LA JOIE D’AMBOROVY…

Nous sommes très heureuses de partager avec vous, vous qui regardez le site des sœurs des Sacrés-Cœurs Cette bonne nouvelle que le riz que nous avons planté au mois de janvier est bon à récolter !

Nous profitons ce moment de confinement où nous ne pouvons pas accueillir des personnes à la maison d’accueil pour couper le riz.

Nous pouvons dire que la récolte est bonne, grâce à Dieu et à la pluie qu’il a donnée cette année. Les jeunes universitaires qui nous ont aidées au repiquage ne peuvent pas venir partager la joie de la récolte. Un ouvrier logeant dans l’enceinte d’Amborovy peut continuer son travail et c’est lui qui est là avec nous. (photo)

Nous avons de la chance d’avoir cette récolte, nous avons un peu de riz pour quelques mois. Actuellement, à cause du confinement, il y a des familles qui souffrent du manque de beaucoup de choses. Nous avons espéré le déconfinement mais on est encore reparti à rester à la maison jusqu’à nouvel ordre. Samedi dernier, il y a eu encore 3 nouveaux cas.

Pour le moment on ne parle pas de cas de contamination à Mahajanga mais nous faisons attention. Notre grande cour est fermée au public. Nous avons de l’espace pour nous mettre à l’aise.

La communauté de Notre-Dame du Bon accueil à Amborovy

Date : 20 avril 2020

Le confinement au Congo : une grande école !

Avec joie, je viens vous souhaiter de Joyeuses Fêtes de Pâques et vous partager quelques nouvelles de chez nous.

[…]

En cette dure et pénible période de confinement, le Seigneur nous donne une nouvelle mission d’expérimenter d’être confinés avec Lui, pour que sa puissance nous aide à traverser ce désert avec Lui, comme nous l’avons fait durant tout le carême et mette des barrières contre le Covid 19.

[…]

Concernant la pandémie du Covid 19, c’est depuis le 19 mars que la fermeture des écoles a été imposée dans tout le pays. La vie commençait à ralentir et plus de messes dans les églises. Le 27 mars, le Président de la République annonçait le confinement et l’arrêt total de différentes activités. Du 20 au 28 mars, nous allions prier chez les prêtres dans leur chapelle. Il n’y avait pas d’autres fidèles. Vu la gravité de la pandémie, nous avons décidé de rester chez nous et de suivre les messes par KTO.

Sr. Be Thérèse, Sr. Aude et moi, faisons face à cette réalité. Nous étions en communauté avec une jeune aspirante qui, comme c’était les congés de Pâques et que le confinement s’imposait, a demandé d’aller en famille pendant cette période. De temps en temps, nous échangeons des nouvelles. Elle va bien.

Pour nous, la vie fait son chemin. Nous avons fait quelques réserves alimentaires dans la maison. Jeudi dernier, je suis sortie pour quelques achats dans le quartier et aller au commissariat demander une autorisation de sortie en voiture en cas de besoin. J’espère la récupérer mardi prochain. Je me suis fabriqué une bavette (masque) moi-même. Puis, Sr. Be Thérèse en a fabriqué aussi quelques-unes.

Nous fermons notre portail pour éviter que les gens viennent nous voir. Sauf en cas de besoin. Sinon, toutes les communications se font par téléphone ou message.

Dans le pays, selon les informations en lien avec le Coronavirus, on parle de 640 dépistages. Il y a 70 cas positifs, dont 8 personnes guéries et 5 décès.

Le gouvernement a pris certaines mesures concernant le confinement : pas de marchés à l’exception de l’alimentaire. Ils sont ouverts les lundi, mercredi et vendredi, de 6 h à 14 h. Les autres jours, les sorties sont contrôlées par les agents de sécurité. Et il n’y a pas non plus de circulation dans tout le pays pendant ces jours. A cela s’ajoute un couvre-feu toutes les nuits de 20 h à 5 h du matin.

