Une pierre pour Madagascar

Marylise, Patrick Berroy et leurs filles Sara et Lou habitent Paris 12e et sont amis des soeurs de la communauté située avenue Michel Bizot. Ils ont fondé l’association « Une pierre pour Madagascar » afin d’aider l’école de Fianarantsoa où Sr Andréa est directrice. Ils en reviennent et nous partagent les joies de leur voyage.

C’est avec le cœur rempli de joie et pleins d’images dans la tête et dans notre ordinateur que nous rentrons d’un périple de 18 jours à Madagascar.

Nous avons d’abord été reçus à la communauté de Fianarantsoa où Soeur Andréa nous a présenté l’école maternelle primaire et collège qu’elle dirige et que nous soutenons avec notre association. Au petit déjeuner, la gelée de fruits de Soeur Léoncine, infirmière au dispensaire, ouvrait des journées bien rythmées.

La fête de fin d’année de l’école a commencé par une messe, présidée par Mgr Fulgence, pleine de joie et de louanges. Il a souligné l’engagement des Sœurs dans l’éducation des enfants malgaches.

Nous avons pu rencontrer les enfants parrainés et leur parents, mais aussi discuter de futurs projets de construction.

Lors du long voyage de Fianarantsoa à Mahajanga nous sommes passés par les communautés de Tana, Maevatanana et plusieurs lieux où sont présentes les sœurs à Mahajanga (dispensaire, maison des aînés, l’école Notre Dame, Notre Dame des Flots).

Les temps de prière qui ont jalonné notre voyage nous ont permis de nous ressourcer.

Nous avons été très surpris par le contraste de ce peuple qui cuisine au charbon, extrêmement pauvre et qui, le dimanche pour la messe avec leurs plus beaux vêtements et leurs plus belles chaussures, sont porté par une foi joyeuse.

Nous rendons grâce aux « sœurs double cœurs » pour leur dévouement.

Ce voyage a été, sans doute, le plus incroyable de toute ma vie jusqu’à présent. Tous ces gens et ces regards croisés, tous ces moments de vies partagés, toutes ces personnes rencontrées et malheureusement toute la pauvreté que j’ai pu observer resteront gravés dans ma mémoire! Chaque jour, nous avons soit découvert soit rencontré quelqu’un ou quelque chose de spécial. Ces 18 jours ont donc été rythmés de moments absolument géniaux. Une des choses que j’ai le plus apprécié a été le fait de passer le séjour accompagné de Sœur Andréa et plus généralement de la congrégation des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie. En effet, ce détail a donné une autre perspective à notre voyage humanitaire avec notre association Une Pierre Pour Madagascar, une perspective nous empêchant de centrer notre voyage uniquement sur l’école ; comme par exemple la rencontre avec l’archevêque, avec les sœurs dans les différentes villes visitées, les messes malgaches ou encore plein d’autres choses ! Même si un petit paragraphe comme celui-ci ne peut évidemment pas résumer presque trois semaines de découvertes renversantes, je souhaite également à travers ce texte, remercier les sœurs pour leur accueil.

Lou (16 ans)

50 ANS DE PRÉSENCE DES SOEURS EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

Cela se fête, se célèbre….

Vu de France… j’en rêve: rendre grâce, revoir toutes ces personnes avec qui des liens forts se sont tissés, au fil des années dans ce «  faire avec eux » pour la Vie.

La bienveillance, la tendresse de Dieu ne sont pas des mots mais un amour proposé et…

un fil qui accompagne et mène notre vie.

Merci à mes sœurs, aux responsables de la congrégation, au Père Olivier curé de la paroisse, qui par mail a sollicité les paroissiens et l’association dont je suis membre … tout dans « mon dos » et un jour il me dit : » Tu vas en République Dominicaine pour les 50 ans, on paie ton voyage, la congrégation est d’accord », je n’y croyais pas, puis j’ai explosé de joie ;

Ce fut 10 jours pour :

  • rendre grâce
  • vivre intensément les joies de la rencontre, des souvenirs évoqués.
  • Se réjouir des progrès vécus par les uns ou les autres
  • sentir la main de Dieu.

Célébration d’action de grâce en l’église de Castillo, les cœurs étaient à l’unisson: les sœurs, les associés, les paroissiens, les amis venus en cars ( 4 ) des lieux des autres communautés, deux évêques, des prêtres, des diacres, des présidents d’assemblés, la chorale ; PRIÈRE – FÊTE .

Ambiance joyeuse et fraternelle durant le repas, 300 personnes, si bien préparé, très bien déroulé.

Visite à l’école Angélica Massé, joie puissance 100, «  tu m’as… », « tu m’as fait… » « tu m’as donné…» . En 2009 il y avait un préscolaire, un primaire, actuellement en plus : un collège, un lycée.

