-Bourgenay – Histoire et légende ?

Une statue de la Vierge, aujourd’hui dans une chapelle aux Sables d’Olonne, provient du sanctuaire de Bourgenay. La statue faisant l’objet d’une vénération particulière sous l’Ancien Régime, nombre de personnes y venaient en pèlerinage pour y guérir des fièvres. La légende raconte que cette statue a été retrouvée sur la côte vendéenne au XVIIe siècle à la suite du naufrage d’un navire appartenant à Flandrine de Nassau, abbesse de Sainte-Croix de Poitiers. La Vierge serait en fait la figure de proue du bateau qui aurait été emportée par les flots jusqu’à Bourgenay…

Pendant les troubles de la période révolutionnaire, la statue aurait été cachée aux Sables par deux femmes pieuses. C’est à leur décès qu’elles auraient confié la statue à sœur Agathonique, Supérieure de l’hospice, mais celle-ci la trouvant trop laide pour être mise dans la chapelle de l’hôpital l’entreposa dans un grenier.

En 1832, en pleine épidémie de choléra, la nouvelle supérieure de l’hospice, sœur Sainte Gracilien, décida la construction d’un modeste oratoire en bois dans un jardin, non loin du lavoir, pour y mettre la fameuse statue (aux Sables d’Olonne). Ce petit oratoire a été béni par l’abbé Dalin, Supérieur du Petit Séminaire. En 1849, une seconde épidémie de choléra a fait plus de 70 victimes aux Sables d’Olonne. Une grande procession de pénitence se fit au sanctuaire le 28 septembre 1849. « Pendant le choléra (de 1849), qui désolait la ville, l’abbé Michaud, curé des Sables, organisa une procession pour implorer le secours de Notre-Dame de Bonne-Espérance. L’épidémie cessa aussitôt. On construisit alors la chapelle de Notre-Dame de-Bonne-Espérance (aux Sables d’Olonne) qui renferme la statue miraculeuse » (journal La Plage n° 12 du 9 septembre 1923).

-Bourgenay… Un peu d’histoire

Les premiers documents historiques qui parlent de Bourgenay datent des XIIème – XIIIème siècles. Il est question d’un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye de Maillezais en lien avec l’abbaye de St Jean d’Orbestier.

Nous savons peu de choses sur l’histoire du prieuré de Bourgenay, sinon qu’il suit l’évolution de l’abbaye de Maillezais. Il subit ses premiers incendies pendant la Guerre de Cent Ans (dans les années 1340), puis lors des Guerres de Religion et particulièrement en 1569. Les protestants détruisent « à la mine » la crypte de Bourgenay et tombent la chapelle qui fait à l’époque 21 m sur 10 m.

En 1648 le prieuré de Bourgenay passe sous la dépendance du chapitre de la cathédrale de la Rochelle quand Maillezais perd son statut épiscopal. Il tombe en décadence. En 1777, la présence de religieux n’est plus attestée, selon un rapport du curé de St Hilaire de Talmont : il nous montre un sanctuaire dans un état de dénuement et de délabrement complet et il n’est plus question de la présence de religieux.

A la Révolution, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux. L’acheteur, un certain Fournier se servit des bâtiments comme d’une carrière de matériaux.  Seule une partie de la crypte échappe à la démolition et le pèlerinage de Bourgenay tombe dans l’oubli.

La renaissance de Bourgenay est due, dès 1872,  au comte de Beaumont et à sa famille très attachée au culte marial.

La famille de Beaumont à Bourgenay.

Château de la Garcillère

Marie Antoine Arthur de Beaumont est né en 1822. Il est capitaine de cavalerie et cumule plusieurs titres et fonctions comme Lieutenant d’Etat Major pontifical, chevalier de l’Ordre de Malte, Chambellan de l’Empereur d’Autriche. Il épouse en 1853 Louise de Bessay qui habite le château de la Benatonnière à Grosbreuil. Ils s’y installent dans un premier temps et ils ont tout d’abord 6 enfants de 1854 à 1861 puis 5 autres de 1862 à 1867 quand ils s’installent au château de la Garcillière à St Hilaire de Talmont.

