Quatre ans de Vie à Paris

Quatre belles années passées à la communauté du 40 avenue Michel Bizot à Paris 12e s’achèvent. J’ai eu la joie d’y vivre la fraternité intergénérationnelle avec Sr Solange, Sr Andrée et la fraternité interculturelle avec des sœurs malgaches, congolaises, dominicaine. Occasion de découvrir d’autres cultures et de faire l’expérience du « corps congrégation ». Quelle chance !!

Les études de théologie à l’IER (Institut d’Etudes Religieuses à l’Institut Catholique de Paris) ont été très riches, me permettant de comprendre et d’approfondir notre foi chrétienne afin de mieux servir l’Eglise et de dialoguer avec le monde. En plus d’être un parcours universitaire, c’est une expérience ecclésiale et fraternelle puisque nous sommes des étudiants laïcs et religieux, de plusieurs nationalités, de différents diocèses, engagés dans diverses missions d’Eglise. La théologie et la pastorale sont inséparables.

De mon côté, j’ai plutôt investi la pastorale des jeunes en accompagnant l’aumônerie des lycéens de notre paroisse du Saint Esprit. Chaque vendredi soir, une douzaine d’adolescents du quartier se retrouvent pour jouer, réfléchir et prier. Des temps forts festifs ponctuent l’année comme le FRAT à Lourdes, un séjour à Taizé, la soirée crêpes ou barbecue ! Cette mission qui consiste à accompagner les jeunes dans leur chemin de vie et de foi m’a donné beaucoup de joie.

J’ai aussi participé à l’action Hiver Solidaire de la paroisse qui accueille chaque hiver cinq personnes sans domicile, leur propose le dîner et le coucher dans un lieu adapté. Ainsi, tout en partageant le repas, nous faisons connaissance avec ces personnes dont la vie est difficile mais qui sont heureuses de bénéficier d’un lieu de repos, d’écoute et d’amitié. Ils apprécient aussi les soirées « détente » comme celle de la galette des rois (voir photo !). Et pour les bénévoles, c’est une aussi bonne école d’ouverture aux autres !

Vous le voyez, ces quatre années ont été riches de rencontres et de projets. Je rends grâce au Seigneur pour toutes les merveilles dont il a comblé mon cœur ! Magnificat ! Et maintenant, ça va continuer en Vendée…

Sr Anne-Lise

Conseil Provincial de France

Nous sommes heureuses de vous faire part et de vous présenter chacune des sœurs nommées pour le Conseil provincial de France afin de rendre service à la Congrégation pour leur pays.  Nous les assurons de nos prières et soutien pour cette mission

Provinciale :   Sœur Nadia BRIANCEAU (au centre)

Assistante :    Sœur Marie-Paule PLANCHIN (à la gauche de Sr Nadia – à droite sur la photo)

conseillère : Sœur Emmanuelle BERTHO (à la droite de Sr Nadia – à gauche sur la photo)

Au service des jeunes et des vocations, à Lourdes

Quelle joie de rencontrer des jeunes adolescents venus en pèlerinage à Lourdes avec leur diocèse et de vivre avec eux un échange autour du thème des vocations !

Originaires d’Arras, d’Albi, de Besançon, de Poitiers ou d’ailleurs, ils ont fait halte au Pavillon des Vocations de Lourdes pour répondre au Quizz « Christus vivit » sur le thème de l’engagement, jouer aux cartes Voc’action, échanger à partir des cartes-Bible ou écouter le témoignage d’une religieuse. Les questions portent sur l’appel au bonheur que Dieu adresse à chacun. Comment l’entendre et comment y répondre ? Quels sont les talents que le Seigneur a mis en nous et qui demandent à s’épanouir ? Comment conjuguer engagement et liberté ? Pour qui et pour quoi suis-je fait(e) ? Ai-je déjà pensé devenir prêtre ou consacré(e) ?

