La joie se partage ! (France)

Dans la joie de Noël, du 26 au 28 décembre 2025, nous, Blandine et Aude, avons eu l’occasion de vivre deux journées d’échanges enrichissantes avec nos sœurs aînées des communautés de la Maison mère et l’Épiardière (Montréverd), afin d’apporter un cadeau de notre formation à l’IFHIM et de partager la joie du « vivre-ensemble ».

Ce moment de convivialité avec nos sœurs a été d’une grande importance, car nous avons eu le temps de revivre notre formation dans sa richesse, mais surtout d’échanger avec les deux communautés. En vivant la rencontre avec les sœurs et en faisant notre témoignage auprès d’elles, nous sommes très touchées de leur écoute fraternelle envers nous et entre elles. Nous avons partagé à nos sœurs nos expériences et prises de conscience issues de la formation à l’IFHIM (Institut de Formation Humaine Intégrale de Montréal), pour favoriser aujourd’hui, la paix en douceur, conformément aux axes du Chapitre général de juillet 2025 : « Cultiver la douceur, l’humilité, l’écoute et l’audace, enracinées dans le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie – Renaître ensemble dans un corps congrégation en transformation – Accompagner et faire jaillir la vie dans nos sociétés et nos églises en mutation avec une attention à toute personne ».

Témoignage de Sr Aude :

« Travailler sur soi, est un voyage qui se fait à travers sa propre histoire et peut engendrer des sentiments à la fois de doute, de douleur et surtout de beaucoup de joie. C’est quelque chose qui me touche vraiment, c’est apprendre à cultiver la douceur, l’humilité et l’écoute. C’est aussi d’offrir un présent précieux à l’autre et à l’humanité tout entière. Ainsi, ma mission se dessine clairement : être à l’écoute des personnes, c’est-à-dire, être un pont entre Dieu et les autres. Cependant, je ne peux pas écouter l’autre sans d’abord me connaître et aussi savoir décharger mes émotions, ni savoir gérer mes charges affectives. C’est grâce à cette formation que j’ai appris à équilibrer mes budgets d’énergie, à prendre soin de mes émotions internes et externes (colère, repli sur soi par un silence qui ne favorise pas le dialogue, ni ouverture) et de l’équilibre de mes charges affectives. J’ai intérêt à veiller sur mes énergies, car elles sont souvent des moments de pression dans nos relations humaines. Pendant ma formation, chemin faisant, j’ai accepté de descendre dans mon cœur dans le dialogue intérieur devant les pressions venant surtout des autres. Après le voyage à l’intérieur de moi, aujourd’hui, je ne réagis plus de façon primaire. Grâce à la formation, je n’agis plus avec les émotions.

Par exemple, un jour, une lumière a surgi dans mes prises de conscience devant une réalité de l’incompréhension qui est souvent source de tension dans mes relations, je me suis posé la question suivante : qui peut bouger devant cette réalité ? J’ai d’abord nommé la manifestation de ma frustration. C’étaient les maux de tête à répétition. J’ai ensuite décidé de me prendre en charge à fond, en multipliant les moyens appris en formation (marcher au besoin de faire circuler l’air dans ma tête par la respiration profonde…). La question fut une piste de discernement et de décision pour bien gérer mon autonomie dans l’ouverture avec les personnes. Après cela, je me sentais libre et dans mon cœur, il y avait de l’espace pour accueillir la réalité ».

 Témoignage de Sr Blandine :

Le séminaire sur l’expérience spirituelle à l’IFHIM, est un séminaire qui m’aide aujourd’hui à retrouver le goût de la confession. Avant je rencontrais des difficultés pour trouver mes péchés, et grâce à la formation, j’ai la facilité de trouver les péchés à la lumière de la relecture du quotidien. Ce qui est important, nous avons appris le sens et le rôle du sacrement du pardon dans notre vie humaine et spirituelle. Je n’ai plus honte de confesser mon péché car je vois le lien avec la faille du développement. Ce séminaire, nous a permis de voir davantage comment la façon de vivre la confession dans le sacrement du pardon peut nous aider à nous rendre plus libres et à en faire une expérience de croissance à la fois pour ceux qui confessent et pour ceux/celles qui se confessent.

Par exemple : si on prend le silence suivi d’un retrait. Cela a un impact sur la relation, ça touche l’ouverture en moi et vers l’autre. Qu’est ce qui est à la base de mon manque d’ouverture ? Je devrais regarder l’origine de cela. Chaque personne est différente. Ça peut être la colère de ne pas avoir une bonne réponse, avoir l’attention des autres, de ne pas être comprise, de ne pas se sentir aimée, … Avec ces lumières, je fais la réconciliation envers moi-même avant d’aller me confesser en prenant des positions pour me libérer. Cette paix intérieure m’amène jusqu’au regret de commettre telle geste ou comportement envers mon prochain qui est l’image de Dieu. Je connais la conséquence de cela dans la relation. Je reste bienveillante après la confession en me donnant des moyens pour réparer la relation. Donc, la confession est un chemin de guérison et de passage vers la résurrection car avec le péché, nous sommes morts.

Dans le déroulé de notre partage nous avons eu à regarder une vidéo qui relate le pouvoir des petits gestes du quotidien (https://www.youtube.com/watch?v=LM7rtFJcnG8)[1]. Pour donner suite à cette vidéo, nous avons été émerveillées de voir que les sœurs étaient proche de leur vie quotidienne. En cheminant avec chacune d’elles, nous avons accueilli des belles expériences qui portent la vie, la joie, le dépassement pour vivre la paix en douceur entre les personnes. La vidéo leur a parlé, car chaque geste et chaque regard est significatif et apporte la joie dans la relation. Elles ont découvert des gestes du quotidien dans leurs expériences qui rejoignent la Parole de Dieu (le geste d’humilité : Jésus qui lave les pieds de ses disciples) et le Charisme de la Congrégation en lien avec l’amour dans l’humilité et dans le service.

La rencontre a été l’occasion d’une riche interaction entre générations, cultures et pays différents. Dans la joie nous avons communié à ce beau chant: « La joie se partage et se propage[2] » (Philippe Goeseels, Grazia Previdi et Béatrice Sepulchre).

Sœur Aude MILANDOU et sœur Blandine SOTINAHY

[1] Vidéo Sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=LM7rtFJcnG8

[2] Chant ‘Lajoie se partage, la joie se propage’ : https://youtu.be/Dz-K6xrtHt0

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