Sur les 11 enfants, 4 meurent en bas âge, 2 deviennent religieuses (dont Henriette qui repose dans la crypte de la chapelle de Bourgenay). L’une des filles Jeanne épouse le comte de Cougny repose aussi dans la crypte. Antoinette, 2ème enfant des Beaumont reste célibataire et va jouer un rôle important sur le site de Bourgenay.

Dès 1860, le comte de Beaumont et son épouse s’intéressent au rachat du terrain de Bourgenay pour mettre fin à la profanation de cet ancien sanctuaire. Puis Louise de Bessay, épouse du Comte, meurt en 1871.

En 1872, le comte de Beaumont veut sauver le culte de Notre Dame de Bonne Espérance (voir « histoire et légende ») et fait part à Mgr Collet (évêque de Luçon) de son projet de rachat du terrain alors qu’un aubergiste s’est porté acquéreur pour en faire un lieu de divertissement. Le projet du comte réussit et il reconstruit dès 1872 une partie du sanctuaire (au-dessus de la crypte ancienne) et y reproduit la chapelle de son château.

Le 8 septembre 1874, c’est la reprise du pèlerinage en présence de Mgr Collet. 20 000 personnes y assistent et il n’a jamais cessé depuis cette date.

En 1891, alors que le comte de Beaumont est devenu maire de Talmont, il poursuit son œuvre et construit un château sur l’emplacement de l’ancien prieuré attenant à la chapelle.

Le 16 mai 1892, une statue de Marie « Immaculée Conception » tournée vers la mer est érigée au sommet du clocher de la chapelle. Le comte de Beaumont meurt le 20 mai.

En 1896, Antoinette de Beaumont reprend le flambeau car elle a hérité du site. Elle agrandit la chapelle en y ajoutant un transept et une nef. La nouvelle chapelle est bénie le 22 août 1896 par Mgr Catteau.

En 1911, Antoinette ouvre une première école « Sainte Mélanie » et fait venir une première communauté de Sœurs de Mormaison.

En 1926, elle leur lègue tous les biens qu’elle possède à Bourgenay et en particulier : le sanctuaire, le château et plusieurs constructions voisines dont l’école catholique, et toutes les dépendances de la ferme ainsi que du terrain. Sur ce terrain, les sœurs de Mormaison feront aménager un terrain de camping qui demeure encore aujourd’hui.

En 1928, Antoinette de Beaumont meurt et repose dans la crypte auprès de ses parents Arthur et Louise, sa sœur religieuse Henriette et Jeanne de Cougny son autre sœur.

Ô toi dont la beauté rayonne de clarté

Au seuil du mois de mai, mois où nous sommes particulièrement invités à contempler la Vierge Marie j’ai aimé écrire ces lignes  dans la foulée de la belle hymne « Ô toi dont la beauté ».

Comment parler de ta beauté Marie
alors que nous ne possédons ni photo, ni description de ton aspect physique.
Les Évangiles sont bien silencieux à cet égard, comme ils le sont pour ton Fils Jésus.

La beauté offrirait-elle d’autre voie de contemplation
que celle qui consiste à apprécier les mensurations et autres critères des canons en cours ?

Au jour de l’Annonciation, à travers ce » OUI » confiant que tu prononces, tu es belle Marie !
Tu consens à devenir la mère de Jésus, sans savoir où cela te mènera.
En toi, en silence,  « le Fils est ensemencé… »

Il est une beauté qui  émane du dedans de ta personne.
Tu apprends que ta cousine, à un âge avancé, attend un enfant… tu t’élances,
ta visite ne s’inscrit pas dans l’intermittence…
tu demeures autant que ta présence est nécessaire.
Tu es belle Marie dans ton ouverture de cœur, dans  ta visitation !                            

Celui que tout le monde attend, tu lui as donné vie.
C’est dans une crèche que tu l’as  couché… Mystère de Dieu qui se fait chair !
Aux  bergers, premiers visiteurs  simplement tu le dévoiles…
Tu es belle Marie  dans ta maternité !                                                     

Jour de noces à Cana !
Tu es invitée avec Jésus, mais vite tu pressens qu’une situation embarrassante se profile
car ils n’ont plus de vin…
O Marie comme tu es belle dans la délicatesse de ton cœur
qui perçoit nos besoins et les confie à Jésus !

Tu avais pensé tout bas : « Peut-être qu’ils respecteront mon  Fils. »
Au pied de la croix, tu ne larmoies pas, tu n’invectives pas.
Tu es belle, ô tu es belle Marie  dans ce silence de pudeur où tout est dit.

