Élection de la Supérieure générale

Réunies en Chapitre général
nous avons élu ce matin,
mercredi 10 juillet 2019

sœur Martine CHAILLOT
Supérieure générale.

Nous poursuivons notre discernement pour élire les sœurs conseillères qui, avec elle, auront la charge de conduire la Congrégation dans la réalisation du projet que nous aurons défini au terme de ce Chapitre.

Nous confions à votre prière sœur Martine et nous toutes, capitulantes, qui poursuivons notre discernement.


Merci aux médias d’attendre le communiqué officiel et de prendre contact avec nous.

8ème jour de Chapitre

Dimanche 7 juillet – 8ème jour de Chapitre

Dimanche,  jour de repos. Nous n’avons pas manqué de l’honorer par un temps de détente ensemble à Bourgenay.

Alors que les unes sont allées à la messe à Bourgenay, d’autres sont allées à Jard-sur-Mer. Toutes nous nous sommes retrouvées à Bourgenay pour le déjeuner où les associés de République Dominicaine et leurs accompagnatrices nous ont rejointes.

Repas à l’ombre dans le parc, après-midi à la carte : repos, jeux, marche au bord de la mer, ou encore visite aux Brouzils pour permettre aux sœurs des autres pays de voir la salle des reliques, les nouveaux bâtiments, la Maison des Aires, le tombeau du Père Monnereau. Les sœurs de la communauté avaient préparé un goûter rafraichissant bienvenu qui a permis de continuer les échanges avec elles.

Et demain nous reprenons notre travail de discernement, probablement n’aurons-nous rien à vous communiquer d’ici quelques jours… Mais nous comptons sur votre prière.

Album photos mis à jour au fur et à mesure

7ème jour de Chapitre

Samedi 6 juillet – 7ème jour de Chapitre

Notre première semaine de Chapitre se termine : les jours avancent, le travail prend forme. Les points essentiels de l’orientation sont arrêtés et en fin de matinée nous avons envoyé trois sœurs, de trois pays différents, en mission pour la rédaction de cette orientation. Tandis que nous écrivons cet article elles planchent sur leur texte qu’elles nous proposeront la semaine prochaine.

Hier nous avons abordé le processus d’élection de la Supérieure générale et de son Conseil et nous l’avons poursuivi aujourd’hui : discernement des qualités et compétences souhaitables pour mener à bien l’orientation que nous avons définie, procédure des élections proprement dites.

Et pour terminer, un mot sur la méthode de travail que nous a proposée Sœur Catherine Ryan, notre « facilitatrice » comme elle préfère se nommer. Nous sommes cinq ou six sœurs autour de tables rondes, toutes dans la même salle. Les tables ont été composées par le Conseil général sortant qui a pris soin de jouer l’interculturalité. Le travail se fait par tables mais afin de croiser les réflexions et d’avancer avec d’autres sœurs nous alternons avec une seconde table composée d’autres sœurs mais toujours représentatives des différents pays. Les mises en commun du travail se font en assemblée plénière dans la même salle.

Si la nouveauté de la méthode a pu en déconcerter certaines au début, sa mise en œuvre séduit tout le monde et porte ses fruits. Non seulement elle évite les pertes de temps et de concentration dues aux déplacements pour le travail de groupe mais elle  favorise une certaine unité du groupe, un quelque chose au service de la fraternité.

5ème jour de Chapitre

Jeudi 4 juillet – 5ème jour de Chapitre

Journée laborieuse avec alternance de travail personnel, en groupe et en assemblée plénière, riche en signes de fraternité.

Alors que nous commencions la journée par une réflexion personnelle sur les orientations qui commencent à prendre forme, notre animatrice nous a proposé l’allégorie du Nautilus Pompilius… Ce n’est pas un texte biblique, mais une image porteuse de sens, une parabole pour aujourd’hui, que nous vous partageons :

Dans les profondeurs de l’océan, une créature marine au corps de mollusque, dotée d’un seul œil, de tentacules ballottés par les courants et protégée par une solide coquille sait bien, elle, ce que changer veut dire.
Le
Nautilus Pompilius existe depuis 400 millions d’années et aujourd’hui encore on peut le voir se déplaçant vers l’inconnu. Grâce à son système de propulsion, jet après jet, il arpente les mers anciennes, suit les courants marins… Il construit sans cesse sa coquille en forme de spirale cloisonnée. A mesure qu’il grandit, le corps du nautile élabore une nouvelle loge plus grande et quitte l’ancienne. Il habite toujours dans la dernière. Les loges que n’occupe plus l’animal contiennent un mélange de gaz et de liquide qui lui servent à monter ou descendre dans l’eau. (Katherine Feely, SND).

Outre la très belle métaphore du nautilus, quelle ne fut pas la surprise et l’émotion de Raphaël en entendant ce récit, lui qui avait apporté de Madagascar un nautilus pour l’offrir !