Des femmes que j’avais sollicitées pour travailler, elles ont étudié, elles sont maîtresse ou prof.

Merci Seigneur.

Même constat et joie à « l’école communautaire espérance et vie » de Guaricano, elle s’est agrandie d’un collège, les maîtresses fidèles à notre esprit de départ…

Visites et rencontres avec les personnes des barrios, la pauvreté est toujours très présente, mais des améliorations dans l’habitat, les routes goudronnées, et le fait que les femmes ont des petits boulots.

«  La main de Dieu » assure la population du secteur, parce que j’étais présente pour aider un oncle à récupérer le corps de Rafélito, (il ne savait pas son vrai nom, ni sa date de naissance)…un enfant de la rue que j’avais apprivoisé, tenté d’éduquer, mais qu’un homme a tué la veille de ma visite.

Pour toutes ces joies reçues et données, pour l’accueil chaleureux et fraternel des sœurs

MERCI SEIGNEUR .

Sœur Claude Logeais

La Main de Dieu

90 ans ! C’est l’âge de Jean, l’un de nos voisins. Belle occasion de l’inviter à la communauté avec son épouse Hélène. Au programme de la rencontre, conversation amicale autour d’un goûter substantiel qui s’impose pour fêter “dignement” un tel anniversaire. Mais l’âme y trouve-t-elle forcément son compte ?Nous pensons alors à un cadeau du cœur, un “petit plus” ayant valeur symbolique avant tout. Mais quoi offrir ? Question délicate qui trouve assez vite une réponse unanime. Ce sera une modeste sculpture malgache : “La Main de Dieu”. Une Main rassurante, douce et ferme, enveloppante, protectrice. Il nous semble que notre voisin nonagénaire apprécierait.

La suite, la voici. Quelques jours après cette rencontre, Jean et Hélène deviennent arrière-grands-parents pour la première fois. Un grand bonheur ! Un peu terni cependant quelques jours après … Hélène ose alors demander à notre communauté une “Main de Dieu” (comme celle qu’a reçu son mari)  pour le nouveau-né car, dit-elle avec émotion, “il n’y a aucun signe religieux dans sa chambre”. La jeune maman a été touchée par le geste de l’arrière-grand-mère.

Une communauté de sœurs des Sacrés Coeurs

La joie du Coeur de Dieu, c’est ta joie !

Ce samedi 25 mai 2019, la Maison d’accueil du 9 rue du Roc à la Roche sur Yon a résonné de fraternité et d’humour, de chansons et de rires. Les sœurs des Sacrés Cœurs en communauté à la Roche sur Yon et à Saint Florent des Bois étaient invitées par deux des leurs qui célèbrent cette année un jubilé : 60 années pour Sr Odette, française et 25 années de vie consacrée pour Sr Florentine, malgache. Un duo tout en contrastes mais bien accordé pour offrir un moment festif à leurs sœurs invitées.

Après un temps de fête de nos deux sœurs jubilaires, d’échanges joyeux et de jeux divers, les tables se sont soudain couvertes de boissons et de mets savoureux … Sr Odette et Sr Florentine, aidées de Marie-Jérôme (sœur malgache), avaient déployé leurs talents culinaires dignes de ceux d’un grand chef … sans lésiner sur le temps de préparation ni sur le volume « gastronomique« . Avec, en prime, écrit en lettres « de crème » sur le gâteau (invisibles sur la photo), ce passage bien connu du psaume 22 : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ». Et on ne manque vraiment de rien quand la nourriture du corps et celle de l’âme sont ainsi associées …

Au terme de cette agréable rencontre, c’est à l’oratoire de la Maison d’accueil que nous avons adressé au Seigneur nos prières d’action de grâce pour nos sœurs jubilaires, pour notre congrégation, pour l’Église, pour le monde, sûres que  « L’Esprit est une brûlante présence d’amour et qu’Il habite le cœur de chacun ».

Toi qui aimes la vie !

Pour la deuxième année consécutive, les soeurs des Sacrés Coeurs et Mme Brigitte Van Dorpe (animatrice spirituelle) proposent 4 jours « de pause » fin juin à Bourgenay (Talmont St Hilaire).

Ce lieu, au bord de l’océan atlantique et à proximité d’un port de plaisance est propice au repos, à la détente, au changement d’air… Ces 4 journées se vivront dans une ambiance estivale, belle et simple de marche (2 à 3 heures par jour), de prière, de réflexion ainsi que des temps de partage et de convivialité… De quoi se poser pour aborder sereinement le temps des vacances !