Entre débat et fous-rires, le partage est animé !! C’est vrai que toutes ces questions les rejoignent concrètement. Quand on est au collège ou au lycée, on pense à son avenir, au métier qu’on souhaite réaliser, à la famille qu’on aimerait fonder… « Moi, je sais ce que je veux faire. Je veux aider les autres ! » lance une jeune fille. Certains sont déjà habitués au service car ils sont servants de messe dans leur paroisse (et parfois le seul servant de la paroisse !!). Une autre est venue en fauteuil roulant et s’est entrainée toute l’année pour tenir le coup physiquement. Leurs accompagnateurs se réjouissent de ces partages animés et les poursuivront après le pèlerinage.

Le Pavillon des Vocations accueille ainsi les jeunes pèlerins aux vacances d’avril, de juillet et d’août. 2 700 jeunes y sont passés l’an dernier ! Des équipes bénévoles de consacrés et laïcs sont constituées pour assurer l’accueil et l’animation. Début août, nous étions quatre sœurs de quatre congrégations et de quatre nationalités différentes. C’est une belle expérience de fraternité, de prière et d’accueil puisque nous recevons également des jeunes adultes – étudiants ou professionnels – qui cherchent leur voie et demandent une écoute et des conseils.

Enfin, être à Lourdes, c’est faire l’expérience de l’Eglise universelle car nous rencontrons des personnes de tous les pays et toutes les vocations : séminaristes diocésains ou des MEP, consacrés de toutes les familles, hospitaliers de tous les âges, prêtres, familles en service avec leurs enfants… Elle est belle l’Eglise !

Et pour conclure : « continuez à prier pour toutes les vocations ! » afin que chaque chrétien porte du fruit, selon son appel.

Sr Anne-Lise

Conseil provincial de Madagascar

Nous sommes heureuses de vous faire part et de vous présenter chacune des sœurs nommées pour le Conseil provincial de Madagascar afin de rendre service à la Congrégation pour leur pays.  Nous les assurons de nos prières et soutien pour cette mission

Provinciale :   Sœur Emilienne RANIVONILENINA

Assistante :    Sœur Caroline SOLOFONIRINA

et les  conseillères : Sœur Francine RAVAO, Sœur Goline GOGO et Sœur Justine JORO

MADAGASCAR : engagements temporaires de 5 soeurs

« Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »  1 Cor 12, 27

 Aujourd’hui le 14 août 2019, nous avons eu la joie de célébrer la profession temporaire de nos cinq jeunes : Sœurs Joséphine, Louisette, Francia, Viviane et Sidonie. Cette célébration  a eu lieu dans la chapelle à Amborovy de Majunga. La cérémonie a été célébrée par le père Jean Norbert, délégué apostolique, entouré de neuf prêtres et un diacre du diocèse.

La fête a commencé le mardi 13 août 2019 dans la matinée par une explication de notre vie religieuse et de la congrégation aux parents de ces sœurs qui sont venues du loin pour soutenir le choix de leur fille. Et dans l’après midi, nous avons vécu la bénédiction des parents, bénédiction intégrée dans la prière des vêpres, à la communauté du noviciat à Tsaramandroso. La bénédiction des parents est très importante dans nos coutumes : signe d’acceptation, soutien des parents, et souhait pour le bien de leurs filles dans le cheminement qu’elles ont choisi. Il y avait aussi le renouvellement des vœux temporaires de nos quatre jeunes sœurs : Jacqueline, Stella, Tatiana et Ravaka.

Le 14 août 2019, c’était la célébration messe d’action de grâce qui a commencée à 9h00. Les gens étaient venus nombreux prier avec nous : des chrétiens dans des paroisses, les sœurs des autres congrégations, l’inter-noviciat, les familles et les associé.e.s.  A la fin de l’Eucharistie, un repas festif a été offert aux invité.e.s.