Le confinement est une grande école à faire, à vivre. Le Congolais est une personne qui vit en groupe, en famille élargie, qui est en mouvement, qui sort pour aller chercher la vie. Il y a beaucoup de gens qui font de petits métiers, de petits commerces pour faire vivre la famille. Le confinement va conduire à beaucoup de conséquences : des personnes vont vivre dans l’insécurité alimentaire, la hausse des prix des denrées alimentaire sur le marché, des tensions dans plusieurs ménages à cause de l’absence de revenus pour faire face aux besoins familiaux, l’oisiveté va susciter des violences familiales, la baisse des activités économiques, l’augmentation du chômage sous toutes les formes, … En somme, les unes et les autres conséquences peuvent être semblables dans nos pays.

Maintenant, il fait très chaud. Soit disant, la chaleur empêche la propagation rapide du virus. Si cela est vrai, que Dieu nous protège. Et d’ici mi-mai, la saison sèche va commencer et il fera moins chaud. Nous craignons le pire…

Au cœur de tous ces tourments, grande est notre foi en Jésus-Christ : « Notre Pâques a été immolée : c’est le Christ ! Rassasions-nous dans la joie au festin du Seigneur ! » (Antienne de l’acclamation)

Que la puissance de la Résurrection de notre Seigneur nous sauve de tout mal, de tout danger, de tout fléau, comme cette pandémie du Covid 19.

De tout cœur,

Sr Edith Mavoula

(Communauté de Makélékélé – Brazzaville  au Congo)- Avril 2020

Date : 17 avril 2020

Confinement ? Des avantages aussi

Cela fait trois semaines que nous sommes confinés  à Majunga.  Jusqu’à maintenant, nous n’avons aucun cas de coronavirus et les gens essaient de respecter les barrières sanitaires. C’était un défi pour tout le monde au début mais au fil du jour, plusieurs attitudes changent.

Les fêtes pascales sont bien passées. Les églises et les temples sont fermés. Nous avons des messes transmises à la Télé locale. C’est une bonne initiative avec la Radio du diocèse et une Radio- Télé locale R.T.N. Sur le plan national, il y avait aussi des cultes et des messes transmises à la télé par les 4 églises membres de la F.F.K.M. (union des églises chrétiennes à Madagascar : Catholique, Calviniste, Luthérien et Anglican). Les sectes et l’islam aussi ont pris leurs places. Des sœurs ont eu l’opportunité d’avoir des messes présidées par des prêtres dans leurs chapelles ou leurs églises. Ici à Madagascar, la plupart de nos maisons ont été construites tout près de l’église ou du presbytère donc ils sont souvent ensemble. Des précautions ont été prises : masques et distanciation.

Les plages sont vides et il y a des agents de sécurité partout. A part quelques malins, les gens respectent les ordres. Des masques de toutes couleurs surgissent. Notre gardien et sa famille en fabriquent 100 par jour. Nous en avons distribué pour les instits et les amis.

La vie continue comme d’habitude à Mahajanga. Les gens se lèvent tôt pour travailler pour ceux qui le peuvent. Il y en a de moins en moins quand même. Le nombre de est voiture réduit actuellement. Nous pouvons dire que nous respirons de l’air frais depuis le confinement. Le climat change. Il fait moins chaud. C’est agréable.

Nous avons eu une réunion à la DIDEC (Direction de l’Enseignement Catholique) avant-hier. C’était un bon moment pour le partage et le soutien de l’école. La plupart des professeurs fait quelque chose pour les élèves : devoirs à faire à la maison, résumés de leçon pour travailler à la rentrée etc. Il y a pas mal de chose aussi à la Télé pour les enfants. L’Ecole Notre-Dame a déjà donné des résumés de leçon pour les 7ème.

Ce que j’admire pendant ce confinement, c’est que tout le monde renoue à la nature et au sport : jardinage, nettoyage, arrosage, etc. Le nombre de personnes pratiquant le sport augmente.

Souvent, je  fais les courses  au marché ou ailleurs. Avec les agents de sécurité et de nettoyage, les marchés sont de plus en plus propres et attirants. Ils  ont mis des fontaines d’eau et du savon. Les étales sont alignés. Les marchandises sont emballées ou bien conservées, grâce au confinement ou au coronavirus.