Sœur Jacqueline Page

Confinement ? Des avantages aussi

Cela fait trois semaines que nous sommes confinés  à Majunga.  Jusqu’à maintenant, nous n’avons aucun cas de coronavirus et les gens essaient de respecter les barrières sanitaires. C’était un défi pour tout le monde au début mais au fil du jour, plusieurs attitudes changent.

Les fêtes pascales sont bien passées. Les églises et les temples sont fermés. Nous avons des messes transmises à la Télé locale. C’est une bonne initiative avec la Radio du diocèse et une Radio- Télé locale R.T.N. Sur le plan national, il y avait aussi des cultes et des messes transmises à la télé par les 4 églises membres de la F.F.K.M. (union des églises chrétiennes à Madagascar : Catholique, Calviniste, Luthérien et Anglican). Les sectes et l’islam aussi ont pris leurs places. Des sœurs ont eu l’opportunité d’avoir des messes présidées par des prêtres dans leurs chapelles ou leurs églises. Ici à Madagascar, la plupart de nos maisons ont été construites tout près de l’église ou du presbytère donc ils sont souvent ensemble. Des précautions ont été prises : masques et distanciation.

Les plages sont vides et il y a des agents de sécurité partout. A part quelques malins, les gens respectent les ordres. Des masques de toutes couleurs surgissent. Notre gardien et sa famille en fabriquent 100 par jour. Nous en avons distribué pour les instits et les amis.

La vie continue comme d’habitude à Mahajanga. Les gens se lèvent tôt pour travailler pour ceux qui le peuvent. Il y en a de moins en moins quand même. Le nombre de est voiture réduit actuellement. Nous pouvons dire que nous respirons de l’air frais depuis le confinement. Le climat change. Il fait moins chaud. C’est agréable.

Nous avons eu une réunion à la DIDEC (Direction de l’Enseignement Catholique) avant-hier. C’était un bon moment pour le partage et le soutien de l’école. La plupart des professeurs fait quelque chose pour les élèves : devoirs à faire à la maison, résumés de leçon pour travailler à la rentrée etc. Il y a pas mal de chose aussi à la Télé pour les enfants. L’Ecole Notre-Dame a déjà donné des résumés de leçon pour les 7ème.

Ce que j’admire pendant ce confinement, c’est que tout le monde renoue à la nature et au sport : jardinage, nettoyage, arrosage, etc. Le nombre de personnes pratiquant le sport augmente.

Souvent, je  fais les courses  au marché ou ailleurs. Avec les agents de sécurité et de nettoyage, les marchés sont de plus en plus propres et attirants. Ils  ont mis des fontaines d’eau et du savon. Les étales sont alignés. Les marchandises sont emballées ou bien conservées, grâce au confinement ou au coronavirus.

De temps en temps, des parents d’élèves viennent  demander des nouvelles.  Ils disent que leurs enfants ont la nostalgie de leur école. C’est vrai,  nous aussi, leur bruit nous manque.

A la maison, nous prenons le temps d’occuper les heures de la journée. Finis les grands rythmes. Nous avons la messe le matin à 5h45 à la radio. Comme notre ciboire est encore plein, nous prenons le corps du Christ chaque matin. Chacune a le temps suffisant  pour prier. Le partage à table ou ailleurs est un moment favorable. La solidarité règne un peu partout. Nous faisons la cuisine à tour de rôle car la cuisinière aussi est confinée. Nous en profitons pour goûter le talent de chacune. Oui, il y a des avantages aussi au confinement.

                                                                          Carole, une sœur des Sacrés-Cœurs à Madagascar

Nouvelles de Fenomanana à Antananarivo

Le 15 mars, les membres du mouvement Garde d’Honneur se sont donné rendez-vous à l’église Saint Michel dans la périphérie de Tananarive. C’était une récollection diocésaine. Le diocèse regroupe plusieurs paroisses et districts. Les districts d’Andohalo et de Faravohitra m’ont demandée pour être leur accompagnatrice spirituelle, il y a 13 paroisses. Le garde d’honneur est un mouvement très vivant dans le diocèse de Tana. Nous étions 1035 sur plus de 4000 ce 15 mars en uniforme.  Ils ont souvent des réunions. Depuis que j’ai accepté d’y rentrer j’ai participé aux 3 rencontres. Je pense que je ne pourrai pas tout suivre.