Voilà quelques nouvelles pour la province de Madagascar. Merci à vous tous, sœurs et associés pour votre soutien dans la prière fraternelle.

Sr Alexise, Majunga

Partage avec les enfants

Samedi 29 juin dernier, les enfants des écoles publiques du secteur paroissial avec leurs accompagnateurs en catéchèse sont venus à la rencontre de notre communauté de la Louisiane. Temps d’accueil, de présentation, réponse aux questions, confection de coeurs en pâte à modeler, moment de prière dans notre oratoire, temps convivial avec rafraichissements à l’ombre des tilleuls. Chacun est reparti avec la BD de Pierre Monnereau. Un bon moment de partage entre les uns et les autres.

Les Soeurs de la Louisiane (La Roche sur Yon)

 

Une pierre pour Madagascar

Marylise, Patrick Berroy et leurs filles Sara et Lou habitent Paris 12e et sont amis des soeurs de la communauté située avenue Michel Bizot. Ils ont fondé l’association « Une pierre pour Madagascar » afin d’aider l’école de Fianarantsoa où Sr Andréa est directrice. Ils en reviennent et nous partagent les joies de leur voyage.

C’est avec le cœur rempli de joie et pleins d’images dans la tête et dans notre ordinateur que nous rentrons d’un périple de 18 jours à Madagascar.

Nous avons d’abord été reçus à la communauté de Fianarantsoa où Soeur Andréa nous a présenté l’école maternelle primaire et collège qu’elle dirige et que nous soutenons avec notre association. Au petit déjeuner, la gelée de fruits de Soeur Léoncine, infirmière au dispensaire, ouvrait des journées bien rythmées.

La fête de fin d’année de l’école a commencé par une messe, présidée par Mgr Fulgence, pleine de joie et de louanges. Il a souligné l’engagement des Sœurs dans l’éducation des enfants malgaches.

Nous avons pu rencontrer les enfants parrainés et leur parents, mais aussi discuter de futurs projets de construction.

Lors du long voyage de Fianarantsoa à Mahajanga nous sommes passés par les communautés de Tana, Maevatanana et plusieurs lieux où sont présentes les sœurs à Mahajanga (dispensaire, maison des aînés, l’école Notre Dame, Notre Dame des Flots).

Les temps de prière qui ont jalonné notre voyage nous ont permis de nous ressourcer.

Nous avons été très surpris par le contraste de ce peuple qui cuisine au charbon, extrêmement pauvre et qui, le dimanche pour la messe avec leurs plus beaux vêtements et leurs plus belles chaussures, sont porté par une foi joyeuse.

Nous rendons grâce aux « sœurs double cœurs » pour leur dévouement.

Ce voyage a été, sans doute, le plus incroyable de toute ma vie jusqu’à présent. Tous ces gens et ces regards croisés, tous ces moments de vies partagés, toutes ces personnes rencontrées et malheureusement toute la pauvreté que j’ai pu observer resteront gravés dans ma mémoire! Chaque jour, nous avons soit découvert soit rencontré quelqu’un ou quelque chose de spécial. Ces 18 jours ont donc été rythmés de moments absolument géniaux. Une des choses que j’ai le plus apprécié a été le fait de passer le séjour accompagné de Sœur Andréa et plus généralement de la congrégation des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie. En effet, ce détail a donné une autre perspective à notre voyage humanitaire avec notre association Une Pierre Pour Madagascar, une perspective nous empêchant de centrer notre voyage uniquement sur l’école ; comme par exemple la rencontre avec l’archevêque, avec les sœurs dans les différentes villes visitées, les messes malgaches ou encore plein d’autres choses ! Même si un petit paragraphe comme celui-ci ne peut évidemment pas résumer presque trois semaines de découvertes renversantes, je souhaite également à travers ce texte, remercier les sœurs pour leur accueil.

Lou (16 ans)

50 ANS DE PRÉSENCE DES SOEURS EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

Cela se fête, se célèbre….