De temps en temps, des parents d’élèves viennent  demander des nouvelles.  Ils disent que leurs enfants ont la nostalgie de leur école. C’est vrai,  nous aussi, leur bruit nous manque.

A la maison, nous prenons le temps d’occuper les heures de la journée. Finis les grands rythmes. Nous avons la messe le matin à 5h45 à la radio. Comme notre ciboire est encore plein, nous prenons le corps du Christ chaque matin. Chacune a le temps suffisant  pour prier. Le partage à table ou ailleurs est un moment favorable. La solidarité règne un peu partout. Nous faisons la cuisine à tour de rôle car la cuisinière aussi est confinée. Nous en profitons pour goûter le talent de chacune. Oui, il y a des avantages aussi au confinement.

                                                                          Carole, une sœur des Sacrés-Cœurs à Madagascar

Date : 16 avril 2020

Quelques échos de Pâques au Congo

Vu le contexte propre au diocèse et ce que nous écrivai déjà Sr Victorine, voici un écho de sr Odile à Kinkala où leur chapelle a été un temps « cathédrale »…
Nous avons eu de magnifiques célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques.

Notre chapelle est devenue la cathédrale de Kinkala.
Concélebration avec 11 prêtres et soeurs, séminaristes, postulantes, novice soit en tout 30 personnes.
Avec solennité et chants en langues accompagnés du tamtam.

Date : 15 avril 2020

Christ est vraiment ressuscité… malgré tout !

Si le coronavirus et le confinement ont bouleversé en profondeur notre vie, notre travail, nos habitudes et nos sociétés, ils n’ont pas arrêté la fraternité, la solidarité ni même la créativité. On peut saluer les nombreuses initiatives mises en place pour aider les aînés, soutenir les soignants, maintenir les liens dans les quartiers ou les paroisses, produire des masques, partager des œuvres musicales… Chacun dans son domaine fait preuve d’adaptation et d’inventivité : c’est remarquable !

Cela me fait penser à la résurrection : parce que Jésus ressuscité surgit après avoir vécu la passion et être descendu aux enfers, parce qu’il apparaît aux femmes alors qu’il fait encore nuit dehors et au-dedans d’elles-mêmes, parce qu’il apporte une lumière et une espérance nouvelles au creux de la souffrance et du non-sens. Oui, c’est bien le sens de Pâques : non pas une joie naïve, mais une joie profonde, éprouvée, habitée par la certitude que le mal et la mort n’ont pas le dernier mot.

C’est le message que Marie-Madeleine qui a rencontré Jésus ressuscité est chargée d’annoncer aux disciples. Et c’est le message que nous sommes chargés d’annoncer aujourd’hui encore, dans le contexte actuel : par notre persévérance dans le confinement, par notre attention aux autres, par des moments de partage nouveaux, par notre prière. Depuis le début de la pandémie, la prière aussi s’est renouvelée, intensifiée, élargie aux dimensions universelles… apportant paix, confiance et soutien de manière personnelle et communautaire.

Comme tous les médias, la radio RCF Vendée a adapté son programme aux réalités du moment et propose la prière des laudes et des vêpres animées par différentes personnes du diocèse. Cette semaine pascale, la communauté de La Louisiane à La Roche sur Yon partage sa prière des vêpres à 19h12 sur RCF. Nous sommes heureuses de rejoindre par les ondes nos frères et sœurs croyants et de pouvoir chanter ensemble, malgré tout, la joie de la résurrection car « Christ est vraiment ressuscité ! ».

Sr Anne-Lise

Date : 14 avril 2020

Rameaux dans notre chapelle de Kinkala (Congo)

Bonjour ! Le covid19 confine le monde dans les maisons : plus de rassemblements, plus de messes ensemble… Alors nous restons chez nous.
Nous eu la chance d’avoir la messe chez nous avec 5 prêtres et notre évêque. Du fait que leur chapelle est trop petite, ils sont venus chez nous. Les jeunes ont bien préparé la messe : c’était  simple mais beau.
Notre pensée va vers tous les chrétiens qui n’ont pas pu avoir la messe. C’est du nouveau, cette vie sans messe pour le monde entier presque.
Nous, dans les villages c’est moins ressenti car les gens continuent d’aller aux champs, ils se trouvent seuls ou à deux. Mais en ville c’est vraiment difficile.
Bonne Semaine Sainte à tous !