Le premier mars, les deux districts m’ont demandé de parler de la vie de Saint François de Sales. Ils étaient 106 à m’écouter. Ce sont des gens très simples, du milieu modeste. Je me sens très à l’aise avec eux. Cela m’a donné l’occasion de contacter les sœurs de la Visitation à la Roche sur Yon et de lire la vie de ce Saint.

Nous étions convoqués pour 8 h et nous avons pu rentrer dans l’église à 9 h45. Nous attendons que la messe paroissiale se termine. Tout le monde était débout à attendre tranquillement.

L’heure du déjeuner, les gens se mettent en groupe par paroisse.  Heureusement que nous ne sommes pas encore au confinement de coronavirus. Ce sera difficile de respecter la distance parce qu’on est serré partout : dans les églises, les marchés, les bus on n’en parle pas.

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Autre nouvelle de notre communauté. Avoir un bac à ordures n’est pas possible pour nos quartiers insalubres. Les ruelles sont trop étroites, les camions ne pourront pas passer. J’ai contacté quelques familles pour payer une ou plusieurs personnes qui ramassent nos ordures et les portent dans la grande poubelle la plus proche. Deux familles ont déjà accepté pour le moment. Le 3ème dimanche, après la messe, les équipes de bases prient et réfléchissent ensemble. Dimanche prochain c’est notre tour d’accueillir notre équipe. J’en parlerai encore.

C’est nos quartiers, la photo a été prise de notre maison. Vous voyez nos maïs dans le jardin.

Prions les un/es les autres en ce moment de carême un peu différent de ce qu’on connaît.

Sœur Marie Louise Soaviloma au nom de la communauté.

Nouvelles de communauté Fenomanana.

Par la provinciale, la communauté Fenomanana a reçu la mission de pastorale vocationnelle. Sœur Justine Marintsoa en est la première responsable. Elle a déjà fait une tournée à Antsirabe fin février 2020.

Pour le 6 mars 2020 sœur Justine Marintsoa était accompagnée de soeurs Monita Dorette et Ursule Mbininjara. Elles ont répondu à l’invitation des prêtres Orionistes à Faratsiho pour donner une récollection aux jeunes filles et garçons et pour parler de notre congrégation. Elles ont rencontré beaucoup de jeunes qui ont l’habitude de ces animations.

Après une journée de réflexion et de prière des questions sont soulevées sur le charisme de la congrégation. « Qu’est-ce que vous faites ? Quel est votre charisme ? Pourquoi vous ne portez pas de voiles ? Dans combien de pays êtes-vous présentes ? … Les sœurs ont déjà plastifié des photos des sœurs et des œuvres.  Quelques jeunes filles se sont approchées des sœurs et ont demandé leurs numéros de téléphone. Nous comptons sur l’Esprit du Seigneur pour éveiller leur esprit et toucher leur cœur pour qu’elles aiment le Cœur de Jésus et de Marie.

Les prêtres orionistes de cette communauté se sont organisés pour la pastorale vocationnelle. Ils se sont procuré beaucoup de bibles et les mettent à la disposition des jeunes, ils ont des grosses marmites et des couverts parce que les jeunes passent une nuit et une journée à la paroisse. Ils invitent des religieux-religieuses chacun à leur tour dans l’année. Nos sœurs y retourneront le jour des rameaux. Nous avons 2 sœurs originaires de cette communauté chrétienne.

Inscription à l’arrivée

Temps d’écoute

Partage de repas du midi

Déjeuner

Les traditions québécoises du temps des Fêtes.

Quand je replonge dans mon enfance, les souvenirs de mes Noëls d’antan refont surface.  Je revois le sapin que nous allions couper la veille de Noël, pendant que ma mère cuisinait beignes et tourtières pour le réveillon.  Avant de partir pour la messe de minuit, emmitouflés dans le traîneau et au son joyeux des grelots, nous pendions nos bas à la cheminée, car l’Enfant Jésus allait passer…

Au retour de la messe, c’était le réveillon et la découverte des trésors contenus dans nos bas : une orange et quelques bonbons.

