Thérèsine et moi avons eu la grâce de participer au Congrès Mission organisé par Annuncio à Paris du 27 au 29 Septembre 2019. Nous étions 15 de la Nièvre en comptant notre évêque Thierry Brac de la Perrière et notre nouveau curé P. Sébastien Courault qui ont participé à « la journée prêtres » toute la journée le 27 Septembre.
Ce congrès fut réconfortant. Il nous redonne de l’Espérance. La vitalité de l’Eglise est manifeste. Des milliers de personnes rassemblées pour l’Eucharistie de samedi et de dimanche dans l’église St Sulpice ! Impressionnant ! 10 évêques, 300 prêtres ! Une prière fraternelle a été faite par l’assemblée pour eux tous rassemblés dans la nef à la fin de la messe de samedi.
Impossible de rendre compte de la richesse vécue !
Nous avons participé à deux tables rondes :
Faut-il être au top (performant) pour évangéliser ?
Avec Florence, Abbé Pierre Amar et Jean Guilhem Xerri et animée par Xavier Accart de la revue Prier
C’est au cœur de notre vulnérabilité, de notre fragilité, de notre péché même quand il est reconnu et avoué, que le Seigneur nous rejoint, que l’Esprit Saint peut agir. Cela rappelle St Paul : « C’est quand je suis faible que le Seigneur est fort ! ». Jésus n’a-t-il pas sauvé le monde quand il avait les pieds et les mains liés sur le bois de la croix ?
Le témoignage du P. Pierre Amar en était l’illustration parfaite. Prêtre travaillant à 200%, il a été réduit à 0 % à cause d’un accident, et c’est dans cette situation désespérée qu’il a vraiment rencontré le Seigneur. Sa mission est devenue autre. Il a découvert la compassion du Christ pour lui-même.
Le service du pauvre doit-il être accompagné d’une parole pour être missionnaire ?
Avec Etienne Villemain (Fratello), Natalia Trouiller (médecin en prison qui fait régulièrement des maraudes la nuit) et Mélanie Duflot (Anuncio, écrivain-journaliste). Les participants ont également été invités à dire leur expérience et les témoignages étaient tous très forts.
Je dis que j’ai vu un saint. Etienne, marié et père de famille, m’a impressionnée. Il va jusqu’à faire entrer chez lui des hommes de la rue mal en point. Un jour, il s’est mis à genoux pour déchausser un homme qui ne pouvait pas le faire lui-même… On peut deviner tout le reste. Il a vraiment eu conscience que le Christ agissait à travers lui. Un autre jour, il dit à un homme qui souffrait de ne pas avoir cuisiné depuis des années : « Ouvre le frigidaire et cuisine ce qui te plaît ! » etc…
Proposition de 150 ateliers de 50 mn chacun concernant les paroisses, l’annonce, la société, l’espace public, la culture, la famille, le travail, la jeunesse en mission, la ruralité.
Nous avons pu participer à 3 d’entre eux.
Quelles actions missionnaires toutes simples mais efficaces pour commencer ? Avec le P. René Luc qui aime beaucoup les paraboles et 6 jeunes de CapMissio qui ont témoigné de leur année à l’Ecole de mission de Montpellier qui accueille des personnes de 18 à 26 ans.
Comment être missionnaire toute ma vie quel que soit mon état de vie ? Avec deux
femmes consacrées, l’une dans la communauté Shalom de Lyon et l’autre dans celle de Alleluia du Brésil.
Pour le 3e atelier nous avons choisi la veillée de prière à N.D des Champs.
Un témoignage a eu beaucoup de succès : celui de frère Abiel habillé en vrai moine, « encapuchonné » qui fait le tour des Eglises au Moyen Orient : Jérusalem, Antioche, Turquie, Egypte… beaucoup d’histoires vécues drôles pour illustrer ses propos ! Et il a terminé par une prière : « Eglise de France, tu es noire mais belle … »
La louange et l’adoration du St Sacrement ont soutenu tout le Congrès. Un peu partout, des prêtres étaient disponibles pour le Sacrement de Pénitence.
Allez annoncer le Christ à tous ceux qui sont en attente, souvent sans le savoir !
Que l’Esprit Saint nous donne les mots qui puissent les toucher
et leur redonner Espérance !
Sœur Chantal Lebouteiller
Thérèse (de Vertou en Loire Atlantique) fêtera ses 100 ans en mai 2020. Née à Beaufou, scolarisée aux Lucs sur Boulogne, elle a découvert la vie du Père Monnereau à son adolescence avec une de ses premières biographies existant alors. Un déménagement de la famille dans les années 1930… le livre n’a pas suivi… Mais Thérèse n’a jamais oublié le Père Monnereau devenu un compagnon dans toute sa vie d’épouse, de mère, de service (entre autre à l’hospitalité de Lourdes pendant 50 ans). Le désir de retrouver le livre de sa jeunesse la pousse à téléphoner à la Maison Mère il y a 4 ou 5 ans. Un exemplaire lui est envoyé. Joie ! Et on apprend comment le Père Monnereau lui est présent en permanence, la confiance qu’elle lui témoigne, la familiarité touchante qu’elle évoque : « Il est toujours à côté de moi dans mon fauteuil, je lui parle de tout, il me dépanne quand j’ai perdu ou oublié quelque chose… C’est pas des grands miracles… » . Mais c’est égal !…
C’est jeudi 12 septembre,
Ce vendredi après-midi de septembre n’a pas été comme les autres à la Maison Générale.
Offrir une heure et plus pour plier, agrafer les actes du Chapitre pour qu’ils nous parviennent dans nos pays.
De cette superbe DS 19 de 1960 rénovée avec soin aux objets roulants non identifiés, tels ce vélo hybride aérodynamique, 60 ans les séparent. Mais une seule et même volonté les rassemble : préserver ce lieu d’exception ou la fée électricité n’a pas sa place.
Une nouvelle saison s’achève avec son lot d’anecdotes, de rires d’enfants, de rencontres fortuites, de chants, de repas ou concours de boules organisés, de réunions d’un soir improvisées par des campeurs cosmopolites, fédérés par leur passion commune : la musique acoustique.

Quatre belles années passées à la communauté du 40 avenue Michel Bizot à Paris 12e s’achèvent. J’ai eu la joie d’y vivre la fraternité intergénérationnelle avec Sr Solange, Sr Andrée et la fraternité interculturelle avec des sœurs malgaches, congolaises, dominicaine. Occasion de découvrir d’autres cultures et de faire l’expérience du « corps congrégation ». Quelle chance !!
J’ai aussi participé à l’action Hiver Solidaire de la paroisse qui accueille chaque hiver cinq personnes sans domicile, leur propose le dîner et le coucher dans un lieu adapté. Ainsi, tout en partageant le repas, nous faisons connaissance avec ces personnes dont la vie est difficile mais qui sont heureuses de bénéficier d’un lieu de repos, d’écoute et d’amitié. Ils apprécient aussi les soirées « détente » comme celle de la galette des rois (voir photo !). Et pour les bénévoles, c’est une aussi bonne école d’ouverture aux autres !