Ce jeudi était aussi la dernière matinée de travail des associés avec nous. Pendant deux jours ils ont partagé notre réflexion sur l’avenir, ils ont apporté leur éclairage, leur expérience, leurs attentes afin que nous les prenions en compte dans notre orientation finale. Des liens se sont tissés…
Avant de nous séparer nous les avons renvoyés en mission dans leurs pays respectifs avec notre bénédiction.
Petit pincement au cœur au moment de se séparer…
Ils nous quittent mais vont poursuivre encore quelques jours leur découverte de la Congrégation et des hauts lieux de la Vendée.

En fin de matinée l’abbé Antoine Gagnié est venu célébrer la messe qui s’est terminée par la bénédiction du Conseil général sortant :

C’est toi, Seigneur, qui a mis au cœur de nos sœurs Marie-Louise, Éliane, Marie-Paule, Odile le désir de te consacrer leur vie et, au long de ces six années, tu leur as donné les forces nécessaires pour répondre à leur vocation dans la mission du Conseil général de la Congrégation des Sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.
Nous te bénissons car tu as dirigé leur marche vers Toi et vers les sœurs et les associés dans les différents pays.
Nous te bénissons car tu leur as permis de ne chercher que ton Royaume en suivant le Christ humble et pauvre.
Nous te bénissons car tu as mis la paix et la joie dans leur cœur. Continue de les bénir.

Nous te le demandons par ton Fils Jésus-christ et par l’Esprit-saint qui règnent avec toi, Père, pour les siècles des siècles. Amen.

La taza*

Mercredi 3 juillet – 4ème jour de Chapitre

Nous continuons notre travail avec des journées denses !

Hier nous avons reçu un autre cadeau, de la part de nos sœurs de République Dominicaine :  una taza*, qu’en bon français nous appelons mug (!). Mais en République Dominicaine la taza est plus qu’une simple tasse, elle est tout un symbole de la vie des gens, elle est LE cadeau par excellence, celui de toutes les circonstances : naissance, baptême, mariage, anniversaire, rencontre importante… Elle s’offre telle quelle ou garnie de friandises, nue ou décorée selon les circonstances. Les tazas qui nous ont été offertes ont été peintes aux couleurs du Chapitre par la fille d’une associée à la Congrégation.

La taza est si importante pour ce peuple qu’une sœur l’a choisie comme symbole pour accompagner une semaine de prière** : la taza de vie, la taza ouverte, la taza ébréchée, cassée, de miséricorde, de bénédiction. Chaque jour un attribut soutient une méditation, une relecture de vie, une prière.

C’est ça aussi la connaissance de l’autre, de son pays et de ses coutumes. Alors à la fin du Chapitre, avec la taza c’est plus qu’un simple mug que nous emporterons avec nous.

Marisol, associée, sœurs Gisela et Fresa

  • prononcer « tassa »
  • ** La taza, símbolo de nuestra vida, Guía para el crecimiento espiritual, Joyce Rupp

3ème jour de Chapitre

Mardi 2 juillet – 3ème jour de Chapitre

Hier lundi et aujourd’hui était le temps de la relecture : comment avons-nous mis en œuvre les orientations du Chapitre de 2013 au cours de ces six dernières années ?

Lundi, sœur Marie-Louise Soaviloma, Supérieure générale, a présenté le rapport moral ; sœur Éliane Morin, Économe générale, et M. Jean-Paul Sourisseau, Directeur administratif et financier, le rapport économique et financer. L’un et l’autre rapport nous permettent de voir le chemin parcouru, les temps forts de ces années, les réalisations, les questions qui émergent, le point où nous en sommes, les défis à relever.

Aujourd’hui les responsables des autres pays ont à leur tour présenté leur rapport moral : France, Congo, Canada, Madagascar, République Dominicaine. Les pays étaient invités à apporter une touche créative à leur rapport. C’est ainsi que sœur Victorine s’est appuyée sur une peinture de sœur Aude dont chaque partie de l’arbre symbolisait une réalité du Congo, une richesse, une pauvreté, une détresse. Les Malgaches ont mimé l’accueil de malades au centre médical et ont terminé par une danse de leur pays. Les Françaises ont complété le rapport de sœur Nadia Brianceau avec quelques rapides sketches évoquant les temps forts de la Province et de l’Église, les questions et crises ecclésiales et sociétales actuelles.

Dans l’après midi les associés nous ont rejointes pour nous partager leur travail de la veille avec le Père Clément Pichaud. Relecture également de leur chemin d’associés, désirs et convictions pour l’avenir.

Chaque rapport, lundi et mardi, était suivi d’un temps d’échange en petits groupes inter pays puis en assemblée plénière pour assimiler ce que nous venions d’entendre à la lumière des remarques et des questions des unes et des autres. Chaque journée s’est terminée par la messe célébrée par l’abbé Yves Clénet.

Le travail de ces deux jours nous a permis une meilleure connaissance de chaque pays, de ses capacités, de ses attentes, des questions à affronter, des défis à relever. Meilleure connaissance entre nous pour continuer ensemble avec le dynamisme qui se dégage, dans un climat fraternel et paisible.  Riches de tous ces apports il nous faut maintenant nous donner un cap pour les prochaines années. Ce sera le travail de ces prochains jours.