Dans des temps plus anciens, au cours de l’après-midi de Noël, le marguiller en charge accompagnait Monsieur le Curé pour la «Quête de l’Enfant Jésus».  Les paroissiens étaient visités et invités à partager des denrées alimentaires pour les familles plus démunies.  Leur générosité était indéniable.

À cette époque, le temps des fêtes durait plusieurs jours et donnait lieu à des rencontres familiales de bon voisinage.  Chaque famille du rang invitait les autres à tour de rôle; on mangeait, on s’amusait, on dansait au son du violon, on chantait des cantiques de Noël en prenant «un p’tit coup.»

Le prêtre se rendait même dans les chantiers pour offrir aux bûcherons le réconfort des sacrements et des nouvelles de leurs familles.

Le Québec a évolué mais les traditions sont demeurées bien ancrées dans les mémoires. La sécularisation du peuple québécois a changé notre vocabulaire.  On ne dit presque plus «JOYEUX NOËL»  mais «Joyeux temps des fêtes» !  La quête de l’Enfant Jésus a fait place à la guignolée et à la distribution de paniers de Noël aux familles défavorisées.  Le commerce s’est mobilisé pour inviter les gens à dépenser follement en cette période de réjouissances.  Chaque industrie ou service organise un PARTY DE NOËL, très bien arrosé pour ses employés.

Dans les villes on organise le Défilé du Père Noël au début de décembre, histoire de faire mousser le commerce.  Dans les Centres commerciaux, un trône accueille le rouge personnage barbu avec ses lutins et la Fée des étoiles, ce qui invite les parents à amener les enfants faire leurs demandes pour les traditionnels cadeaux…  Les chants de Noël résonnent dans les rues pendant les heures de «magasinage».  L’ambiance est à la fête.

La Messe de Minuit, célébrée dans les églises à compter de 16 heures, a perdu sons cachet mystérieux, mais demeure souvent la seule messe de l’année pour plusieurs.  La tradition veut que l’on assiste à une messe de Noël, pour revivre les joies de l’enfance en admirant la crèche, et entendre les chants traditionnels à une ou plusieurs voix : Les Anges dans nos campagnes; ça ! Bergers, assemblons-nous; il est né le divin Enfant; nouvelle agréable; sans oublier le célèbre «Minuit Chrétiens…»

Les repas de cette période festive ont aussi leurs traditions : dinde, tourtières, ragoût de pattes, beignes, maison en pain d’épice, gâteau aux fruits, et j’en oublie.  Les familles trop nombreuses louent une salle pour leurs rassemblements.  On sait s’amuser en famille particulièrement dans les campagnes.

Les cartes de vœux autrefois nombreuses sont remplacées par les appels téléphoniques, les courriels et les textos.  C’est le progrès, me direz-vous !!! , mais le charme est dilué…

Les décorations sont toujours de mise, avec des arbres artificiels, et bien vite disparues au lendemain du Jour de l’An, car on reprend le travail.  Après le «Boxing Day» du 26 décembre, les commerces font disparaître Noël pour annoncer la St-Valentin.  La Fête des Rois passe presque inaperçue depuis qu’elle est célébrée le dimanche.  Les classes reprennent souvent avant le 6 janvier.

Dès la fête du Baptême de Jésus, les paroisses et les chapelles sont dépouillées des crèches de Noël.  C’est le temps ORDINAIRE qui reprend le dessus… Ça se comprend, car on fête depuis le début de décembre…  Il est temps de passer à autre chose jusqu’au prochain Noël !

Voilà comment se passe le temps des Fêtes au Québec depuis ces dernières années.  À la Communauté, la liturgie nous centre plutôt sur le Mystère du Verbe incarné et les événements qui l’entourent.  Nous célébrons le Salut annoncé par Jésus Enfant, sans négliger les meilleures traditions qui durent depuis notre enfance.

Ce serait agréable de savoir ce que vous vivez en France, à Malagasi et en République Dominicaine durant cette période centrée sur la joie !

Sr Marie-Paule Laflamme, sscc (Amos)

Goûter de Noël de l’AER

  Mercredi 18 décembre avait lieu, à l’Antenne, au 9 rue du Roc, de 14 h 30 à 17 h, un goûter de Noël. Chacun (bénévole, accompagné) était invité à venir avec un dessert de son pays.

