Il nous semble que notre voisin nonagénaire apprécierait.

La suite, la voici. Quelques jours après cette rencontre, Jean et Hélène deviennent arrière-grands-parents pour la première fois. Un grand bonheur ! Un peu terni cependant quelques jours après … Hélène ose alors demander à notre communauté une “Main de Dieu” (comme celle qu’a reçu son mari)  pour le nouveau-né car, dit-elle avec émotion, “il n’y a aucun signe religieux dans sa chambre”. La jeune maman a été touchée par le geste de l’arrière-grand-mère.

Une communauté de sœurs des Sacrés Coeurs

La joie du Coeur de Dieu, c’est ta joie !

Ce samedi 25 mai 2019, la Maison d’accueil du 9 rue du Roc à la Roche sur Yon a résonné de fraternité et d’humour, de chansons et de rires. Les sœurs des Sacrés Cœurs en communauté à la Roche sur Yon et à Saint Florent des Bois étaient invitées par deux des leurs qui célèbrent cette année un jubilé : 60 années pour Sr Odette, française et 25 années de vie consacrée pour Sr Florentine, malgache. Un duo tout en contrastes mais bien accordé pour offrir un moment festif à leurs sœurs invitées.

Après un temps de fête de nos deux sœurs jubilaires, d’échanges joyeux et de jeux divers, les tables se sont soudain couvertes de boissons et de mets savoureux … Sr Odette et Sr Florentine, aidées de Marie-Jérôme (sœur malgache), avaient déployé leurs talents culinaires dignes de ceux d’un grand chef … sans lésiner sur le temps de préparation ni sur le volume « gastronomique« . Avec, en prime, écrit en lettres « de crème » sur le gâteau (invisibles sur la photo), ce passage bien connu du psaume 22 : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ». Et on ne manque vraiment de rien quand la nourriture du corps et celle de l’âme sont ainsi associées …

Au terme de cette agréable rencontre, c’est à l’oratoire de la Maison d’accueil que nous avons adressé au Seigneur nos prières d’action de grâce pour nos sœurs jubilaires, pour notre congrégation, pour l’Église, pour le monde, sûres que  « L’Esprit est une brûlante présence d’amour et qu’Il habite le cœur de chacun ».

Toi qui aimes la vie !

Pour la deuxième année consécutive, les soeurs des Sacrés Coeurs et Mme Brigitte Van Dorpe (animatrice spirituelle) proposent 4 jours « de pause » fin juin à Bourgenay (Talmont St Hilaire).

Ce lieu, au bord de l’océan atlantique et à proximité d’un port de plaisance est propice au repos, à la détente, au changement d’air… Ces 4 journées se vivront dans une ambiance estivale, belle et simple de marche (2 à 3 heures par jour), de prière, de réflexion ainsi que des temps de partage et de convivialité… De quoi se poser pour aborder sereinement le temps des vacances !

Après « en chemin ! » vécu en juin 2018, le thème retenu pour l’édition 2019 est « Toi qui aimes la vie ! », en s’appuyant sur l’encyclique du Pape François « Laudato si ». Ce texte aidera les participants à avancer sur un chemin de plus grand respect de la nature et sur un meilleur « vivre-ensemble » selon l’Évangile.

Cette proposition peut se vivre sous plusieurs formules afin de s’adapter à la disponibilité de chacun. Ainsi, il est possible de participer à un, deux, trois jours ou à l’ensemble des quatre jours.

Informations pratiques :

► du samedi 22 juin au mardi 25 juin (possibilité de participer à 1, 2, 3 ou 4 jours)

► au 474 avenue Notre Dame à Bourgenay-Talmont St Hilaire (chez les soeurs des Sacrés Coeurs)

Pour plus de renseignements

Vous pouvez télécharger le tract en cliquant ici ou contacter Sr Martine : 07 85 63 61 18 – chaillotmd@orange.fr

Retrouvez les témoignages de l’an dernier en cliquant ici

Concert de Natasha St Pier le 6 juillet à la Roche sur Yon

Natasha St Pier chante les poèmes de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, dans la suite de son album « Aimer c’est tout donner ».