« Jésus, que devons-nous faire
pour nous aimer à ta manière
et construire ainsi la fraternité au cœur du monde ? »

1er jour de Chapitre

Sœur Alexise (Malgache) et moi-même sœur Emmanuelle (Française) avons été désignées pour vous donner quelques échos de nos travaux au cours de ces seize jours de Chapitre. C’est avec joie que nous vous rejoindrons ici de temps en temps.

C’est donc à 14 h 30 ce dimanche 30 juin que nous nous sommes retrouvés, sœurs et associés, à la chapelle du Centre Pierre Monnereau à Mormaison pour la célébration d’ouverture du Chapitre, préparée par le Conseil général de la Congrégation.

Le choix des textes du Nouveau Testament  nous introduisait dans le thème et la démarche spirituelle de discernement. De même que les auditeurs de Pierre lui demandaient « que devons-nous faire » (Actes 2, 22.32.36-38), nous demanderons

« Jésus, que devons-nous faire
pour nous aimer à ta manière

et construire ainsi la fraternité au cœur du monde ? »,

thème du Chapitre.

Puis sœur Catherine RYAN, sœur Servite, accompagnatrice du Chapitre, a présenté la méthode de travail, les temps de prière et le processus de discernement qui nous conduira à déterminer une orientation pour les six prochaines années et à élire les sœurs auxquelles nous confierons le soin de mettre en œuvre cette orientation.

Ce Chapitre, s’il est temps fort de discernement est aussi temps de fraternité et joie de se retrouver de tous les pays. Ou de marquer une délicate attention, ainsi les sacs que l’on peut voir sur la photo ont été confectionnés par une sœur du Congo pour chaque capitulante. Non seulement ils sont très beaux mais impeccablement réalisés de l’avis d’une professionnelle. Merci sœur Bé Thérèse !

Fêter un jubilé en EHPAD

De même que les couples et les familles aiment fêter 25, 50, 70 ans… de mariage, les religieuses aiment célébrer leurs anniversaires d’engagement dans la vie religieuse. Ce sont donc 60, 70 et 75 ans de vie religieuse que les sœurs de l’EHPAD Union Chrétienne de Fontenay-le-Comte ont fêté ce vendredi 24 mai. Messe d’action de grâce et repas festif ont réuni les sœurs de l’EHPAD et les autres résidents ainsi que les sœurs de la communauté voisine qui leur rendent souvent visite. Pour la circonstance les sœurs avaient repris leur foulard fuchsia, clin d’œil à l’année jubilaire du bicentenaire de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs.

L’équipe du Service Évangélique des Malades (SEM) et l’abbé Jean-Claude Michaud avaient soigneusement préparé la messe avec quelques délicates attentions pour les jubilaires : à l’appel de leur nom une rose déposée sur l’autel, symbole de l’offrande de chacune et un bref rappel de ce que fut leur vie active agrémenté de souvenirs personnels car ces quatre sœurs-là et l’abbé Michaud c’est une vieille histoire de fontenaisiens. Quarante-et-un ans à l’accueil de la clinique Union Chrétienne pour sœur Marie-Alexandre, cette clinique devenue EHPAD où elle se trouve à nouveau ; toute une vie à l’accueil et au service du secrétariat du lycée Notre-Dame de Fontenay pour sœur Marie, ou à l’école maternelle pour l’autre sœur Marie, et puis les souvenirs d’enfance et de voisinage avec sœur Jacqueline.

Une belle assemblée de prière avec les autres résidents de l’EHPAD dans un climat de joie paisible qui se lisait sur les visages. A la fin de la messe l’abbé Michaud a donné la parole aux sœurs jubilaires. Chacune, avec ses mots, a exprimé un merci, une action de grâce, une joie. L’une d’elle, trop émue n’a pu dire ce qu’elle avait préparé, c’est Marie-Thérèse, de l’équipe du SEM qui l’a lu : je veux remercier le Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné. Merci pour tout ce que j’ai reçu, passé, présent… L’abbé Michaud a terminé en donnant rendez-vous dans cinq ans, pour 75 et 80 ans de vie religieuse. Certaines semblaient avoir des doutes…

La fête s’est poursuivie autour de la table, avec les autres résidents de l’EHPAD : la fête c’est aussi pour eux, et cela faisait une belle tablée inhabituelle. Repas de circonstance pour lequel la direction et le personnel n’ont pas hésité à accueillir toutes les sœurs de la communauté voisine. Les jubilaires ont été choyées et le personnel a manifesté beaucoup d’attention et de délicatesse à l’égard de tous.

J’ai été touchée par la joie et la sérénité des sœurs et en particulier de sœur Marie-Alexandre (ma voisine de table), 96 ans, malgré sa quasi-cécité et son corps usé, pourtant sereinement et avec humour elle doutait d’être encore là dans cinq ans.

Merci à vous mes sœurs qui dans cette étape de la vie donnez un si beau témoignage, simple et sans bruit, juste comme une fleur épanouie et rayonnante. Aujourd’hui encore, au milieu des laïcs, résidents et personnel, vous continuez à être témoins de la joie d’une vie consacrée à Jésus-Christ.

Sœur Emmanuelle BERTHO