L’après-midi a débuté par une activité bricolage présentée aux enfants et préparée par les jeunes de l’AREAMS, les deux jeunes filles en Service Civique et deux jeunes filles stagiaires.

Pour terminer ce moment convivial, nous avons  partagé les différents gâteaux et chocolats apportés par tous.

Marie-Jo Cossard, présidente de l’association AER

Visite Missionnaire à Amos (Canada)

Pour faire suite au Mois Missionnaire extraordinaire, le diocèse d’Amos a accueilli au soir du premier novembre le reliquaire du Saint Frère André qui fera un pèlerinage dans toutes les zones du diocèse.

Le samedi 2 novembre, dans le cadre de cet événement, nous avons eu la grâce d’accueillir en notre demeure le reliquaire de Saint Frère André pour une heure de prière et de supplication.

Ce reliquaire comprend une pierre semblable à celles qui ont servi à construire l’Oratoire Saint-Joseph, un morceau du cœur de Saint André et un médaillon à son effigie.

Saint Alfred Bessette, décédé en 1937, mieux connu sous le nom de Frère André, appartient à la Congrégation des Pères de Sainte-Croix.  Humble et illettré il s’est dévoué dans des tâches manuelles et comme portier au Collège Sainte Marie durant 42 ans.  Il est le premier homme né au Canada à être canonisé.

Le bon Frère André, comme on l’appelait à l’époque, avait une très grande dévotion à Saint Joseph.  Aux multiples personnes qui venaient lui confier leurs misères, il recommandait de prier ce grand Saint.  De nombreuses guérisons lui ont été attribuées par l’intercession de St-Joseph.

Cet homme de foi a été l’instigateur de la construction de l’Oratoire Saint-Joseph sur un terrain de sa Congrégation qui se trouve à flanc de montagne, face au Collège Sainte-Marie.  Une humble chapelle édifiée par la piété des gens a attiré des foules et a conduit à l’érection de cet imposant édifice devenu un lieu de pèlerinage très fréquenté encore aujourd’hui.

Mais revenons chez nous… Le reliquaire était disposé sur une dentelle blanche à l’avant de la chapelle.  Ensemble, nous avons chanté et prié ce «saint de chez-nous qui demeure une source d’inspiration pour aujourd’hui.»

«André mon frère, tu savais prier

Dans le travail et dans la nuit

Au cœur de la vie comme au bord de l’ennui,

Pauvrement seul ou riche d’amis,

Apprends-moi les mots qui élèvent l’esprit.»

La Parole de Dieu proclamée durant la célébration en Jean 15, nous invite à nous aimer à la manière de Dieu, comme ce saint religieux en a témoigné en accueillant à longueur de jour des personnes malades et toutes les misères humaines comme s’il accueillait Jésus lui-même.

Dans un geste de vénération, la plupart des sœurs se sont avancées près du reliquaire pour une prière spéciale et se signer avec l’huile de Saint-Joseph.

L’heure de prière nous a permis de chanter :

«Frère André, nous t’acclamons :

Dieu t’a choisi depuis toujours.

Grand ami de St-Joseph,

prie pour nous dans la gloire.»

Ce 2 novembre 2019 restera gravé dans notre mémoire de Sœurs des Sacrés-Cœurs.  Nous souhaitons qu’à l’image de cet homme de prière, nous soyons transformées en instruments de l’amour de Dieu auprès de notre entourage.

SAINT FRÈRE ANDRÉ, PRIEZ POUR NOUS !

Sr  Marie-Paule Laflamme, sscc. Amos.

Tournez les yeux vers le Seigneur, Chantez son Nom de tout votre cœur

« Tournez les yeux vers le Seigneur, Chantez son Nom de tout votre cœur »

C’est le chant d’entrée choisi pour la messe hebdomadaire à la Maison de retraite sainte Anne de Jard sur Mer (Vendée) le 15 septembre 2019. La chapelle est comble. Madame Blanchard, Présidente de l’Association Maison Sainte Anne,  veut exprimer un merci à la congrégation, avant la fermeture de la communauté. En effet, les sœurs, grâce au legs de Madame Milet, ont ouvert la maison Sainte Anne en 1960. En ce jour, plusieurs qui ont  travaillé ou vécu en proximité de Sainte Anne sont heureuses de vivre ce temps de convivialité.

Une sortie vers la mer toute proche et le port de plaisance termine agréablement la journée.