Date : 08 avril 2020

Rameaux 2020 à Madagascar

La communauté de Fenomanana a célébré les rameaux 2020 d’une manière un peu particulière, sans doute comme beaucoup. Nous avons béni nos rameaux avec de l’eau bénite conservée à la maison depuis Pâques l’an dernier. Et nous avons effectué une petite procession sur 20 m de notre garage vers la chapelle.

Madame Mino, tante des filles qui louent notre petite maison ne pouvait pas rejoindre sa famille et est confinée près de chez nous. Elle vient prier avec nous matin et soir.

Depuis une semaine nous avons hébergé le couple Cadieu, coopérant de Saint Gilles Croix de Vie qui cherche à rejoindre la France après 1 sur 6 mois de mission à Soanierana Ivongo.  Ils ont grossi notre assemblée. La célébration est simple mais priante, nous avons senti la présence de notre Seigneur parmi nous. Habituellement, ce jour des Rameaux dans chacun des diocèses à Madagascar c’est JMJ. Les jeunes ne sont pas en communauté.

Après la célébration nous nous sommes réunis autour de la table pour un simple repas. Tout est simple parce que trouver des produits pour les fêtes c’est un peu difficile. D’ailleurs pour ceux qui connaissent, les jeunes sœurs ont trinqué avec le «ranoampango», l’eau de riz. «C’est la joie qu’il nous faut» dit  le Père Monnereau. Et tous nous avons participé à la danse, aux chants pour acclamer le Roi des rois en ce jour. Le soir, après les vêpres, les jeunes sœurs marquent cette JMJ en dansant avec Madame Mino et Michel Cadieu.

Nous espérons pour nos hôtes une solution pour leurs situations respectives. La dame pense pouvoir repartir chez elle le mardi 7 avril. Notre président a autorisé ceux qui se trouvent encore coincés à Tananarive de retourner chez eux entre le 7 et 9 avril.

Bonne semaine Sainte à tous.

La communauté de Fenomanana

Date : 06 avril 2020

Un petit virus de rien du tout

Nouvelles de République Dominicaine depuis la communauté de Santiago 

Il est apparu au milieu d’une crise politique, à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 17 mai de cette année ; à un moment où au lieu de chercher à « briller », il faudrait s’unir et compter sur la participation des différentes organisations politiques, sociales, économiques…

Il est invisible mais puissant et, pour nous préserver, nous avons obéi aux directives de notre Président et à celles de la Conférence épiscopale : les établissements scolaires et universités ont été fermés le 18 mars (2 d’entre nous travaillent en éducation) ;   tous les rassemblements, petits ou grands ont été supprimés : Messes, retraites, chemins de croix… mais aussi réunions à tous les niveaux, rencontres, sports et jeux olympiques…

La quarantaine est entrée en vigueur le 19 mars pour 15 jours qui viennent d’être renouvelés : ordre de rester chez soi. La plupart des magasins ont très vite fermé, les transports publics ont été supprimés dans les villes ainsi que vers ou de l’intérieur.  Seuls sont autorisés les supermarchés, pharmacies, banques… quelques rares usines ont continué à tourner. Depuis le début de la quarantaine, un couvre-feu a été institué de 20 h à 6h du matin ; le 26 mars il a été renforcé, il commence maintenant dès 17 h. Les récalcitrants -bien sûr il y en a- sont envoyés en prison.

Ces mesures, bien nécessaires pour limiter la contagion, ont été respectées par beaucoup. Pour d’autres, sûrement nombreux, ne pas sortir signifie ne pas manger. Ils vivent au jour le jour de « petits boulots », de ce qu’ils achètent et revendent dans la rue… Où acheter ? à qui revendre ? Comment maintenir la famille ? Après 15 jours beaucoup reviennent.