Vu de France… j’en rêve: rendre grâce, revoir toutes ces personnes avec qui des liens forts se sont tissés, au fil des années dans ce «  faire avec eux » pour la Vie.

La bienveillance, la tendresse de Dieu ne sont pas des mots mais un amour proposé et…

un fil qui accompagne et mène notre vie.

Merci à mes sœurs, aux responsables de la congrégation, au Père Olivier curé de la paroisse, qui par mail a sollicité les paroissiens et l’association dont je suis membre … tout dans « mon dos » et un jour il me dit : » Tu vas en République Dominicaine pour les 50 ans, on paie ton voyage, la congrégation est d’accord », je n’y croyais pas, puis j’ai explosé de joie ;

Ce fut 10 jours pour :

  • rendre grâce
  • vivre intensément les joies de la rencontre, des souvenirs évoqués.
  • Se réjouir des progrès vécus par les uns ou les autres
  • sentir la main de Dieu.

Célébration d’action de grâce en l’église de Castillo, les cœurs étaient à l’unisson: les sœurs, les associés, les paroissiens, les amis venus en cars ( 4 ) des lieux des autres communautés, deux évêques, des prêtres, des diacres, des présidents d’assemblés, la chorale ; PRIÈRE – FÊTE .

Ambiance joyeuse et fraternelle durant le repas, 300 personnes, si bien préparé, très bien déroulé.

Visite à l’école Angélica Massé, joie puissance 100, «  tu m’as… », « tu m’as fait… » « tu m’as donné…» . En 2009 il y avait un préscolaire, un primaire, actuellement en plus : un collège, un lycée.

Des femmes que j’avais sollicitées pour travailler, elles ont étudié, elles sont maîtresse ou prof.

Merci Seigneur.

Même constat et joie à « l’école communautaire espérance et vie » de Guaricano, elle s’est agrandie d’un collège, les maîtresses fidèles à notre esprit de départ…

Visites et rencontres avec les personnes des barrios, la pauvreté est toujours très présente, mais des améliorations dans l’habitat, les routes goudronnées, et le fait que les femmes ont des petits boulots.

«  La main de Dieu » assure la population du secteur, parce que j’étais présente pour aider un oncle à récupérer le corps de Rafélito, (il ne savait pas son vrai nom, ni sa date de naissance)…un enfant de la rue que j’avais apprivoisé, tenté d’éduquer, mais qu’un homme a tué la veille de ma visite.

Pour toutes ces joies reçues et données, pour l’accueil chaleureux et fraternel des sœurs

MERCI SEIGNEUR .

Sœur Claude Logeais

La Main de Dieu

90 ans ! C’est l’âge de Jean, l’un de nos voisins. Belle occasion de l’inviter à la communauté avec son épouse Hélène. Au programme de la rencontre, conversation amicale autour d’un goûter substantiel qui s’impose pour fêter “dignement” un tel anniversaire. Mais l’âme y trouve-t-elle forcément son compte ?Nous pensons alors à un cadeau du cœur, un “petit plus” ayant valeur symbolique avant tout. Mais quoi offrir ? Question délicate qui trouve assez vite une réponse unanime. Ce sera une modeste sculpture malgache : “La Main de Dieu”. Une Main rassurante, douce et ferme, enveloppante, protectrice. Il nous semble que notre voisin nonagénaire apprécierait.

La suite, la voici. Quelques jours après cette rencontre, Jean et Hélène deviennent arrière-grands-parents pour la première fois. Un grand bonheur ! Un peu terni cependant quelques jours après … Hélène ose alors demander à notre communauté une “Main de Dieu” (comme celle qu’a reçu son mari)  pour le nouveau-né car, dit-elle avec émotion, “il n’y a aucun signe religieux dans sa chambre”. La jeune maman a été touchée par le geste de l’arrière-grand-mère.

Une communauté de sœurs des Sacrés Coeurs