Après « en chemin ! » vécu en juin 2018, le thème retenu pour l’édition 2019 est « Toi qui aimes la vie ! », en s’appuyant sur l’encyclique du Pape François « Laudato si ». Ce texte aidera les participants à avancer sur un chemin de plus grand respect de la nature et sur un meilleur « vivre-ensemble » selon l’Évangile.

Cette proposition peut se vivre sous plusieurs formules afin de s’adapter à la disponibilité de chacun. Ainsi, il est possible de participer à un, deux, trois jours ou à l’ensemble des quatre jours.

Informations pratiques :

► du samedi 22 juin au mardi 25 juin (possibilité de participer à 1, 2, 3 ou 4 jours)

► au 474 avenue Notre Dame à Bourgenay-Talmont St Hilaire (chez les soeurs des Sacrés Coeurs)

Pour plus de renseignements

Vous pouvez télécharger le tract en cliquant ici ou contacter Sr Martine : 07 85 63 61 18 – chaillotmd@orange.fr

Retrouvez les témoignages de l’an dernier en cliquant ici

Concert de Natasha St Pier le 6 juillet à la Roche sur Yon

Natasha St Pier chante les poèmes de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, dans la suite de son album « Aimer c’est tout donner ».

Les poèmes de la Petite Thérèse sont au cœur de cette aventure musicale qui met en lumière ce trésor de la foi chrétienne.

Au fil de sa tournée de plus de 40 concerts à travers la France, Natasha St-Pier s’arrêtera donc à La Roche-sur-Yon, le samedi 6 juillet prochain.

Notez qu’en cette période de premières communions, de profession de foi etc, ce concert ferait un beau cadeau pour vos enfants !

Le concert est organisé par et au profit de l’école « Jean de la Fontaine » de la Roche sur Yon

Tarif Normal : 25€

Tarif VIP (très proche de la scène) : 35€

Pour réserver vos places : https://www.helloasso.com/associations/avpab/evenements/concert-de-natasha-st-pier

Résidence l’Issoire

L’Issoire, ce joli nom qui fait lever des sourcils interrogatifs, c’est celui de la rivière qui coule à Mormaison tout près de la Maison mère des sœurs des Sacrés-Cœurs. C’est donc tout naturellement celui que les sœurs ont choisi de donner à leur nouvelle résidence de personnes âgées. Un bâtiment flambant neuf inauguré et béni ce vendredi 10 mai. Inauguration, en présence d’Yves Auvinet, Président du Conseil départemental et de nombreux autres représentants des collectivités territoriales, des administrations sanitaires et sociales, de sœurs et de résidents

Dans son discours sœur Nadia Brianceau, Provinciale de France(1), a retracé l’histoire de la Congrégation des sœurs des Sacrés-Cœurs et sa tradition d’accueil dans laquelle s’inscrit tout naturellement ce projet de résidence ouverte à des laïcs. Suite à une décision du Département et de l’Agence Régionale de Santé, la Congrégation a dû réorganiser la prise en charge des sœurs âgées. Un bâtiment devenu libre mais vétuste a pu être reconstruit et aménagé en résidence autonomie. L’originalité du projet est que ce bâtiment de 4 étages accueille des sœurs mais également des laïcs. En plus des sœurs, sept personnes se sont installées à la résidence l’Issoire depuis son ouverture en janvier dernier.

La présence d’une communauté religieuse, le soutien de la prière, le climat fraternel, les propositions diverses, la sécurité qu’offre la présence d’un personnel qualifié sont la particularité que cherchent et apprécient les résidents qui gardent toute leur liberté et la possibilité de recevoir famille et amis. Le prix de pension, calculé au plus juste, reste modique afin de favoriser l’accueil de personnes aux revenus modestes.

Monsieur Yves Auvinet, « heureux d’être là ce soir« , a souligné que cette résidence pérennise la présence des sœurs de Mormaison en Vendée et dans le monde et poursuit leur tradition d’accueil. Il a remercié la Congrégation pour l’accueil de la fermeture de cet EHPAD afin de permettre un redéploiement des lits ailleurs.

Cette inauguration a été marquée par un geste symbolique : la plantation d’un magnolia. Le premier arbre à offrir ses fleurs au printemps nous explique Monsieur Eric Mahot, directeur de la résidence l’Issoire, symbole, pour la Congrégation, d’un lieu où l’on cultive la vie jusqu’au bout. Et chacun a pu y aller de sa pelletée de terre au pied du magnolia.

L’abbé Jean Bondu, vicaire général, délégué par Mgr François Jacolin empêché, a béni ce nouveau lieu de vie ainsi que les résidents et visiteurs présents ce soir.

Une nouvelle forme de présence au monde nous est offerte en vivant le grand âge avec des laïcs, qu’ils soient résidents ou personnel à notre service. Quel que soit l’âge continuer à être témoin de l’amour de Jésus-Christ pour chacun. Missionnaire jusqu’au bout !