A ce jour : 4 avril, les chiffres officiels (recueillis par les services sanitaires) indiquent 68 morts et 1488 personnes atteintes. Nous avons appris avec grande douleur la mort d’Alberto, mari de Delkis, l’une de nos associées de Pimentel, déjà éprouvée par la mort de 2 personnes très proches ces 6 derniers mois.

Ensemble 24h /24   

Notre communauté est située près de Santiago, la 2ème ville du pays, dans la campagne. Nous avons une grande maison et un grand patio, au bord d’une route très passagère. Sans transports publics et sans voiture, nous avons donc les conditions optimales pour respecter au mieux le confinement. Les nuits sont un peu plus longues et plus reposantes, quand il n’y a pas de visite nocturne, le rythme différent. Virgilia et Eurelice ne vont plus à l’école mais travaillent pour l’école à distance : formation permanente demandée par le Ministère de l’éducation ; préparation de matériels pour les élèves. Combien en profiteront ?

Manifestations de solidarité  

Marisol, une associée qui habite à quelques kms, pense à nous souvent. Elle nous apporte un plat préparé ou le nécessaire pour améliorer notre menu. Elle vient en voiture et nous sortons chercher ce qu’elle apporte. Nous lui partageons, ainsi qu’à quelques autres, des oranges et autres produits de notre patio ou de nos inventions. A plusieurs reprises elle a fait nos courses en même temps que les siennes. Cecilia nous a appelées cette semaine : « auriez-vous des cocos ? je prépare un remède, mon mari passera »

Antonio, notre livreur d’eau potable, nous apporte régulièrement nos 4 bonbonnes et a accepté volontiers de nous faire quelques courses. Ce matin Virgilia a pris son moyen de transport, style badjaj de Madagascar, pour aller payer : eau, électricité, téléphone.

Un voisin proche nous vend des légumes courants et des fruits: manioc, patates douces, salades, aubergines, papayes, ananas, quand il a pu lui-même se réapprovisionner.

Communion dans la prière

Ce temps a favorisé une prière intense, élargie au monde entier. Pour la Messe nous avons rejoint à plusieurs reprises le Pape François, à Ste Marthe, il porte vraiment dans son cœur et dans son corps,  la souffrance de tous les peuples ; nous sommes aussi allées à Lourdes, en Colombie, à St Germain des prés, à Los Angeles… communiant ainsi à l’Eglise universelle.

Entre nous, à la prière régulière des Laudes et Vêpres, nous avons ajouté, en variant suivant les jours, chapelet, chemin de croix, temps d’adoration… autant d’occasions de nous unir à tous les priants du monde! Les églises sont vides mais les petites églises domestiques se sont multipliées. Nos responsables pastoraux veillent et, de multiples façons, comme notre Conseil général, garde le cap sur l’Espérance !

Les médias, WhatsApp en particulier, nous ont permis de communiquer en permanence avec nos proches : sœurs, associés, familles et autres groupes. Nous apprécions, même si parfois c’est trop !

Nous vous restons unies plus que jamais ! A tous les jours, encore plus durant la Semaine Sainte !

 Virgilia, Eurelice, Maria Paula

Date : 06 avril 2020

APPRENDRE à VIVRE AUTREMENT…

C’est vrai que nos agendas ne ressemblent plus vraiment à rien. Une occasion nous est offerte pour habiter le temps et l’espace AUTREMENT.

Le travail à la salle du Conseil, nous réunit toujours (avec le respect des gestes barrières et distances nécessaires)… aux sons des oiseaux qui se nichent joyeusement dans les arbres des parcs et jardins environnants ! Ils ont l’air de prendre toute la place laissée par les humains ! Le Cours Bayard est désert désormais, étonnamment silencieux ! De nos fenêtres, nous pouvons profiter de leur beauté printanière !

Avec des journées que nous avons voulues ensemble, les heures sont rythmées par des liturgies de l’office, liturgies communes habituelles, mais aussi par le choix de vivre quotidiennement une liturgie de la Parole, d’un partage de Foi ou d’un temps d’adoration avant le déjeuner. Le chapelet de Lourdes suivi à la télé (KTO) nous permet aussi d’être en communion avec tant de pèlerins !