Les poèmes de la Petite Thérèse sont au cœur de cette aventure musicale qui met en lumière ce trésor de la foi chrétienne.

Au fil de sa tournée de plus de 40 concerts à travers la France, Natasha St-Pier s’arrêtera donc à La Roche-sur-Yon, le samedi 6 juillet prochain.

Notez qu’en cette période de premières communions, de profession de foi etc, ce concert ferait un beau cadeau pour vos enfants !

Le concert est organisé par et au profit de l’école « Jean de la Fontaine » de la Roche sur Yon

Tarif Normal : 25€

Tarif VIP (très proche de la scène) : 35€

Pour réserver vos places : https://www.helloasso.com/associations/avpab/evenements/concert-de-natasha-st-pier

Fêter un jubilé en EHPAD

De même que les couples et les familles aiment fêter 25, 50, 70 ans… de mariage, les religieuses aiment célébrer leurs anniversaires d’engagement dans la vie religieuse. Ce sont donc 60, 70 et 75 ans de vie religieuse que les sœurs de l’EHPAD Union Chrétienne de Fontenay-le-Comte ont fêté ce vendredi 24 mai. Messe d’action de grâce et repas festif ont réuni les sœurs de l’EHPAD et les autres résidents ainsi que les sœurs de la communauté voisine qui leur rendent souvent visite. Pour la circonstance les sœurs avaient repris leur foulard fuchsia, clin d’œil à l’année jubilaire du bicentenaire de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs.

L’équipe du Service Évangélique des Malades (SEM) et l’abbé Jean-Claude Michaud avaient soigneusement préparé la messe avec quelques délicates attentions pour les jubilaires : à l’appel de leur nom une rose déposée sur l’autel, symbole de l’offrande de chacune et un bref rappel de ce que fut leur vie active agrémenté de souvenirs personnels car ces quatre sœurs-là et l’abbé Michaud c’est une vieille histoire de fontenaisiens. Quarante-et-un ans à l’accueil de la clinique Union Chrétienne pour sœur Marie-Alexandre, cette clinique devenue EHPAD où elle se trouve à nouveau ; toute une vie à l’accueil et au service du secrétariat du lycée Notre-Dame de Fontenay pour sœur Marie, ou à l’école maternelle pour l’autre sœur Marie, et puis les souvenirs d’enfance et de voisinage avec sœur Jacqueline.

Une belle assemblée de prière avec les autres résidents de l’EHPAD dans un climat de joie paisible qui se lisait sur les visages. A la fin de la messe l’abbé Michaud a donné la parole aux sœurs jubilaires. Chacune, avec ses mots, a exprimé un merci, une action de grâce, une joie. L’une d’elle, trop émue n’a pu dire ce qu’elle avait préparé, c’est Marie-Thérèse, de l’équipe du SEM qui l’a lu : je veux remercier le Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné. Merci pour tout ce que j’ai reçu, passé, présent… L’abbé Michaud a terminé en donnant rendez-vous dans cinq ans, pour 75 et 80 ans de vie religieuse. Certaines semblaient avoir des doutes…

La fête s’est poursuivie autour de la table, avec les autres résidents de l’EHPAD : la fête c’est aussi pour eux, et cela faisait une belle tablée inhabituelle. Repas de circonstance pour lequel la direction et le personnel n’ont pas hésité à accueillir toutes les sœurs de la communauté voisine. Les jubilaires ont été choyées et le personnel a manifesté beaucoup d’attention et de délicatesse à l’égard de tous.

J’ai été touchée par la joie et la sérénité des sœurs et en particulier de sœur Marie-Alexandre (ma voisine de table), 96 ans, malgré sa quasi-cécité et son corps usé, pourtant sereinement et avec humour elle doutait d’être encore là dans cinq ans.

Merci à vous mes sœurs qui dans cette étape de la vie donnez un si beau témoignage, simple et sans bruit, juste comme une fleur épanouie et rayonnante. Aujourd’hui encore, au milieu des laïcs, résidents et personnel, vous continuez à être témoins de la joie d’une vie consacrée à Jésus-Christ.

Sœur Emmanuelle BERTHO