Sœur Emmanuelle BERTHO

(1) Provinciale de France = responsable des sœurs de la Congrégation en France

D’autres photos ici : https://photos.app.goo.gl/ZK1    gMZty5EGyEYCX9

Pèlerinage interdiocésain pour les vocations

Ce pèlerinage pour les vocations, une première pour les cinq diocèses de l’Ouest, à l’initiative de leurs évêques. Une journée pour rendre grâce pour le OUI donné, pour prier afin que chacun réponde librement à sa vocation et que les familles soient le terreau où germeront de nouvelles vocations.

Rendez-vous était donné ce 1er mai à St Laurent-sur-Sèvre, un des hauts lieux spirituels de l’Ouest, avec pour thème de la journée une phrase de St Louis-Marie Grignion de Montfort : « qu’on me fasse un chemin nouveau pour aller à Jésus-Christ« .

Pas de pèlerinage sans marche. C’est donc ainsi qu’a commencé la journée pour un grand nombre de pèlerins. Au départ de Treize-Vents, pour les vendéens, et après la prière de Tierce, les pèlerins ont marché jusqu’à St Laurent au rythme des Ave Maria et des chants mais aussi avec quelques espaces de conversation libre. A peine 2 heures de marche et c’est l’arrivée au Lycée St Gabriel où convergent les cinq chemins des diocèses, accueil par un apéritif géant, joie de se retrouver.

Le pique-nique dans le parc du Lycée St Gabriel fut un joyeux rassemblement : des chemins qui s’étaient éloignés après un bout ensemble et qui, à cette occasion se croisent à nouveau. Des vocations qui se sont épanouies, confirmées au fil des années, des engagements approfondis. Joie de se retrouver. Le pique-nique, ainsi que la messe de clôture, deux moments qui ont rassemblé tous les pèlerins, de tous âges et de toutes provenances. Un temps de louange animé par Steven Riche et son groupe de musiciens a fait la transition entre le repas et les activités de l’après midi.

Après déjeuner un grand nombre d’ateliers étaient proposés pour les enfants, les jeunes, les adultes, avec diverses approches des vocations et de leur accompagnement ainsi qu’une conférence de Mgr Le Saux (évêque du Mans) sur « l’appel à suivre le Christ » et pour qui « il n’y a pas de crise des vocations mais une crise de la vie chrétienne« .

Dernier temps fort de la journée, la messe de clôture à la basilique soudain devenue trop petite pour accueillir les quelques 1 500 pèlerins. Action de grâce pour cette belle journée, prière pour les vocations mais aussi, sur une suggestion de Mgr Delmas dans son mot d’accueil, un merci reconnaissant et fraternel aux prêtres, que l’assemblée a spontanément exprimé par une salve d’applaudissements. Beaucoup d’émotion dans ces longs applaudissements, expression d’amitié, de reconnaissance, de fraternité pour les prêtres en ces temps troublés. Enfin je ne saurais oublier l’animation de la messe par la chorale « Haut les Chœurs » des étudiants de l’ICES.

Magnifique journée, parfaitement organisée, pour laquelle on n’en finit pas de dire MERCI, au cœur de notre unique vocation de baptisés, dans la complémentarité de nos vocations personnelles vécues en Église. Puisse-t-elle susciter de nouvelles vocations dans nos Églises diocésaines.

Sr Emmanuelle Bertho

Clins d’œil du Seigneur sur mon dernier parcours

Je vis toujours en compagnonnage chez les gens du voyage. Je suis leur sœur manouche. Je veux rendre grâce au Seigneur pour les belles choses qu’il m’envoie.

Avec un fourgon école aménagé nous allons sur les terrains pour un éveil pédagogique. Ma joie d’aujourd’hui c’est de voir qu’une équipe de 6 femmes a pris l’affaire en mains. Elles y mettent beaucoup de cœur et de savoir faire.

Le fourgon sort le mercredi pour Vaux sur Mer et le samedi pour la Puisade. Un autre jour, elles prennent Schanon a tour de rôle pour la préparer à entrer en 6ème. Danièle va chez Océane pour les devoirs du CNED. Elle n’hésite pas à aller à la maison même si c’est loin de son cadre habituel. Claude, le chauffeur du bus a pris Benji en amitié et veut lui apprendre à lire. Benji a 13 ans. Dans ce climat de gentillesse, il commence à déchiffrer.

Après le goûter prévu par les dames je donne le billet de sortie : une sucette ou un bonbon.

Je crois que je suis un peu la grand-mère que tous viennent saluer et embrasser. Merci Seigneur pour toute cette joie !

Sr Marie-Josèphe (Royan)