Comme le dit Guy Aurenche, cela se veut « un temps de plus de recueillement que de confinement fermé ». Notre prière s’élargit vraiment aux dimensions de notre monde qui se retrouve uni dans une même lutte, une même espérance !

A la communauté du Conseil général, nous nous organisons pour les tours de cuisine, les espaces de ménage, chacune prenant sa part… Et nous faisons aussi de nouveaux apprentissages : découverte de l’usage du ‘drive’, ses courses en ligne que l’on va chercher 6 jours plus tard, vu l’affluence.. Cela demande de l’anticipation et ce n’est pas rien pour bien faire… La première fois, j’ai mal lu et j’ai commandé 6 kg de poires… Les deux communautés que nous épaulons nous ont bien aidées à manger le ‘stock’ !

C’est aussi le moment de découvrir notre dépendance à notre coiffeuse habituelle, mais cela donne de belles occasions de faire d’autres apprentissages validés par la cliente concernée !

Pour nous préparer au temps pascal qui s’en vient bientôt, le WE, les gauffres embaument tous les étages de notre maison ! Un peu de douceur puis de l’exercice physique pour garder la ligne…

La détente du dimanche devient un temps privilégié pour rire ensemble ! Pour quelques unes, les soirées autour de « casse-têtes »(puzzle) nous relient à nos sœurs du Canada !

Nous cherchons à prendre des nouvelles des unes et des autres dans nos pays… Nous sommes d’autant plus unies ! Nous restons en lien aussi avec Catherine Ryan qui nous propose un moment de tendresse découvert  par les réseaux sociaux bienveillants que nous vous transmettons : visez cette vidéo !

Continuons à dire la tendresse de Notre Dieu dans ce monde qu’il aime tant.

Sr Anne V.

Date : 05 avril 2020

Confinement à l’EHPAD de la maison Mère… en vers…

On entend partout ressasser
Il faut se confiner.
C’est entendu ! On ne sort plus
Attention au coronavirus.

Faut  s’protéger, c’est évident
Mais ce n’est pas marrant.
Oui, c’est vrai, faudra de la patience,
Accepter beaucoup de dépendance.

Dans notre grand’ salle à manger
Il faut se disperser.
Un vrai problème pour se parler
Et pour s’écouter.

Et nous les pauvres isolées
Dans nos chambres, sommes confinées.
Notre désert est maintenant
Il nous vient avec le printemps.

Nos repas nous sont portés
Toujours chauds, bien préparés,
Avec des sourires charmants
Qui nous encouragent vraiment.

On ne peut nous visiter
Mais on peut téléphoner.
Et tout est organisé
Pour soutenir les isolées.

Pensons aux plus malheureux
Dans notre monde, ils sont nombreux.
Gardons la confiance
Ainsi que l’espérance
Jésus est toujours là
Il ne nous abandonnera pas

Sr Florentine Blaizeau

On entend partout ressasser
Chacun doit bien se protéger.
Ce virus est dangereux
Il est même très contagieux

Nous voilà donc très confinées
Dans notre chambre devons rester
Interdit de se visiter
Mais on peut bien téléphoner

Tous les repas nous sont servis
Avec un sourire à l’appui
Pour nous c’est bien réconfortant
Corps et esprit en même temps.

Et tout est bien organisé
Pour empêcher de s’ennuyer
Par le micro tout est transmis
Ah ! Nous devons bien des mercis !

Information, relaxation,
Commentaires et réflexions ;
Mots croisés mêlés ou codés
Gratuitement sont distribués
N’oublions pas la lecture
Et pour d’autres aussi la couture.

Parlons aussi de la prière
Dont la part pour nous est si chère.
Tous les offices nous suivons
Prions, chantons à l’unisson.

Nous supplions notre Seigneur
De soulager tant de douleurs
Dans notre monde déchiré
Bravant cette calamité.
Gardons en lui notre espérance
En sa bonté ayons confiance
Laissons- nous guider par sa main

Sr Florentine Blaizeau

Date : 31 mars 2020